Sexe, presse et (d)égouts

Nous connaissions la presse de caniveau. Désormais, nous découvrons qu’il y a pire, celle des égouts. C’est l’expression adoptée depuis ces derniers jours dans la presse anglo-saxonne pour qualifier les dérapages intolérables dont News of the World s’est rendu coupable ces dernières années. Le défunt titre phare du milliardaire Rupert Murdoch a – au nom d’une certaine conception du journalisme – choisi de payer des personnes pour violer l’intimité de familles endeuillées ou de personnalités. Dans l’unique but de vendre plus de papier en satisfaisant la curiosité malsaine et le goût immodéré du lecteur lambda pour le pathétique. Cette tempête médiatico-politique, qui se déroule à près de 10 000 kilomètres de nos côtes, n’est pas que l’affaire des autres. Elle nous concerne également.

A contrario, le scandale News of the World aide à souligner le fait que malgré ses travers – oui, ils existent –, la presse locale est à des années-lumière de ce que pratiquent les tabloïds britanniques. Certains de nos politiques dénoncent régulièrement son manque de responsabilité. Pourtant, cette presse-là ne s’est pas permise jusqu’ici de décrire à profusion le goût immodéré de celui-là pour les femmes. Ni de raconter les problèmes d’alcoolisme de l’autre. Ou de relater les câlins publics d’un ministre à sa maîtresse en classe affaires d’un vol d’Air Mauritius.

Si la presse locale se refuse à violer cette intimité-là, c’est parce que l’ensemble des titres s’entend sur le fait que l’intérêt public ne nécessite pas qu’on livre en pâture la vie privée des hommes politiques. Si dans le passé, par exemple, leurs choix et comportements privés ont pu intéresser la presse, c’est d’abord à cause de l’incohérence de leur comportement. Si un Premier ministre s’offre un bolide de Rs 14 millions au moment même où son gouvernement prône une politique de rigueur et d’austérité, il commet une faute de communication et brouille son propre discours. En relayant l’information au sujet de cet achat, la presse permet au citoyen de se faire sa propre opinion sur la détermination des décideurs politiques à pratiquer eux-mêmes ce qu’ils prônent chez les autres…

De manière plus directe, toutefois, le scandale News of the World nous amène à nous poser des questions par rapport au respect que la presse locale accorde, non pas à l’intimité des puissants, mais plutôt à celle des faibles. Le fait divers en soi ne fait pas vendre. Jusqu’ici, aucune étude n’a démontré que les lecteurs achètent en priorité un journal local pour y lire ce type d’article. Toutefois, le fait divers devient un ingrédient incontournable des couvertures de journaux. Les titres des textes indiquent d’ailleurs la tendance. Ils deviennent de plus en plus racoleurs.

Depuis quelques années déjà, chaque crime sexuel est décortiqué dans la presse. Il ne s’agit pas de dire qu’une femme ou un enfant a été violé. Il est devenu impératif – pour obéir aux canons de ce style d’écriture – de décrire dans les détails les plus scabreux, comment le crime a été commis, le temps que l’assaillant y a mis et chaque mot qu’il a pu prononcer. En bonus… la déchéance de la victime racontée sans la moindre retenue. On constate même une extension du domaine du voyeurisme. Des détails de procédures de divorce finissent par occuper régulièrement des pages entières de nos journaux. Surtout quand des épouses exaspérées dénoncent des pratiques sexuelles particulièrement abusives dans leur « divorce petition ».

La presse éclaire-t-elle vraiment ses lecteurs en s’étalant sur ce type « d’actualité » ? Sert-elle vraiment l’intérêt public en faisant cela ? Difficile de répondre par l’affirmative. Ce qu’il est facile de dire, par contre, c’est que cette manière de pratiquer le journalisme contient en elle les germes de la surenchère.

Aujourd’hui, dans sa quête d’assouvir l’appétit de voyeurisme de certains, le journaliste ne fait qu’interroger les victimes et transcrire fidèlement ce que lui confient les enquêteurs de la police. Demain, il s’agira impérativement d’en dire davantage que le concurrent. Ayant parlé aux mêmes enquêteurs et aux mêmes victimes, on se tournera alors vers d’autres « solutions » pour battre la concurrence. Ceux qui ont une vraie déontologie sauront vraisemblablement s’arrêter avant que certaines limites ne soient franchies. Les autres… iront rejoindre le fan-club de News of the World.

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15 responses to “Sexe, presse et (d)égouts

  • Torpedo

    « de raconter les problèmes d’alcoolisme de l’autre »

    Le sensationalisme, tous le vilipendent, mais tous l’ont pratiqué. Y compris l’express. La marr pé riy la-bou?

    Là, la presse qui se dit déontologique a fauté gravement: la maladie d’un alcoolique a potentiellement un impact significatif sur ses performances, et celà aurait du être publié. Pour les autres « vices », ceux qui empiètent sur le concept de ‘good governance’ devraient aussi être publiés, comme le scabreux épisode du ministre qui fait des galipettes à bord d’un avion impunément nous montre aussi le système à deux vitesses: notables impunis, le pilori pour commun des mortels. Bravo à la presse dite déontologique de le perpétuer!

    Un personnage public n’est pas n’importe qui. Il sait d’avance qu’il sera sous l’oeil du radar, et ce dès le début: s’il choisit de mener une vie en bâton de chaise, c’est son choix, c’est un risque qu’il se doit d’assumer. Point barre!

    Un dernier doute: est-ce que c’est cette même déontologie qui avait prévalu quand l’express fut le seul journal de l’époque a avoir choisi de publier le lendemain même (so-bouyantt!) les noms des demoiselles présentes au fameux Macarena Party?

    J’ai posé cette même question à M. de l’Estrac en deux occasions, et il a eu la pudeur (manque de couilles? fais ce que je dis, pas ce que je fais?) de répondre à côté à chaque fois: le ciel est bleu parcequ’il n’est pas vert.

    Pourvu qu’ça dure!

  • Yadhav Deerpaul

    One year ago and even today, this is what the popular articles of a Mauritian website are:

    http://yadhav.tumblr.com/post/426117894

  • Rabin

    Étonnant que JCL n’aie pas répondu. Je peux sans problème répondre pour lui… car la Macarena Party est un très bon exemple de ce qui DOIT être dit. Parce qu’il ne faut absolument pas oublier que les filles en question s’étaient rendues dans le fameux campement pour, croyaient-elles, y passer une sorte d’entretien d’embauche. En termes juridiques on est sur le territoire du trafic d’influence la…
    Le ministre dont je parle s’amusait à embrasser sa maîtresse, sans s’en cacher, en classe affaire…cela relève d’un comportement privé, je pense…

  • Tomato

    Assume there is a minister X who is having an extramarital relationship. Should the papers report the story if X’s affair is having no impact on his work? In my opinion, no. Now what if X portrays himself in public to be religious and a family man, should he be outed? Of course, as he is misleading the electorate. If X is enjoying the luxuries of business class travel with his mistress, the story is in the public interest if the taxpayer is paying for their frolicking in the skies. I think this is stating the obvious.

    I really don’t envy journalists when it comes to deciding if a story is in the public interest, as almost all stories are of interest to the public, but many are not in the public interest. When I read the Mauritian papers, I have more than an expectation that I will be kept informed, I expect that the press holds politicians to account, as I can’t.

    On the News of the World, it was gutter press, but it also did a lot of good too. It is a shame that the « get the story at any cost » mantra led journalists to brake the law.

  • Torpedo

    Ah, d’accord. Pendant tout ce temps JCL n’avait pas trouvé ça tout seul…? Étrange. Étrange aussi ce silence de tous les titres sauf le votre sur l’indentité des protagonistes, n’est-ce pas?
    Donc, quand l’express seul pense que quelquechose doit être publié, surtout sur les ‘gropalto’ on le constate, il le publie.
    Le ministre qui picole, non.
    Macarena Party, oui.
    L’autre avec sa maîtresse sur un avion – pas entre les quatre murs d’une chambre, donc en public – non.
    Et après, quand les autres font comme l’express mais sur les petites gens, c’est immoral. C’est ça?
    D’accord alors – et combien de faits impliquant les personnages publics que vous avez unilatéralement décidé de supprimer, hein?
    On est bein curieux de savoir comment ce processus se fait – est-ce qu’il/elle nous acceuille à chaque fois avec du thé et des biscuits, ou rien? Est-ce qu’il/elle partage nos opinions sur certains sujets? Est-ce qu’il/elle est un chic type, trop sympa? Ou une ordure pleine d’arrogance et suffisante? Est-ce qu’il/elle est trop bien connecté/e pour qu’il/elle fasse des miséres à mon copain / cousine / ancien camarade de classe / frère / membre de mon club…? Hein?
    Allez, on a eu un peu sur les ministres, on peu avoir un peu sur ce que pense / vit votre salle de rédaction, non…? 🙂 Parmi ces élus, qui sont les chic-types et les salauds qui vivent sur notre fric?

    La presse va continuer comme ça, à louvoyer entre le justifiable et ce qui ne l’est pas. Ce zig-zag permanent / arrangeant entre le vertueux et le scabreux pratiqué ici à Dodoland, c’est bien comme ça qu’elle renforcera le sentiment de « couteau moussana » que les lecteurs ont de tous les titres de presse.

    La-langg péna lézo.

  • Rabin

    @Torpedo. I stand by my point. Certaines choses ne sont pas publiables. Point. Parce qu, par ailleurs, elles nous conduiraient droit devant le tribunal…ensuite droit en prison…
    On ne publie donc pas certains faits qui sont portés à notre attention, soit parce qu’ils relèvent de la vie privée. Ou alors parce que les publier nécessiterait des PREUVES, sous forme d’écrits et/ou de témoignages… Des choses que nous serions bien incapables de fournir au tribunal dans ce type de cas. Parce que nos gentils informateurs ne risqueraient pas leur peau, leur travail ou leur sécurité pour le droit à l’information du citoyen. Si vous pensez que c’est le cas, redescendez de votre nuage…dans la pratique, hors hypothèse théorique, cela n’arrive pas!!!
    Vous parlez avec beaucoup d’autorité de l’affaire Macarena. Je vous pose une seule question…pourquoi croyez vous que l’express n’a pas été poursuivi au civil…ni au pénal…et n’a donc pas été blamé par la justice?? Parce que tout simplement les protagonistes, TOUS, auraient alors du venir à la barre du tribunal et jurer de dire la vérité. Ce déballage, PERSONNE, n’en a voulu. Vous ne vous demandez pas pourquoi??? Vous semblez vous poser plein de questions pertinentes…vous m’en posez aussi. Pourquoi l’express est sorti INDEMNE de l’affaire Macarena…sans perdre un seul procès?

    @Torpedo @ Tomato: l’affaire du ministre « flirteur » est bien de l’ordre privé. Sa maîtresse voyageait en classe éco, lui en classe affaire. A ma connaissance sa maîtresse avait elle même payé son billet…et ne faisait pas partie d’une quelconque délégation accompagnant le ministre… Les deux tourtereaux se sont autorisés quelques « public display of affection » dans la zone business de l’avion. C’est une affaire privée selon moi. Pas publique. J’ai peut-être tort dans mon appréciation…mais j’assume mon choix.
    C’est quand la presse adopte une interprétation très large du « public interest » que toutes les dérives deviennent possibles. Il y a des limites et des barrières, chacun les place là ou il pense qu’elles doivent être…selon sa conscience…et je le répète…selon son ETHIQUE.

  • Torpedo

    – « selon sa conscience (…) selon son ETHIQUE »

    Donc niveau et ordre d’éthique variable…

    – « Certaines choses ne sont pas publiables. Point. Parce qu, par ailleurs, elles nous conduiraient droit devant le tribunal…ensuite droit en prison »

    Donc vous admettez faire des concessions. Que pour ne pas aller en prison… Bravo pour le « investigative journalism » ainsi abandonné. « Advocacy journalism »? Tu parles!

    – « Des choses que nous serions bien incapables de fournir au tribunal dans ce type de cas. »

    Bein, pourquoi alors continuer à publier ces rumeurs en deuxième page de vos hebdomadaires: untel dans un corps parapublic a fait quelquechose de condamnable mais pas publiable dans le détail, parcequ’on a pas (eu de temps et/ou couilles d’aller chercher et contrevérifier) des preuves, que des ragots « de source bien informée ». Celà s’apparente plutot à une tabagie qui ne fait que recevoir des ouï-dire. Bravo pour le courage et le « investigative reporting ». Vos petits encarts « Who Cares? / They Care » (pour moi, une institution qui mériterait amplement l’apellation ‘d’utilité publique’) ont bien plus d’impact et d’effet positif que ces ragots colportés sans signature.

    – « Parce que nos gentils informateurs ne risqueraient pas leur peau, leur travail ou leur sécurité pour le droit à l’information du citoyen »

    Voyons, si vous vous entêtiez à approfondir/contre-vérifier de bonne foi chaque nouvelle reçue au lieu de juste retranscrire des ouï-dire, ce risque serait inexistant. Ces risques-là, le citoyen paie pour son journal pour que celui-ci s’en charge, et c’est bien ça que vos confrères proclament quand ils se sentent menacés dans leur métier, non? Un peu comme quand l’express dénonçait si vivement. la récente « censure » soi-disant exercée en haut lieu pour ne pas acheter les publications de La Sentinelle: le droit à l’information. Pas au ragot. The selling price should reflect all risks already factored in it. Si ce n’est pas le cas, « dans la pratique, (…), cela n’arrive pas », et ce n’est pas notre faute si vous préferrez rester dans et perpétuer cette pratique qui consiste à faire une confiance aveugle à un petit nombre d’informateurs autoproclamés et prendre pour argent comptant tout ce que cette coterie dit avoir vu/entendu.

    – « Parce que tout simplement les protagonistes, TOUS, auraient alors du venir à la barre du tribunal et jurer de dire la vérité. Ce déballage, PERSONNE, n’en a voulu. »

    Ah… Personne, mais vous avez quand même allumé la mêche. En croisant les doigts de peur que la bombe ne vous envoie pas devant les tribunaux? Non mais, faut pas prendre les enfants du bondieu pour des couillons… Tout le monde a bien vu que la mêche a été allumée parceque sachant pertinemment que personne, surtout ces demoiselles , ne pourrait venir publiquement de l’avant pour s’expliquer sans s’exposer au déchainement médiatique sans retenue du moment. Elles étaient responsables de leurs actes, mais elles ne méritaient pas d’être condamnés à voir leurs noms – mais ô surprise, pas ceux de tous les messieurs, quel classe! – associées à cette soirée. C’était une question de pouvoir, dont ces messieurs abusaient et étalaient en croyant pouvoir impunément l’exercer sur toutes les sphères de la société. Exposant au passage la pourriture de leur hygiène personnelle et l’absence de conscience.

    – « sans perdre un seul procès »

    Quel procès, quand personne ne pouvait prendre le risque de se faire griller…? Pas de risque pour celui qui publie, donc zéro procès, donc déballement de juste ce qu’il faut pour vendre un max, sans avoir de compte à rendre à personne, comme une pér… Non, ça c’est l’autre qui le dit, pas moi, ok, bon, je laisse tomber…

    Toutes les vérités sont bonnes à dire. Mais quel dommage que l’express choisisse entre celles qui font vendre plus de papier et celles qui éclairent le public avec des faits fouillés et contre-vérifiés.

    Merci pour vous-même.

    Pour revenir aux méthodes honnies de News of the World, ce n’est qu’une question de temps qu’elles soient adoptés par vos confrères. Pour l’instant tandis qu’une certaine presse trouve important de publier pourquoi « une-telle » aime mettre du piment dans son curry préferré ou comment l’autre s’est maquillée/habillée pour une inteview consensuelle / auto-promotionelle et vanter une vision économique étriquée et biaisée, l’autre décrit dans les moindres détails les faits divers et aggressions (sexuelles et non-sexuelles) subies saupoudrés de détails scabreux au possible. Mais à force de toujours trouver important de ponctuer chaque nouvelle exclusive d’un « c’était un exclusivité Rajo Sousou / Rwédjio Wouann », la course au scoop vous rendra aveugle aux considérations éthiques, tôt ou tard. Et la honte de se voir pris la main dans le sac, aussi.
    Tout comme News of the World.

  • Un peu d’auto dérision « Sans concessions

    […] ! Et surtout, le sketch dans le fond vise juste… Je savais très bien qu’en écrivant l’édito en question je ne faisais pas que constater les travers des […]

  • Torpedo

    On est le 8 aout 2011, et votre page dit toujours: « Votre commentaire est en attente de validation. – 28 juillet 2011 at 12:01 »

    Alors, ça vient…? 🙂

  • Torpedo

    Et vlan pour Rupert…

  • Rabin

    Torpedo, pas un seul de vos mots n’a été censuré. Mais je me permets toutefois de vous dire que vous m’irritez assez.
    Vous vous posez en une sorte de redresseur de tort. Je sais qui vous êtes…les lecteurs de ce blog ne le savent pas toutefois. Je retourne donc la question, I turn the table: partagez donc avec les lecteurs de ce blog que vous et votre (vos) employeurs avez fait pour rectifier le tir.
    Allez… je ne vais pas réclamer des comptes de vos employeurs… Car cela indiquera pour qui vous avez travaillé et nous aidera à comprendre quel a pu été le niveau d’éthique ambiant dans certains de vos anciens bureaux. Alors, rien que vous. Dites moi, et dites aux lecteurs de ce blog comment VOUS avez fait une différence. La critique est aisée…l’art est difficile. Vous le savez, je pense!

    ps: pour tous les autres « arguments » que vous avancez, je me permets de ne pas répondre. Je n’ai pas d’obligation à me justifier. J’ai posé des principes et des règles d’éthique que je j’essaie de suivre, je laisse les autres juger de leur pertinence et de ma conduite. Si vous figurez parmi « les autres » et que vous jugez sévèrement…je ne peux que respecter votre verdict en tant que lecteur.

  • Torpedo

    La critique, il faut aussi l’assumer, sinon, il fallait simplement désactiver cette présente rubrique, non? 🙂

    Allez, si ça peut vous faire plaisir, prend gagné bé.

    Irrité? Autant pour si peu…?

    Allons donc… excusez moi, mais ce n’était surtout, vraiment, pas du tout le but.

    Rassurez-vous, votre pertinence et votre crédibilité sont saufs. Le fautif, ce n’est pas vous. Certains pourraient comprendre la hargne et l’entêtement à défendre la position indéfendable de vore pygmalion…Mais bon, d’autres disent que la vérité blesse, mais qu’est-ce qui irrite… Vous faites votre travail selon votre conscience, et vous vous évertuez à la respecter, ce que je respecte. Mais prendre ombrage d’une appréciation différente de la votre comme la mienne m’intrigue…

    Redresseur de tort, si vous le voyez ainsi, que puis-je, sieur? De quel tort vous accusez-vous? Moi, je ne trouve qu’un manque de discernement flagrant dans un cas passé, pas par vous mais par un monsieur qui ne s’est jamais donné la peine de se justifier malgré les occasions qui se sont présentées. C’est à votre honneur d’essayer de répondre pour lui, mais il ne le mérite vraiment pas, car votre conduite à vous est pertinente à votre situation présente, ce que je respecte aussi.

    La différence que vous voulez tant de moi vient de mon « background ». Je ne peux me hasarder parler pour ceux que vous (spéculez habilement :-)) être « mes employeurs » des « anciens bureau » – je ne suis pas journaliste. Mais j’observe, et j’émets des critiques, comme vous et tout le monde d’ailleurs. Et je constate que l’express de l’époque (pas vous) avait fait une grave erreur. Indéfendable, pour toutes les raisons que j’ai déjà énumérées. Je ne peux donc choisir comme vous de ne pas répondre à mes arguments (tiens, tiens, les miens sont entre guillemets, que dois-je faire pour que vous trouviez matière à les enlever?), mais vous apprécierez que, comme vous, je puis m’arroger le droit de me permettre de ne pas répondre à vos spéculations pour les mêmes raisons que les votres…

    C’est aussi à votre honneur de mettre à la disposition des lecteurs a possibilité d’émettre des opinions. Opinions qui peuvent être ‘factually wrong’ (vous m’avez déjà corrigé comme tant d’autres, et celà ne m’a pas dérangé outre mesure). parallèles ou même contraires à la votre, mais le minimum c’est d’au moins accepter qu’on ne peut être « rightful » en absolument toutes occasions (ce n’est pas vous le fautif, je le redis, mais celui qui choisit volontairement de répondre à coté). Par exemple, ces blogs que vous vous plaisiez à prendre pour quantité négligeable, eux au moins, savent reconnaitre leurs erreurs sans pour autant s’en offusquer…

    J’espère que vous (comme Touria, Nazim et Iqbal, que je salue bien bas pour leurs analyses originales) ne deviendrez pas cet autre genre de blogueur (Nicholas, Arianne et les autres monopolistes de la pensée unique) où le blog dit clairement « Passez votre chemin, ceux qui croient faire découvrir autre chose que l’opinion unique du Blogueur! Ici, il faut impérativement que le Blogueur soit le « vainqueur » d’absolument toutes les discussions« .

    En tout cas, bonne continuation.

  • Rabin

    Let’s agree to disagree…
    Et laissez moi préciser que, non, la section « commentaire » de ce blog n’a pas vocation à être désactivée. 🙂

  • Torpedo

    No problemo, dakor mo bourzwa.
    Au moins ou, parett ou comprend ki l’opinion contraire gagne droit exister.
    Enn zour dan ou lé-tan lib (si ou gagner ça :-)) ou ti bizin essaye faire comprend ça ou bann lezott koleg-confrerr ki si zott pa dakor, pa nécéssérr censuré.

    Lakoz samem ki section commentaire zott blog parett kouma-dir enn blog gouvernman Pyongyang… 🙂
    nek yes-men ki vinn dir kouma tou korek, tou bon, tou roz (pal ou foncé), ek sa pou vir kontt zott enn zour pa penn zour. Pou bien domaz lerla!

  • Semi-progressiste ? | Sans concessions

    […] semaine à la haine raciale. De même, dans un passé pas très lointain, un titre a cédé au sensationnalisme de caniveau en publiant la photo du cadavre de l’Irlandaise Michaela Harte. Pendant ce temps, la presse « […]

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