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Dieu et mon fric

Si « Dieu et mon droit » est la devise de la monarchie britannique, se pourrait-il que « Dieu et mon fric » soit celle de certaines associations socioculturelles locales ? On peut légitimement se poser cette question après la vive réaction du président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation (MSDTF). Somduth Dulthummun a, en effet, très mal pris la décision de la mairie de Port-Louis de réduire ses subventions aux associations religieuses de Rs 2 millions. « En temps et lieu, les électeurs sauront utiliser leurs votes », a-t-il déclaré à defimedia.info en guise de menace à peine voilée envers les responsables politiques de la capitale.

Il y a quelque chose d’absurde dans cette posture. Citons une « autorité » en matière culturelle – le ministre Mookhesswur Choonee – pour démontrer cela. Le discours d’août 2010 du ministre de la Culture est passé à la postérité pour son apologie du système des castes à Maurice. Mais ce même discours contient une autre vérité : Maurice est le seul pays laïc au monde qui subventionne directement les religions installées sur son territoire. Un patron d’organisation socioculturelle, au lieu de critiquer une baisse dans les dotations publiques à son association, devrait donc plutôt remercier régulièrement l’Etat… et les contribuables de leur générosité.

Parlons-en, d’ailleurs, du contribuable. C’est du contrat social que découle l’obligation qui lui est faite de participer au financement des prestations de l’Etat dans la santé, l’éducation, la sécurité ou la solidarité notamment. Bon gré, mal gré, le taxpayer de base comprend que les milliers de roupies qu’il contribue chaque année au fisc servent à financer des services essentiels. Mais la religion est-elle seulement un « service essentiel » que le citoyen est tenu de financer au titre du contrat social ? Cette obligation s’étend-elle d’ailleurs à l’athée qui ne mettra jamais les pieds dans un lieu de culte durant sa vie ? Des dirigeants d’associations socioculturelles gagneraient à se poser ces questions avant de considérer les dotations publiques comme les droits acquis des institutions qu’ils dirigent.

Comment ces droits ont-ils d’ailleurs été acquis ? Il faut remonter à 1955 pour avoir la réponse. Sookdeo Bissoondoyal souligne alors une grave injustice aux autorités coloniales. Seules les églises catholiques et anglicanes reçoivent alors les aides publiques. Au nom du principe de l’égalité, les autorités coloniales étendent les aides publiques aux musulmans et aux hindous du pays. Alors incapables de pourvoir directement et généreusement au financement de leurs cultes respectifs. Près de 60 ans plus tard, chacun reçoit toujours des aides publiques au prorata du nombre d’adeptes qu’il compte dans le pays. Mais beaucoup de choses ont changé pendant ce temps…

D’abord, les communautés hindoue et musulmane se sont émancipées économiquement. Il n’y a qu’à voir le nombre de nouvelles mosquées et la finesse des statuettes ornant les nouveaux temples hindous et tamouls pour comprendre que les associations socioculturelles, loin de ne compter que sur les quelques millions annuels de l’Etat, se tournent davantage vers de généreux mécènes privés pour leurs gros projets de développement.

C’est d’ailleurs cette réalité qui amène Nassir Ramtoolah, président de la Jummah Mosque, à expliquer que la décision de la mairie de Port-Louis n’influera pas sur les finances de la grande mosquée de la capitale. Tout simplement parce que celle-ci compte sur ses fidèles et non sur les subventions de l’Etat ou de la municipalité pour vivre. Le cas de la Jummah Mosque semble parfaitement illustrer comment une association socioculturelle devrait fonctionner. C’est l’implication – notamment financière – de fidèles qui devraient permettre à une association socioculturelle de financer ses activités et ses projets de développement et non l’argent de l’Etat… celui de tous les Mauriciens !

Au final, il y a quelque chose de très ironique chez ceux qui ont « Dieu et mon fric » pour devise. Ils sont les premiers à se plaindre de coupes dans les aides publiques. Mais aussi les premiers à dire qu’ils ont des centaines de milliers de « followers ». Est-ce à dire que leurs adeptes sont de pieux radins ? Ou alors que l’argent de l’Etat, plus on en reçoit, plus on en réclame ?

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Les vrais incendiaires, ce sont eux !

La conférence de presse de Dulthummun et consorts a été largement commentée. Je n’ai donc pas grand chose à rajouter à ce qui a déjà été dit. Sauf peut-être redire que cet épisode démontre que les Mauriciens ne sont pas dupes. Il n’y a qu’à écouter leurs réactions à la radio ou les lire par mail ou sur http://www.lexpress.mu pour se rendre compte que ce front commun n’a convaincu personne. Nous avons appelé un chat un chat. Dulthummun veut faire croire que le chat n’existe pas. Il ne s’est pas rendu compte que personne n’est aveugle !

L’interview de ce matin sur Radio One


Mélange des genres

Pour qui roule la « Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation » (MSDTF) ? Beaucoup d’entre vous diront que la question est rhétorique. Que l’on connaît déjà la réponse ! Tant les prises de position de Somduth Dulthummun, le président de cette association socioculturelle, ont semblé épouser celles du Premier ministre ou de quelques puissants au pouvoir. C’est cette posture qui fait qu’aujourd’hui, de nombreux citoyens perçoivent ce type d’associations comme de vulgaires succursales du parti au pouvoir. Qui ne guérissent qu’occasionnellement de leur turpitude pour organiser un pèlerinage ici ou une fête religieuse là…

Mais il ne sert à rien de critiquer uniquement la MSDTF ou les organisations  socioculturelles. Car si elles s’arrogent aujourd’hui le droit d’intervenir dans des débats où elles n’ont pas leur place, c’est parce que le gouvernement – et plus particulièrement le Premier ministre – les a encouragées dans cette voie. En effet, on ne compte plus les occasions où Navin Ramgoolam a confondu cérémonie culturelle ou religieuse et meeting politique. Plus d’une fois, invité par la « Voice of Hindu » (VOH) ou la MSDTF, le Premier ministre s’est laissé aller à des discours politiciens et belliqueux, envers le secteur privé ou l’opposition pour justifier ses décisions politiques ou économiques.

Les associations socioculturelles ont compris le message. Leur mission première était de nature culturelle et religieuse. Voici que le Premier ministre, lui-même, étend leur champ de compétence. Grâce à Ramgoolam, les MSDTF, VOH et autres sont maintenant devenus des plates-formes où l’on discute de démocratisation de l’économie,  d’aménagement du territoire ou de relations industrielles.

Tout semble désormais les concerner. Fin 2007, en pleine négociation gouvernement-secteur privé sur la réforme sucre, la MSDTF prend position pour demander au secteur privé de se plier aux demandes du gouvernement – qu’elle considère justifiées. Plus près de nous, en début d’année, la MSDTF et d’autres associations se sont prononcées contre l’introduction du Morisien à l’école. Cette semaine, cerise sur le gâteau,  Dulthummun, s’est cru autorisé à intervenir dans un litige contractuel entre la « Mauritius Broadcasting Corporation » et le « Mauritius Turf Club ».

On a beaucoup de peine à comprendre le raisonnement de la MSDTF sur le différend MBC-MTC. En effet, Dulthummun dit qu’il ne s’explique pas pourquoi le MTC paie aussi peu d’argent (Rs 1,6 million par an) pour retransmettre les courses hippiques en direct. Alors que, selon lui, les paris sur les chevaux impliquent d’énormes coûts sociaux pour le pays. Il conclut donc que le MTC doit accepter les 3 500 %  d’augmentation et payer dorénavant Rs 56 millions annuellement à la MBC. Si l’on suit la pensée de Dulthummun, la MBC serait donc devenue une sorte de MRA bis, qui percevrait des taxes de secteurs d’activités générant d’importants coûts sociaux.

A ce rythme-là, on peut penser que Dulthummun s’intéressera très bientôt aux frais que la Loterie Nationale paye à la MBC pour diffuser en direct le tirage du Loto. On peut  également croire que la MSDTF déterminera une nouvelle grille de prix pour les licences des « pool houses » et « casinos » qui ont champignonné à travers le pays. De là, il n’y qu’un pas à franchir pour imaginer Dulthummun dans le rôle de conseiller spécial de Navin Ramgoolam et Rama Sithanen. Le président de la MSDTF pourrait avoir la tâche de déterminer qui doit quoi à l’Etat !

Toutefois, si Dulthummun revient à la raison, il se rendrait compte du ridicule de la situation. En effet, est-ce que la Première division anglaise paie la MBC pour diffuser ses matchs ? Non ! Si l’on s’en tient à ce principe. En tant que « producteur » et « réalisateur » du divertissement que sont les courses hippiques, c’est le MTC qui aurait dû réclamer des droits de retransmissions à la MBC !

Mais le monde est à l’envers à Maurice. Tout simplement parce que la MBC est en train de dicter les termes du contrat sur un marché où il est le seul prestataire de service. Cela Dulthummun ne semble pas s’en rendre compte. Aveuglé, qu’il est sans doute par son besoin de justifi er les décisions des personnes dont il se sent proche.


La classe pensante

C’est un sujet très vaste qu’aborde l’éditorial d’aujourd’hui. J’ai bien conscience qu’il y a plusieurs aspects de la problématique qui n’ont pas été traités dans le texte. Toutefois, je ne compte pas les développer à répétition dans l’express-dimanche. Il n’y aura pas de Classe Pensante II, puis Classe Pensante III. D’autres recourent à cette méthode. Mais je pense que cela lasse le lecteur à la longue. Ce n’est pas le but !

Aussi, je me propose de revenir sur la question régulièrement ici. En consacrant de temps à autre des articles complémentaires sur la problématique principale : Comment favorise-t-on l’émergence d’une (ou plusieurs) force(s) politique(s) dans un pays où quelques partis installés occupent tout l’espace politique ?

Ce qui est intéressant avec cette question, c’est qu’elle est universelle. Dans quasiment tous les systèmes démocratiques, des citoyens se posent la même question. Ainsi, ce serait très intéressant et enrichissant de lire les avis et analyses d’internautes d’autres pays sur ce débat. Si vous connaissez des personnes susceptibles d’avoir des idées ou des suggestions sur la question, passez leur le lien du blog.

La classe pensante

Merci la crise ! Le pays lui doit une fière chandelle. En 2006, une étude de Sofres avait mis à jour un phénomène inquiétant. Un cadre mauricien sur deux disait vouloir émigrer. Deux adultes sur trois souhaitaient voir leurs enfants grandir sous d’autres cieux plus cléments. Trois ans plus tard, cette mentalité demeure. Depuis un an, la crise de confiance mondiale a atténué les ardeurs d’expatriation de nos jeunes professionnels. Aujourd’hui, la reprise en Europe et aux Etats-Unis aidant, ils vont vouloir concrétiser leurs plans contrariés d’hier. Dès 2010 et les années suivantes, un nombre plus important de nos jeunes va aller vérifier si l’herbe est plus verte ailleurs.A moins que…

Ne nous y trompons pas. Le phénomène d’expatriation est naturel. L’insularité et les perspectives professionnelles restreintes conduisent certains concitoyens à vouloir s’expatrier. Un ingénieur avionique ou un « warrant trader » de haut vol ne peuvent que difficilement s’épanouir sur le plan professionnel – à Maurice. Néanmoins, le phénomène d’expatriation n’aurait pas été inquiétant s’il ne touchait que des personnes sur-qualifiées dans des secteurs de pointe. Mais nos comptables, médecins, juristes ou professeurs d’université quittent également le pays !

Inutile de prétexter une quelconque qualité de vie lamentable pour cette catégorie de candidats au voyage. Ils ont des revenus corrects. Et jouissent d’une situation personnelle relativement confortable. Ce qu’ils craignent, c’est de ne pas pouvoir éduquer convenablement leurs enfants, de ne pas leur offrir les soins d’un système de santé performant. Ces personnes abhorrent également l’idée de vivre dans une île où les inégalités – sociales et économiques – empirent. Et où existe un regain de tension entre les différentes classes, castes et ethnies. Face à ce scénario catastrophe, une solution : démissionner et partir.

Si on en est là, c’est essentiellement à cause de la politique démagogique et faiblarde pratiquée par les gouvernements successifs depuis l’indépendance. Jusqu’ici, l’enjeu des permutations et combinaisons d’alliances a d’abord été la conquête ou la conservation du pouvoir. Rarement, la mise en œuvre d’une politique nationale responsable. Le dégoût que beaucoup de jeunes expriment au sujet de la situation dans le pays est ainsi avant tout un dégoût de notre classe politique.

On peut dire que ces dernières semaines, celle-ci n’a rien fait pour redorer son image. Des arrangements politiciens ont été conclus afin que chacun conserve son « bout ». Des partis bourrés de transfuges en ont allègrement accusé d’autres de recruter tout ce que le pays compte de rebuts politiques. Des alliances mortes et enterrées redeviennent négociables. Parallèlement, les Jocelyn Grégoire, Somduth Dulthummun et leurs pairs confortent tous ceux qui pensent qu’il faut disposer de parrainages religieux ou éthniques
pour réussir en politique.

Cette situation suscite les mêmes rengaines : « tous les mêmes » ; « nous avons les politiciens que nous méritons ». Cependant, ces phrases reflètent la réalité qui a été engendrée par une double démission. D’abord celle de la classe politique, qui a abdiqué devant la pression de la rue. Ainsi que sa propre incapacité à proposer et mettre en œuvre des programmes politiques courageux, innovants et durables. En face, notre classe pensante s’est résolue à laisser faire les politiques. Par dépit. Et par souci de ne pas se salir les mains en se joignant à la mêlée. Elle s’est lourdement trompée en pensant pouvoir faire une différence en misant sur le Parti travailliste, le MMM ou le MSM. Le « mainstream » politique du pays est dépassé. Il faut désormais hâter sa disparition.

Car politiquement et historiquement, l’émergence d’une nouvelle force politique devient possible. Il faudra toutefois investir le temps et l’effort nécessaires pour aboutir à ce résultat. Entendons-nous bien. Il ne s’agit pas de faire du neuf avec du vieux. On ne peut espérer constituer un mouvement politique neuf à partir d’idées portées par des cadres venus de vieux partis.

De quelles idées parle-t-on ? Le bon sens local reste loin du monde politique. On l’entend chez des travailleurs sociaux et des petits entrepreneurs dynamiques. On l’entend également chez ces professionnels et intellectuels qui pullulent au sein d’ONG écologistes, de clubs service divers et de loges maçonniques. Pourtant, tout ce petit monde inspiré,dynamique et déterminé reste loin de la politique. La peur de se salir les mains est tenace…

Cette classe pensante doit maintenant devenir agissante. Si on y pense,« Women In Politics » est un mouvement qui n’a pas lieu d’être ! La seule catégorie de personnes qui est vraiment mal représentée dans la politique locale, c’est celle des citoyens pensants, non partisans. Et qui ont des idées et la volonté de développer le pays. Mais qui rechignent à s’engager…

Le premier pas vers une nouvelle conscience politique nationale serait une plateforme. Appelons la « Citizens in Politics ». Qui regrouperait toute la classe pensante du pays. C’est cette classe qui doit dorénavant dessiner un projet politique, social et économique pour le pays. En se structurant, en peaufinant ses idées et leur mise en œuvre. Ce mouvement pourrait demain engendrer un ou deux partis politiques qui s’aligneraient enfin selon le seul clivage qui vaille. Les libéraux et les conservateurs : dans les sphères économiques et sociales.

Les grandes révolutions ont toutes été initiées par une poignée de personnes. L’île Maurice pensante n’a-t-elle pas quelques enfants susceptibles de lancer ce mouvement ? Nous osons croire que c’est possible…


D’autres commentaires sur cet éditorial


Religion squatteuse

Tout est bien dans le meilleur des mondes. Voltaire n’aurait pas mieux dit ! Depuis vendredi, les dévots du « Kalimaye » de St-Paul peuvent prier en paix. Leur illustre voisin, le Premier ministre, s’étant acheté une conscience en leur proposant de faire leurs petites prières au « Kalimaye » bordant sa résidence. Et d’organiser les cérémonies plus imposantes dans un futur temple construit plus loin, sur un terrain dont Navin Ramgoolam lui-même fera bientôt l’acquisition. L’épilogue est bollywoodien. Harish Boodhoo annonce que sa « mission est terminée ». Tandis que les dévots enragés d’hier, filmés par la télé paillasson nationale, ne tarissent plus d’éloges sur la compréhension et le grand cœur du Premier ministre. « Win with Navin », le slogan vieilli du Parti travailliste, prend un coup de jeune. Le consensus cache toutefois une honteuse hypocrisie.

Pour une fois, nous pensons que la « Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation » (MSDTF) et la « Voice of Hindu » (VOH) ont eu une position sage sur un problème « religieux. » Les dirigeants de la MSDTF ont ainsi fait remarquer que le « Kalimaye » a été érigé sur un terrain privé sans aucune autorisation formelle. L’argument juridique suffit. Nous n’allons pas dire que les deux associations se sont dissociées des dévots en colère à cause des pratiques occultes dans ce « kalimaye » à la tombée de la nuit. Et encore moins sous-entendre que la MSDTF et la VOH se sont tues à cause d’un quelconque pacte d’allégeance à Navin Ramgoolam.

Restons donc sur le terrain juridique. Le président de la MSDTF, Somduth Dulthummun, a précisé qu’il s’agit là d’une construction illégale. Et qu’à ce titre, les dévots qui y prient ne peuvent prétendre continuer à squatter les lieux. La déclaration est pleine de bon sens. Elle est même lourde de sens ! Nous en concluons que le seul titre de « lieu de culte » ne donne pas droit à tout. Un tel édifice n’est en rien inviolable s’il est construit en violation de la loi.

Dans un Etat de droit, les mêmes règles doivent s’appliquer à tous. Or, c’est justement là que l’on constate l’hypocrisie qui règne sur la question. Il suffit de se rendre sur nos plages publiques – à Mon-Choisy, Anse-La-Raie et Belle-Mare notamment – pour croiser ces champignons religieux qui ont poussé ça et là. Ces constructions sont-elles légales ? Non. Aucune autorisation formelle n’ayant été donnée par les « Districts Councils » ou le gouvernement pour construire ces temples et autels « pieds dans l’eau ».

Au regard de la loi, tous ces édifices sont assimilables au « Kalimaye » de St-Paul : ce sont des constructions illégales. Le tandem Anerood Jugnauth/ Paul Bérenger a bien essayé de mettre de l’ordre dans ce capharnaüm dans le passé. Mais le patronyme et la couleur de peau du Vice-Premier ministre Bérenger a bien vite nourri une campagne « Pa touss nu bann ». Dont les principaux animateurs n’étaient autres que la MSDTF et la VOH !

vestiaire

Quelques années plus tard, ces deux organisations ne trouvent toujours rien à redire à ces constructions illégales-là. Pourtant, pour paraphraser le qualificatif de Dulthummun sur le « kalimaye » de St-Paul, on pourrait lui faire remarquer que les temples improvisés sur le littoral sont aussi des «endroits sales où on voit même des chiens errants traverser ». Pire, à deux pas des autels et temples, on retrouve bien souvent des cuisses de poulet, des cannettes de bière ou une touriste ayant enlevé le haut de son maillot de bain pour parfaire son bronzage. « Tchi tchi ! »*

Dans le monde idéal de la religion squatteuse, les plages seraient interdites aux touristes en monokini. On n’aurait pas droit d’y manger de la chaire et de boire une goutte d’alcool. Ainsi, les autels religieux et leurs alentours préserveraient leur sainteté. Mais ce monde idéal-là n’existe pas. Dans le monde où nous vivons, où la loi est reine, toutes les constructions religieuses du littoral doivent être détruites. Sinon, on ne pourrait que donner raisons à ceux qui constatent amèrement qu’il y a une loi « pu nu bann » et une autre « pu bann la ».

*Expression indienne indiquant le dégoût


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