Archives de Tag: grippe A

L’hiver sera rude

Madame la Ministre, c’est à vous de jouer. Maya Hanoomanjee, la ministre de la Santé, est une personne raisonnable et intelligente. Elle mesure donc sans doute les défis qui l’attendent durant cet hiver qui s’annonce froid et « grippal ». En ce moment, 20 000 Mauriciens atteints de grippe défi lent chaque semaine dans nos hôpitaux. Parmi eux, certains souffrent de sa variante A(H1N1). Or, comme vous pouvez le lire en page 21, la situation va dégénérer. Faut-il donc s’alarmer ? Non ! Et qui doit s’assurer que cela ne se produira pas ? Maya Hanoomanjee !

Il y a plusieurs leçons à retenir un an après l’épidémie de grippe A qui a sévi en août 2009. La principale est celle-ci : dans ce type de situation d’urgence sanitaire, les autorités publiques – a fortiori le ministre de tutelle – doivent avoir une obsession : communiquer. C’est exactement ce que l’on attend de la ministre de la Santé. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Il s’agit d’abord de communiquer au nom de la transparence. Rajesh Jeetah, l’année dernière, a pris un peu de temps avant de réaliser l’importance de l’exercice consistant à dire clairement le nombre de cas et de décès directement liés à la grippe A. C’est d’ailleurs le retard qu’il a pris pour communiquer qui a alimenté la psychose dans le pays. Il s’est ensuite ressaisi en maintenant un échange permanent avec les médias. Qui d’heure en heure ont pu informer la population de la situation sanitaire dans le pays.

Cette collaboration a été fructueuse. Elle a d’abord permis d’éduquer la population. Lui permettant de connaître toutes les précautions à prendre afin de se prémunir contre la maladie. Cela – l’été aidant aussi – a freiné sa propagation. La mission de service public de la presse a été doublement remplie dans la mesure où, dès septembre, des radios privées et des journaux qui avaient adopté un ton alarmiste au sujet de l’épidémie de grippe A ont tous relativisé ses effets dans le pays. Non le virus n’a pas tué des centaines de Mauriciens. Oui, ce n’est, après tout, qu’une grippe ! Certes un peu plus virulente que l’autre.

Nous voici donc arrivés à un moment où la même collaboration doit se remettre en route. Deux conditions doivent être réunies afin que celle-ci fonctionne convenablement. D’une part, le ministère de la Santé et Hanoomanjee en particulier doivent prendre le parti de la transparence. D’autre part, la presse écrite et parlée ne doit pas commettre les mêmes erreurs qu’en août 2009. Durant les jours à venir, elle doit démontrer son sens de la responsabilité en ne versant pas dans le sensationnalisme. Et proscrire ces titres racoleurs disant grosso modo « On va tous mourir !» Si chacun des deux partenaires assume son rôle, la population ne pourra qu’être mieux éclairée. La deuxième vague de grippe A annoncée n’en sera donc que mieux gérée.

On ne peut pas vraiment dire que les relations entre la presse et le pouvoir sont cordiales depuis ces derniers mois. Mais la conjoncture sanitaire actuelle nous rappelle qu’en temps de crise, les deux pouvoirs se doivent de collaborer. Quitte à ce qu’après, fidèle à lui-même, le pouvoir politique se laisse aller à ne voir en la presse qu’un ennemi. C’est triste. A ce jour, il n’existe malheureusement aucun vaccin contre le virus de la paranoïa chez les politiques !

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Rajesh Jeetah On Record

Hier, actualité oblige, c’est Rajesh Jeetah, le ministre de la Santé, qui était l’invité de mon émission sur Radio One. Il était épaulé par le Dr Abdool sur les questions techniques.

Rajesh Jeetah manie assez bien la langue de bois. Il a donc éludé certaines questions ou minimisé certains problèmes liés à la Grippe AH1N1. Toutefois, je ne suis pas de ceux qui s’amusent à paniquer les lecteurs et auditeurs. Aussi, l’émission a été sobre. Pas de « mon dieu on va tous mourrir » et encore moins de « tout va mal dans le pays » durant l’émission.

Je n’estime pas avoir été complaisant. De toute manière, si être complaisant c’est ne pas verser dans la paranoïa comme mes confrères dans certaines radios. Alors je suis complaisant. Mais, pour moi, le bon mot pour qualifier cette attitude c’est « RESPONSABLE. »

Voici l’essentiel de l’émission en 4 extraits

Jeetah 1

Jeetah 2

Jeetah 3

Jeetah 4


Paranoïa

Un petit florilège d’un « mini-débat » qui agite mon profil Facebook ce soir. Méconnaissance de ce qu’il se passe vraiment, peur, attentisme, réflexion raisonnée, incompréhension de l’action du gouvernement, incohérence dans celle-ci et sensationnalisme de la presse. Tout ceci est un condensé assez représentatif de ce qu’il se passe au sujet de la Grippe A à Maurice en ce moment.

Rabin Bhujun Grippe « A », comme dans « Arrêtez lA pArAnoiA, merde! »
Il y a 6 heures · Commenter · J’aime / Je n’aime plus · Afficher le feedback (17)Masquer le feedback (17)
Swaleha Kassim et Tarikh Jumeer aiment ça.

Melissa Lesage
Yes I agree Rabin but I don’t find it very good that l’express headline on saturday was that 40% of the mauritians would be infected …
Il y a 6 heures · Supprimer

Rabin Bhujun
I Agree. The press is partly at fault, for sure. Just look at how the private radios are fueling the fire!!! BTW, info for you people, Jeetah will be on Radio One with me tomorrow. From 17h to 18h!
Il y a 6 heures · Supprimer

Rabin Bhujun
ps: Melissa, I met your mother last Saturday. She told me about your interesting theories on my profil pic. Lol
Il y a 6 heures · Supprimer

Lillka Cuttaree
tu as bien raison Rabin, quel delire!
Il y a 5 heures · Supprimer

Cynthia Mela
Aaaaaaaaaaaaaahhhhh….
Il y a 5 heures · Supprimer

Melissa Lesage
lol… I kind of felt stupid when she told me who that was…
Il y a 5 heures · Supprimer

Jean-luc Emile
Eta Rabin to p rentre dans sa logik la toi aussi, ‘banne radio priv… Lire la suiteées’… Demain to pou lor Radio 1 ou MBC? lol… Mo frere mo esperer to p tenir sa discours la pou to invité maintenir so presence, parski Jeetah p pick and choose so banne itv. En tout cas, li conné si li vine lors Radio Plus nous n’allons pas le carresser dans le sens du poil. Hope u wouldn’t be complacent wiz him u too… Est-ce la paranoia Rabin quand le Premier ministre dit ‘pas ale l’hopital ou risqué gagne li kot ou pas ti p gagne li’? Mo pas croire mo bien placé pour dire toi ki to bizin demane Jeetah, mais en tant qu’auditeur mo ti pou envi ecoute so reaction lor ceki PM fine dire…lol…. Je v record to emission, parce que je serais a l’antenne moi aussi… Ps: La voix de la société civile… Campagne Anou protez zenfant maurice!!!!
Il y a 5 heures · Supprimer

Rabin Bhujun
hier Jean luc, ni radio one ni top fm, ni radio plus ti dan reunion bann redacteurs en chefs avec Jeetah.
Personne ne peut venir me faire la lecon. Quand on a l’occasion d’ecouter ce que les autorités ont a dire, on le fait. Cela nous evite d’alimenter la panique apres. La presse se divise en ce moment en deux camps. Les responsables et les incendiaires. Quel est ton camp, mon cher ami?
Il y a 5 heures · Supprimer

Swaleha Kassim
I smell a rat…People should not panic but educate themselves instead of relying on the government for everything. Surely, if they are savvy enough to have a debate online, they can take preliminary precautions instead of instilling fears in those who are clueless. Stick together and do something for each other instead of playing the blame-game card here. I am not an aplogist on behalf of the authorities, but this is being blown out of proportion. Be realistic guys.
Il y a 5 heures · Supprimer

Franck Hardy
…paranoia ? …ce n’est plus en lisant la presse qu’on le saura puisqu’elle sera censuré des chiffres a partir de demain ..Isn’t it doctor ?
Il y a 5 heures · Supprimer

Rabin Bhujun
education swaleha! You said the key word!
Il y a 5 heures · Supprimer

Azmaal Hydoo
5 morts c’est quand même flippant merde !!
La vraie questions est : Pourquoi Maurice est touchée de plein fouet et pas les autres nations africaines ? Le virus a-t-il muté chez nous ? Tout le reste n’est que du blabla, puisque nul ne peut stopper la marée A à l’heure actuelle
Il y a 3 heures · Supprimer

Vijayan Ayassamy
suis d’acc av Rabin!!!
Il y a 2 heures · Supprimer

Hugues Olivier
oui, mais on ne peut pas empecher la population de paniquer. demandez a l’education quel est le taux d’absenteisme dans les ecoles? combien d’enfants sont renvoyes chez eux quotidiennement? mieux vaut prevenir que guerir, non ?
Il y a 50 minutes · Supprimer

Ashveena Bhujun
definitely.. prevention is better than cure.. nobody except those who has suffered the lost of a dear one can actually testify it… Finally its better for sm1 having AIDS than this ‘Grippe A’… at least he is surviving longer!
Il y a 38 minutes · Supprimer

Rabin Bhujun
Azmal, sii on ne voit pas quelque chose, cela ne veut nullement dire que cette chose n’existe pas. Dans le cas des pays africains, bon nombre d’entre eux n’ont même pas la machine pour tester la Grippe A! Ils ne rapportent donc pas de cas. Les décès dans ces pays ne peuvent donc pas non plus être imputés à la Grippe A.
Les protocoles de l’OMS a ce sujet sont non coercitifs. L’OMS et la communauté internationale ne peuvent pas obliger un pays à acheter l’équipement et faire des tests. Et encore moins à dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité…
Dire que Maurice est le pays le plus touché en Afrique est, en fait, un contre-sens!
Reste la question des écoles primaires, la mes amis, je suis bien d’accord avec vous. Il y a sérieuse incohérence du gouvernement à ce sujet!

Azmaal Hydoo
OK pour l’Afrique Rabin, mais est-ce tu reconnais que 5 morts sur une quarantaine de cas c’est énorme ? Ca se propage plus vite que le virus ebola (voir le film « Alerte’ avec Dustin Hoffman)… c’est normal que les gens vont flipper
Il y a 8 heures · Supprimer

David Valéry
elle est moins dangereuse qu’une grippe normale …
il y a eu un rapport anglais ki dit que le tamiflu , le fameux médicament prévu pour soigner de la grippe « A » est dangereux pour les enfants…ils conseillent de leur donner du paracétamol.
le tamiflu déshydraterait les enfants…
la grippe « normal » est un million de fois pire que la grippe « A »
Il y a 7 heures · Supprimer

Franck Hardy
…tout ça pour dire que dés les premiers symptomes , allez voir voir votre médecin .Point barre .
Il y a 4 heures · Supprimer
Rédiger un commentaire…

Jean-luc Emile
Je suis dans le camp des responsables bien entendu…Mais je refuse de banaliser! Trop facile de comparer nos morts a celles des pays africains…D’ailleurs Rabin, toi meme tu ne banalise pas. Ton dossier dans l’Express dimanche: Grippe A :… ce que nous risquons vraiment… C’est la moitié de la population qui risque d’etre attente…(ca arrive hein…chez nous c pire) ‘atteinte’ dans quelques mois… L’attaque du sujet: Maurice en alerte maximale… C’est pas paniquer les gens sa, c’est informer…Tu le fais, nous le faisons…Daccord, il faut a tous prix éduquer les gens… Pour la reunion ek Jeetah, la rédaction d’une radio, ne bosse pas comme celle d’un hebdomadaire… Nous avons trois grandes editions par jour et la presence du redac chef surtout en ce moment est primordial. Jeetah pas kaapv decide unilateralement decide ene reunion le matin pou tanto. Toi tu avais tes raisons pour y etre…
il y a environ une heure · Commenter · J’aime / Je n’aime plus · Afficher le mur à mur

Rabin Bhujun
J’avais connaissance de cette réunion depuis vendredi dernier Jean Luc…Le Mauricien, l’express, lexpress.mu, Week-end et Business Mag étaient présents à celle-ci!!Pour ce qui est de banaliser, l’express-dimanche ne l’a pas fait jusqu’ici, comme tu l’as remarqué. Mais nous n’avons pas non plus alimenté la panique (cf: mon édito de dimanche dernier).Cinq personnes sont mortes, C’est grave. Les autorités publiques ne sont pas en train de parler d’une voix claire sur la question des écoles. C’est également grave. Donner l’impression qu’une grippe (C’est ce que la Grippe A EST!) est une maladie qui va potentiellement décimer la population et paralyser tout le pays. C’est aussi TRES grave!
On peut informer de manière responsable. Ou informer de manière sensationnelle. Quand on a une personne paniquée en face.Soit on essaye de la raisonner. Ou on surfe sur sa panique pour être assuré d’être mieux écouté/lu. Alors, je te repose la question. Dans quel camps es-tu ?
Il y a 2 secondes · Supprimer


La méthode Jeetah

Communiquer, communiquer, communiquer. Telle doit être l’obsession de tout gouvernement en temps de crise. Le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, semble avoir compris cet impératif. Aujourd’hui, il a invité les principaux rédacteurs en chef du pays à son bureau pour discuter de manière informelle de la situation de la Grippe A. Petite parenthèse : certains de mes confrères, surtout ceux des radios, n’ont pas daigné participer à cet exercice. C’est bien dommage. Je leur colle sans hésiter le carton rouge de la journée !

J’ai retenu une certaine sincérité dans la démarche de Jeetah. Et surtout une réelle volonté de ne pas escamoter certains faits ou cacher des réalités embarrassantes. Pour preuve, ceux assis autour de la table ont probablement pris connaissance de certaines statistiques bien avant les autres ministres du gouvernement.

Les propos tenus lors de cette réunion sont confidentiels. Mais je pense pouvoir partager quelques éléments clés ici.

D’abord, nous sommes très probablement, en ce moment même, au pic de la maladie dans le pays. Le nombre de personnes infectées devrait donc commencer à diminuer durant les jours à venir. Ensuite, la souche locale du virus est effectivement peu virulente. Du coup, des raisons précises expliquent la mort des cinq personnes officiellement décédées de la Grippe A à Maurice :

  • Certaines des victimes ont été condamnées à cause de leur première prise en charge calamiteuse par des services de soin privés.
  • Les personnes qui n’étaient pas dans les groupes a priori à risque, présentaient par ailleurs d’autres complications de santé qui les ont rendu davantage vulnérables face à la maladie. C’est notamment le cas du jeune homme décédé en fin de la semaine dernière.

A vous de voir

Les perceptions sont ce qu’elles sont. La presse contribue peut-être, en ce moment même, à communiquer à la population un sentiment de panique au sujet de la grippe A. Nous devons rester vigilants. Toutefois, céder à la panique n’aidera en rien le pays à prévenir les décès liés à la grippe A, encore moins à empêcher la propagation du virus.

Rappelons d’abord quelques faits. En commençant par celui qui parait le plus alarmant : 25 % à 50 % de la population du pays pourraient, à terme, être affectés par la grippe A. Et 4 % des personnes infectées courront le risque de mourir de complications liées à la maladie. Toutefois, rien ne dit que le pire scénario se concrétisera. La souche locale du virus est peu virulente. Elle n’a tué, jusqu’ici, que des personnes qui, semble-t-il, faisaient partie des groupes à risque. C’est un facteur rassurant à prendre en compte.

Malgré tout, des milliers de Mauriciens contracteront le virus dans les mois à venir. On ne pourra pas l’empêcher. Mais nous pouvons agir. Pour nous convaincre de ce dont nous sommes capables, il nous faut regarder nos performances passées. L’éradication de la malaria et du chikungunya à Maurice doit nous rappeler qu’en temps de crise, le pays possède plus de ressources qu’on ne peut le soupçonner.

En 1950, plus de quatre décès sur dix sont directement imputables à la malaria à Maurice. Le taux est de 71 % en 1947 ! Mais déjà, à partir de 1956, les hôpitaux n’enregistrent plus aucun décès lié à la malaria. En 1973, l’Organisation mondiale de la santé décrète que Maurice est « free from malaria ». Des 398 cas de malaria détectés à Maurice depuis l’année 2000, un seul a été contracté au pays. Comment expliquer cette performance qui nous vaut d’être cités en exemple dans le monde ? Une administration volontariste a multiplié les campagnes de dépistage et de démoustication. Une population responsable et coopérative a fait le reste du travail.

Plus près de nous, en 2006, le pays a encore une fois relevé un défi colossal. Celui du combat contre le chikungunya. Selon les statistiques officielles, au moins 11 000 Mauriciens ont été infectés par cette maladie début 2006. Toutefois, depuis août de cette année-là, plus aucun cas n’a été répertorié. On se rappelle tous de l’intense campagne nationale contre le moustique Aedes. On se souvient tous de la manière dont la moindre accumulation d’eau avait été traquée pour terrasser cette maladie qui avait mis le secteur du tourisme à genoux pendant presque un semestre. Ce défi, nous l’avons également relevé. Ensemble.

decrypt grippe

Par contre, l’épreuve qui nous attend cette fois est autre. Il ne s’agit pas de déclarer la guerre à un moustique. Mais à nous-mêmes. Nous sommes les vecteurs de la grippe A. Et nous devons agir pour l’empêcher de se propager. Le ministère de la Santé a déjà fait circuler un nombre important de précautions à prendre pour ne pas être infecté ou ne pas infecter les autres. En pages 8-9, Pov rappelle, à travers ses dessins, quelques précautions élémentaires à suivre en toute circonstance. Cette épidémie est en fait un test. Un test du sens de la citoyenneté et de la responsabilité de chacun. Cela implique toute une série de changements dans nos comportements.

Il faut abandonner les réflexes snobinards. Si après trois jours de traitement dans le privé, notre grippe ne part toujours pas, la bonne chose à faire n’est pas d’aller à la clinique, mais bien à l’hôpital. Se laver les mains régulièrement n’est plus un simple geste d’hygiène personnelle. Il devient également l’effort individuel de chaque personne contre la maladie. Si nous sommes grippés, restons chez nous. En ne cédant pas à la tentation d’aller à tel mariage ou tel cocktail.

Un patron d’entreprise a également le choix. Il peut, soit accepter de laisser une partie de ses employés prendre un, deux, voire trois jours de congé maladie pour soigner leur grippe. Soit leur imposer de venir travailler et courir le risque de voir toute son équipe infectée – à terme par la maladie. Le réflexe citoyen, c’est aussi ne pas céder à la facilité de croire que c’est au gouvernement de tout régler. Et qu’à défaut de pouvoir le faire, les autorités nous cachent la vérité. Quand bien même cela serait vrai. Même si, pour ne pas alarmer la population, le ministère de la Santé diminue le nombre de cas répertoriés de grippe A par deux, il nous faut rester vigilants. En prenant toutes les précautions qui sont ressassées à longueur de journée.

Devant l’ampleur du défi qui nous attend, vous pouvez choisir de faire partie de la solution en faisant tout ce que vous pouvez pour empêcher la propagation de la maladie. Ou vous placer dans la position de spectateur impuissant, offusqué par l’inefficacité des diverses administrations. C’est à vous de voir…


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