Never put too much trust in friends

Il a récidivé ! Nous ne parlons pas du poétique « ignorant pig » lancé récemment par Navin Ramgoolam à l’encontre de Pravind Jugnauth. Mais plutôt du bouquet de compliments qu’il a adressé à ses ministres. C’était dimanche, lors du lancement des festivités de Divali au Hindu House.

Le Premier ministre a trouvé moyen, une nouvelle fois, de bien dire qu’il ne leur fait pas confiance. Révélant que ce sont des « Dushman » (ennemis en hindi) et des judas de son propre camp qu’il craint.

Le spectacle de Ramgoolam dénigrant ses ministres n’a rien d’exceptionnel. Après un discours remarqué d’Arvin Boolell à l’Onu, il avait expliqué avoir personnellement dû corriger le texte quatre fois ! Plus récemment, le Premier ministre a également précisé que sa vision a davantage de valeur que celle de tous ses ministres réunis.

Ramgoolam a aussi déjà admis avoir demandé à certains membres de son gouvernement -un peu trop portés sur l’argent – de…je cite : « aller faire du business au lieu d’être ministre. »

Ceux qui veulent analyser ce modus operandi de Ramgoolam de manière superficielle, diront qu’il se sait entouré de transfuges. Que ses discours ne sont donc que l’illustration de sa frousse d’être trahi. Il y a bien évidemment un peu de cela dans le comportement du chef du gouvernement.

Tout comme il y a un peu de repentance. Car, que nous dit Ramgoolam à chaque fois qu’il injurie ses ministres ? En fait, il admet prendre de très mauvaises décisions quand il s’agit de choisir ses collaborateurs. « Putting skills first » est un slogan que le Premier ministre serait incapable d’adopter. Tant toutes sortes de considérations politiques, ethniques, et claniques l’en empêchent.

C’est là qu’il faut toutefois prendre de la distance. Car le comportement de Ramgoolam ne serait pas beaucoup plus différent s’il était entouré de personnes compétentes. Rama Sithanen en sait quelque chose.

C’est que le Premier ministre, fort ou faible des épreuves et trahisons subies, s’est forgé une philosophie précise. C’est sa marque, profondément inspirée d’un ouvrage sur le pouvoir qu’il chérit particulièrement. Le deuxième chapitre du livre porte le titre explicite : « Never put too Much Trust in Friends, Learn how to use Enemies ». C’est une leçon que Ramgoolam a apprise depuis très longtemps et qu’il ne cesse d’appliquer.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :