Notre xénophobie ordinaire

Iris Peitzmeier à l’échafaud ! Pour certains étudiants du Fashion and Design Institute (FDI), la cause est entendue. Leur directrice n’est pas à sa place à la tête de l’institution. Loin de vouloir leur faire entendre raison, certains enseignants du FDI semblent même encourager les mutins dans leur croisade contre l’Allemande qui dirige l’école nationale de stylisme. Voici un incident de plus à ajouter aux nombreuses manifestations de la xénophobie ordinaire chez les Mauriciens. Notre xénophobie ordinaire

Il faut toutefois nuancer les choses. La xénophobie sévit d’abord dans les institutions publiques et parapubliques. Bien moins dans le secteur privé. En effet, depuis des années, des cadres étrangers travaillent aux plus hauts échelons de nos entreprises sans que leur compétence ou leurs méthodes soient systématiquement remises en cause. Sans doute est-ce parce qu’une entreprise, qu’elle soit basée à San Francisco, Mumbai ou Brisbane obéit aux même logiques de performance et de résultat. Peu importe la nationalité de ses dirigeants.

Pourquoi donc, à l’inverse, l’arrivée d’étrangers au sein de nos administrations pose autant de problèmes ? L’Ecossais Bill Duff et l’Australien Phillip Cash en 2006. Le Canadien Bert Cunningham en 2008. Le Britannique John Davies, il y a quelques semaines. Ce ne sont là que quelques exemples de professionnels aux compétences reconnues qui ont dû jeter l’éponge à la suite d’une guerre larvée avec leurs collègues ou leur hiérarchie.

La première explication est bien évidemment culturelle. Nos administrations baignent dans une certitude toute insulaire. Qui consiste à penser que nous savons à peu près tout faire à Maurice. Cette attitude volontariste est bien évidemment utile dans certaines circonstances. Mais elle devient contreproductive quand, à la suite de la nomination d’un étranger à la tête d’une administration, ses collègues et ses subordonnés, se mettent en tête qu’un Mauricien aurait très bien pu faire le job à sa place. Et même, très certainement, le faire mieux que lui !

De là s’ensuit la même séquence : quasiment toutes les décisions – surtout celles remettant en cause l’ordre et les règles établis – sont contestées. L’argument roi ne tarde pas à tomber « c’est un étranger qui ne comprend rien à notre système et qui prend les mauvaises décisions. Il aurait mieux valu installer un Mauricien à ce poste ! » Quand on sait que ceux qui tiennent ce genre d’arguments sont souvent des nominés politiques au sein de ces mêmes administrations, on comprend très vite pourquoi le pouvoir finit souvent par arbitrer en la défaveur de ces « étrangers » coupables d’avoir voulu innover…

Quand ce n’est pas le choc des cultures, c’est celui des salaires qui cause bien des dégâts. Nous avons un gros problème avec ceux gagnant bien leur vie à Maurice. A fortiori, les Mauriciens les voient d’un œil encore plus mauvais quand ils sont étrangers. Ainsi, cela a été un scandale, quand fi n 2006, on a appris que Bill Duff, l’ancien commissaire des prisons, percevait des revenus de plus de Rs 200 000 par mois. Même cri d’horreur – notamment en provenance des syndicalistes – quand le salaire (plus de Rs 300 000) de Bert Cunningham a été rendu public en 2007. Pourtant, si l’on regarde les faits, 10 000 dollars par mois, ce n’est vraiment pas cher payé pour s’adjoindre les services d’une personne compétente, au parcours riche et à qui on a demandé de s’expatrier avec toute sa famille le temps de sa mission à Maurice. Seuls les hypocrites diront qu’un traitement salarial adéquat – donc généreux – n’est pas justifié dans ces cas-là.

Les hommes et femmes de qualité sont une denrée rare sur le marché international. Pour les attirer, il faut non seulement leur proposer un bon salaire, mais aussi un challenge professionnel intéressant et un cadre de vie attractif. C’est quelque part le mélange de ces trois facteurs qui explique pourquoi Maurice a parfois pu attirer des compétences étrangères au sein de l’administration publique alors que celles-ci auraient pu percevoir un salaire autrement plus intéressant en s’expatriant au Brésil, en Chine ou dans les pays du Golfe.

Il est temps que nous soignions certains de nos complexes de colonisés. Non, les étrangers ne viennent pas nécessairement nous dire quoi faire et comment penser. Nous les payons pour partager avec nous leur expérience. Et le gaspillage le plus stupide dont nous pouvons nous rendre coupables, consiste à les empêcher de terminer leur mission en trouvant toutes sortes de prétextes pour les renvoyer chez eux…

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14 responses to “Notre xénophobie ordinaire

  • Fits

    Cher Rabin Bhujun et toute l’équipe de « L’Express Dimanche »,

    Je suis déçu et énervé par votre éditorial et de votre article sur FDI. Pour être journaliste ne faut-il pas faire des recherches ? Sur le terrain ? Laissez moi m’expliquer : terrain = FDI et non le ministère, Monsieur. Les hauts fonctionnaires des ministères, les messieurs assis dans leurs bureaux dans leurs tours d’ivoire savent-ils ce qui se passe à cette « école » ? Non, et pourquoi non ? Parce qu’ils n’y sont pas, ni eux, ni le ministre Jeetah, et de toute évidente ni vous. Je suis un élève de cette institut, j’y ai fait mon Foundation course, et je suis dans un cours plus avancé maintenant, j’en ai vu des professeurs, j’en ai vu des scandales, des injustices et des magouilles et vous n’en connaissez rien. J’ai vu mon School of Design avec une réputation d’élite être trainé dans la boue, changé et devenir le rêve de Jeetah ; le FDI. Martine Luchmun s’est-elle que le département de textile de l’université de Maurice n’a jamais rejoint le FDI ? Donc passez lui le message, et le conseil de ne plus mélanger l’université de Maurice avec nous, et oui qu’elle retourne a des opinions (…) sur CSI ou les carrés roses de RTL9.
    Donc voila le FDI n’est que le School of Design sans IVTB (maintenant MITD) et le Enterprise Mauritius. Nous avions eu une directrice Julie King, d’Angleterre, qui était professionnelle, qui a essayée de faire bouger les choses et qui a réalisée que le board de FDI l’avait choisie comme une beeni-weewee, et qui a prit une décision juste pour sa carrière ; partir, car elle n’est pas la marionnette. Nous sommes resté seules avec nos problèmes, jusqu’à l’arrivée qu’un Officer in Charge du ministère (c’était encore Le Ministère de l’Industrie) très discrète et qui est partit avec l’approches des élections. Entretemps savez-vous comment était l’école ? Dans un sale état, le plafond du département graphic design et multimédia est tombé sur la tête d’un employé, la plupart de nos Macs ne fonctionnent pas, les autres ordinateurs sont infesté de virus qui corrompent nos pendrives, l’internet était présent on and off mais plus off que on, nous n’avions pas d’équipement pour le workshop, d’énormes travaux ($$$) ont étaient entrepris pour bouger le sewing workshop sans raison, le tender d’un nouveau bâtiment est parti en cour, et nous avons eu que des montagnes de promesses que cela s’arrangera. Mais la vérité est que les choses empirent. Car ces problèmes attendaient l’arrivée de la directrice pour être résolus, mais que nenni ! Iris Peitzmeier n’est pas la pour sauver l’école ! L’infrastructure de merde est la même, nous avons encore de la moisissure volante aux murs (bonjour health hazard !), les pcs sans antivirus, zéro printer, et une administration qui va mal. Car numero uno on avait ces problèmes, puis est venu l’expo ! Expo ayant comme but l’autopromotion de la directrice, avec des travaux et les photographies de ces travaux. Alors lorsque votre journal de Rs25 nous raconte qu’elle vise l’excellence, ah bien c’est tout trouvé ; l’excellence c’est elle ? Elle a déchirée les travaux de mes amies, retirée les vêtements des dummy qui appartiennent aux élèves, pour y mettre ses créations, et vous vous étonnez d’un drame ? Ce qui m’étonne est que le drame arrive aussi tard ! Après des mois d’incertitude avec un manque cruel de ressources, ou encore lorsque le Acting Head of Learning « encourage » vivement des étudiants de première année pour aider à monter l’expo pour leur dire plutard qu’ils ne sont pas invité à la même expo, ou les réunions avec la directrice qui nous annoncent que l’école sera bouger à Vallée des Prêtres ( !!!). Et ce qui m’étonne aussi avec la tournure des choses, nous élèves ne sommes plus victimes ? Non dans vos yeux nous somme de vils conspirateurs, et dans les yeux du ministre nous sommes ceux qui ont souillé sa réputation. Et savez-vous que l’administration de la directrice, sa bande de muppets avaient appelé la police durant le « scandale » de l’expo pour faire arrêter les élèves ? Car si l’école n’a pas de sous pour améliorer l’infrastructure, elle en a pour faire une expo de 2 heures, et chez tax payers, elle en a aussi pour une 2ème expo ! Oui, oui la solution du Ministre pour nos condoléances n’est pas nous donné les moyens, mais dilapidé encore et encore ! Si Madame Peitzmeier gagne plus que Cunningham (selon les rumeurs de couloirs), elle a aussi parlé aux class representatives pour nous informer que nous n’avions pas le droit de parler à la presse, et ouais ! Tienanmen le retour ? Oui Monsieur Rabin Bhujun, oui on paye cette éducation, sans tools and equipments, ou le seul moyen de se faire entendre est de crier en présence d’un ministre et pour couronner le tout l’abolition de la liberté d’expression, oui c’est ça l’éducation élitiste du design. Alors dear Madame Peitzmeier we do not have anything against you, as German, but we have loads of things against you as competent manager. Maintenant qu’elle se balade à l’école (…) nous élèves, apparemment sommes méchant. Est-ce le message que l’Express Dimanche veut faire véhiculer ? Oui je suis déçu et énervé, Monsieur Bhujun, oui car je lis votre journal, car la méritocratie ne prime toujours pas à Maurice, car nous traiter de xénophobes fait mal, car vous ne vivez pas nos journées de stress, vous ne côtoyez pas nos profs qui se font menacés par la nouvelle direction, et parce que vous ne vous faites pas maltraités par le service que vous payez.
    S’il vous plait, move in our shoes, et publiez cette lettre.
    Merci
    Elève frustré du FDI

  • nono

    bonjour mr rabin. c`est vraiment dommage que vous ayez publiE cet article sans savoir le coeur du probleme. c vraiment trop facile des fois decrire et de dire des choses. je vois que vous avez fait vos recherche mais je pense que vos recherches sont limiT grave. avez vous pris de temp de vous deplacer pour venir faire votre « enquete’???? Si vous l’avez fait jamais vous auriez publiE cette article. je lis vos articles assez souvent… mais aujourd’hui bein je me pose des questions… tout les articles que vous avez ecrit… sont ils fiable… la est la question… pour moi vous avez perdu votre crEdibilitE a mes yeux aujoud’hui… et je pense que je vais pas etre le seul a me mettre dans cette position… c’est triste de vous dire ca mais c’est ainssi… moi je pense que vous devez bouger et je pense que vous allez pouvoir remedier a ca… noublie pas votre crEdibilitE entant que journaliste est en jeu… alors pensE bien… tout peu basculE … chaque pti chose qu’on fait peut avoir des repercution grave sur nous… alors meditez dessus Mons. Rabin… merci pour votre attention!!!!! nono… quelqu’un qui en sait beaucoup sur l’affaire

  • Siganus Sutor

    Certes, de prime abord il convient d’accueillir l’étranger avec convivialité et avec un esprit ouvert, mais parfois certaines attitudes récurrentes agacent. Que dire de ceux qui sont dans le pays depuis de nombreuses années et qui ne font jamais l’effort d’apprendre la langue des “locals” ? (Pour ma part il m’est même arrivé de me faire “engueuler” par un quidam mécontent de ce qu’une troisième personne et moi-même étions en train de converser en créole, auquel il ne comprenait rien.) Que dire des “conne tout” qui débarquent, l’air si sûrs d’eux, chez les demi-sauvages que nous sommes ? Et qui commentent à qui mieux-mieux sur ceci ou cela, sur la saleté du pays, sur le fout-pas-malisme ambiant, sur la façon cruelle dont les chiens sont traités à Maurice, sur le manque de “reliability” des Mauriciens, sur leurs horaires ultra-flexibles, sur leur manque de discipline, et ainsi de suite ? Il y a certainement une part de vérité dans ce qu’ils disent, mais imagine-t-on la situation équivalente d’un étranger émigrant dans un grand pays développé et se mettant à faire le même type de remarques devant les habitants du lieu ? Ne le prierait-on pas, plus ou moins poliment, de “lev paké allé” — ou son équivalent local — si les choses lui déplaisent tant dans le pays où il s’est installé ?

    Cependant, il est sans doute vrai aussi que nous souffrons du complexe du petit pays isolé, de celui qui vit sur une crotte de mouche insignifiante. Nous savons que nous ne pesons pas bien lourd dans le monde et, déjà affectés par ce “handicap” qui égratigne notre ego, nous supportons difficilement les remarques désobligeantes. Il est plus difficile de “shrug it off” lorsqu’on est un nabot que lorsqu’on est un kapor.

    Il est par ailleurs vrai que nous pouvons aussi nous montrer condescendants, voire méprisants, vis-à-vis de ceux que nous jugeons plus bas que nous. Des travailleurs malgaches ou bangladeshis l’ont appris à leurs dépends.

  • Rabin

    Merci Fits d’avoir pris le temps d’écrire votre point de vue sur la question. Sachez que j’apprécie cela et que je respecte votre opinion. J’ai quelques observations toutefois…

    Pour être journaliste ne faut-il pas faire des recherches ? Sur le terrain ? Laissez moi m’expliquer : terrain = FDI et non le ministère, Monsieur.

    Je tiens mes informations de deux sources, du ministère et du board du FDI. Et je dois vous rappeler que mon opinion ne concernait pas le FDI, mais plus globalement de nos attitudes envers les étrangers travaillant à Maurice. Il ne faut pas se sentir personnellement visé par cet edito. Je parle d’attitudes communes chez beaucoup de Mauriciens. Et j’ai beau lire mon édito, je ne vois pas ou j’ai traité les étudiants du FDI de xénophobe…

    J’en ai vu des professeurs, j’en ai vu des scandales, des injustices et des magouilles et vous n’en connaissez rien.

    Ce que je sais, c’est que certaines personnes travaillant au FDI ont intérêt à ce que la directrice parte. Des lettres ont été ecrites dans ce sens. Le terrain a été préparé et miné. La manifestation récente des étudiants est du pain béni pour certain. D’ailleurs, a ce jour, je n’ai reçu aucune mise au point ou demande de rectification d’une partie du personnel du FDI que je mets en cause. Peut-être estce parce qu’ils savent que s’ils contestent…je ferai état de lettres envoyées au ministère de Jeetah. Ca ne ferait pas sérieux pour eux.
    Vous devriez prendre de la distance avec une partie de problème. Ne mélangez pas tout. Il y a un vrai problème par rapport aux étudiants et les infrastructures insuffisants. Et il y a un autre problème plus administratif, et un jeu plus politique que certains veulent mener au sein du FDI afin de faire avancer leurs propres intérêts il faut aussi que vous en soyez conscients.

    Donc passez lui le message, et le conseil de ne plus mélanger l’université de Maurice avec nous…

    Fair comment. Le papier de la semaine dernière a peut-être mélangé deux situations qui n’avaient pas à l’être.

    Nous avions eu une directrice Julie King, d’Angleterre, qui était professionnelle, qui a essayée de faire bouger les choses et qui a réalisée que le board de FDI l’avait choisie comme une beeni-weewee(…)Entretemps savez-vous comment était l’école ? Dans un sale état, le plafond du département graphic design et multimédia est tombé sur la tête d’un employé, la plupart de nos Macs ne fonctionnent pas, les autres ordinateurs sont infesté de virus qui corrompent nos pendrives, l’internet était présent on and off mais plus off que on, nous n’avions pas d’équipement pour le workshop, d’énormes travaux ($$$) ont étaient entrepris pour bouger le sewing workshop sans raison, le tender d’un nouveau bâtiment est parti en cour, et nous avons eu que des montagnes de promesses que cela s’arrangera. Mais la vérité est que les choses empirent. Car ces problèmes attendaient l’arrivée de la directrice pour être résolus, mais que nenni ! Iris Peitzmeier n’est pas la pour sauver l’école ! (…)

    Je crois savoir que l’explication que vous donnez du départ de Julie King n’est pas aussi simpliste. Le FDI est une institution complètement bâtarde. Gérée comme une école privée par un conseil d’administration essentiellement composée de rep du secteur privé, sous l’administration partielle de la fonction publique et dirigée par une étrangère. Le cocktail est explosif. Personne n’assume rellement son rôle dans l’affaire. Qui semble être devenue un grand jeu de « passe boule. » Ni mon édito et encore moins l’article n’avait pour sujet principal le dysfontionnement du FDI. Mais vous me donnez la l’idée d’un bon article pour notre prochain numéro…

    Expo ayant comme but l’autopromotion de la directrice, avec des travaux et les photographies de ces travaux. Alors lorsque votre journal de Rs25 nous raconte qu’elle vise l’excellence, ah bien c’est tout trouvé ; l’excellence c’est elle ?

    De l’avis d’une personne qui était à l’expo et qui s’y connait (énormément) en stylisme. Le niveau de ce moment est particulièrement mauvais. Cette même personne m’a expliqué que, du coup, enlever certaines pièces des étudiants…a sans doute été une bonne décision.
    Je vais aller, plus loin création de Peitzmeier ou pas, les photos des « créations » rapportées par le photographe de mon journal n’étaient pas vraiment sensationnelles. Je dirais même que rien ne sortait du lot…
    Si j’ai bien compris le principe, ce genre d’exposition sert à faire remarquer le talent des étudiants. A ce que je comprends, ni les talents des étudiants, ni celui de la directrice n’ont été remarqués durant cet expo!
    Toutefois, sur le plan personnel, je comprends tout à fait que les étudiants dont les travaux ont été tout bonnement discarded soient frustrés par la manière de faire. Oui cett méthode est condamnable, même si, l’objectif, a ce qu’on m’a expliqué, était d’exposer ce qu’il y avait de « moins mauvais » !

    Et ce qui m’étonne aussi avec la tournure des choses, nous élèves ne sommes plus victimes ? Non dans vos yeux nous somme de vils conspirateurs, et dans les yeux du ministre nous sommes ceux qui ont souillé sa réputation.

    Personne n’a dit que vous n’étiez pas « victimes » dans un sens. Tout comme personne n’a dit que vous êtes conspirateurs. Ce que je dis toutefois, c’est que nous voyez pas que votre manifestation a arrangé certaines personnes. En leur faisant marquer des points contre leur adversaire….

    Oui, oui la solution du Ministre pour nos condoléances n’est pas nous donné les moyens, mais dilapidé encore et encore ! Si Madame Peitzmeier gagne plus que Cunningham (selon les rumeurs de couloirs), elle a aussi parlé aux class representatives pour nous informer que nous n’avions pas le droit de parler à la presse, et ouais ! Tienanmen le retour ?

    Il faut savoir ce que vous voulez. Une lecture du blog, vous permettra de comprendre que je ne suis pas un fan de Jeetah. Toutefois, vous ne pouvez pas protester par rapport à une chose et quand une solution partielle est trouvée en « compensation », contester également le choix fait. La question est : que proposez vous ? Qu’on vire Pitzmeier ? Qu’on modernise les infrastructures du FDI ? et Qu’on ne le délocalise pas à Port Louis ? Et après ? Fini ? Tout est réglé ?
    Par ailleurs, vous savez bien qu’un journaliste ne sera jamais d’accord avec une personne qui vous dit que vous n’avez pas le droit de vous exprimer.

  • Rabin

    Bienvenu sur le blog Nono. Et merci de votre commentaire.
    Fits a exposé davantage d’éléments et d’arguments. Vous m’accusez de parler de ce que ne connais pas. Et vous dites que vous en savez beaucoup sur l’affaire. Partagez donc. Vous pouvez reposter un commentaire en mettant une note me demandant de ne pas le publier. Vous pourrez alors me communiquer tous les éléments qui selon vous pourront mieux m’éclairer.

  • Siganus K.

    Siganus Sutor, le 1 novembre 2010 à 17:52 Dit: Votre commentaire est en attente de validation.

    Ah… Je croyais que vous étiez partis pêcher à Agalega avant qu’elle ne devienne une base indienne…

    Hein ? quoi ? je suis xénophobe là ? 😆

  • Rabin

    😀
    J’ai pêché récemment. Mo fine gayn ene tazar ! Entre autres. Mais ce n’était pas à Agaléga.

  • Siganus Sutor

    Tan ki ou pa may cordonnier, no problem. Tazar-la enn bézer sa.

    Incidemment, “Sans doute est-ce parce qu’une entreprise, qu’elle soit basée à San Francisco, Mumbai ou Brisbane obéit aux même[s] logiques de performance et de résultat : ne dit-on pas Bombay quand on s’exprime en français ?

  • Torpedo

    Deutsche raus! Ach!
    Si tout le monde se mettait à virer des étrangers, je vois bien des pays vidés de leur population… Comme les USA, comme Israel, comme Dodoland lui-même…. Ah, mais oui, nous avons été tous importés ici, il faudrait le rappeler à ces intellectuels du FDI et les autres…
    Danke!
    Mit freundlische Grusse,
    Torpedo

  • Onion

    Sure, we don’t like foreigners, particularly those Boers over on the west coast and especially those foreigners who have the nerve to take « our » posts in the public sector. Don’t they realise that they are for our kind!

    We want change in Mauritius, so we bring in people who can bring about that change, but soon realise that we don’t want to change ourselves, we just want the benefits that change brings. Then we get rid of them, without the change, both monetary and ideological.

  • Onion

    This seems to be connected, so I thought I would post it here: http://www.defimedia.info/blogs/1084/Help-Im-a-European-in-Mauritius.html

    Doesn’t paint the Europeans moving to Mauritius in a particularly positive light.

  • Bertrand CHAGAL

    Wow…Un journaliste qui s’exprime de façon objective, des étudiants qui s’énervent… le blogosphère mauricien devient intéressant, enfin ! Mais bon, il y une limite au ridicule.

    Déverser son venin n’est déjà pas très élégant dans une discussion civilisée, et quand il s’agit de délation on tombe carrément dans le ridicule outrageusement burlesque. Cela devient tout simplement du manque de respect. Quand un étudiant se permet de telles largesses à l’encontre d’un journaliste, il donne tout simplement son feu vert à l’arrogance de l’appareil dirigeant vis à vis de la presse. C’est le mauvais signal… ET ça petit Etudiant tu devrais te le rentrer dans le crane… Le journaliste est un allié du peuple, pas son ennemi !

    Au vu et entendu de ces dernières semaines, c’est sur que Sieur Jeetah a bien des responsabilités qu’il ne veuille admettre dans cette histoire. Il est aussi vrai que la dame Peitzmeier n’est pas libre de tout reproche comme il est aussi vrai de dire qu’à la FDI il y a encore du boulot, surtout de la part des aspirants stylistes.

    Le problème c’est qu’ici dans ce merveilleux pays, tout le monde se découvre à un moment ou à un autre, des fibres d’administrateur de haut vol. Cela prend du jardinier pour aller jusqu’aux juniors en passant, dans le cas de la FDI, par certains Elèves. La culture de la médiation n’existe pas dans ce pays. Les magouilles et les messes basses sont légion quand il s’agit de remédier à des situations chaudes. Au lieu d’éteindre les incendies ici, on les ravive. Pour avancer, complots, mutineries et rebellions restent les pires solutions. Dommage pour les stylistes-en-herbe.

    Ce n’est pas en exhortant la haine que leurs créations en seront plus pros. L’abnégation dans l’adversité reste le meilleur atout vers des performances dignes et réussies. La médiation, le meilleur medium vers les changements.

    Et puis restez humbles, cool, zen et surtout bien à votre place. Vous énerver, alors que vous avez toute votre vie professionnel et conjugale à venir pour le faire, vous rend plus con. Dommage, vous qui êtes si brillants!

  • Rabin

    Bienvenu sur le blog Bertrand.

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