Archives mensuelles : mai 2011

Pour l’amour du fric

Drôle de rapport que celui des Mauriciens avec l’argent. Le sentiment pourrait presque se résumer en une phrase : « Sois riche et cache-toi ! » Il ne fait aucun doute que certains lecteurs pousseront des cris d’effroi à la lecture du dossier de cette semaine de l’express dimanche. Des « c’est indécent, comment peut-il toucher tant de millions par an ? » se feront probablement entendre.
C’est dommage…

Si la conscience collective locale est composée d’un fatras d’apports européens, africains et asiatiques, ce sont souvent les a priori européens et judéo-chrétiens qui se manifestent dans nos rapports avec l’argent. La fortune, quand elle n’est pas discrète, devient invariablement obscène… ou même sale. « Finn kokin sa, li finn fer tranzaksion, piti misie la sa, alerma li proteze… » Voilà quelques variantes de ce que l’on peut entendre au sujet des signes extérieurs de richesse qu’arborent quelques-uns de nos compatriotes.

Des psychosociologues ont encore à décrypter cette étonnante défiance qu’ont les Mauriciens envers ceux qui réussissent. Jean Suzanne – même s’il est loin d’être un patron modèle – a sans doute été desservi par son image de golden boy pouvant se permettre de flamber un demi-million de roupies sur une montre. De même, on se prend presque à comprendre Navin Ramgoolam quand il a balayé la polémique au sujet de son Aston Martin d’un hargneux : « Ki zot oule, mo roul dan saret bef ? »

Le Premier ministre a démontré, le 1er mai dernier, qu’il a une lecture très « complexée » de certains comportements et critiques. Toutefois, contrairement à ce qu’il affirme, les écrits de Frantz Fanon n’expliquent pas tout. Là où Ramgoolam voit des esprits « colonisés », nous voyons des esprits coincés dans une logique de classe. Hier encore, les grands-parents d’une majorité de Mauriciens étaient des ouvriers mal payés dans les champs et sur les chantiers et docks. En à peine une génération et demie, leur niveau de vie, et surtout celui de leurs enfants, a connu un bond phénoménal.

Sauf que l’émancipation économique n’a pas été accompagnée de l’affranchissement des esprits. Le petit-fils de laboureur qui devient cadre est une progression acceptée. La fille d’infirmière qui finit avocate force l’admiration des voisins. Mais au-delà de ces scenarii, le « Mauritian Dream » cahote. Si aux États-Unis, le « tout est possible » est érigé en dogme quasi religieux, ici, un succès trop éclatant passe vite pour être suspect… voire immérité.

Le Mauricien moyen semble trouver parfaitement acceptable que certains de ses compatriotes mènent une vie rêvée à New York ou à Singapore en tant qu’as de la finance ou chef d’entreprise. Mais il suffit de replacer ces mêmes enfants du pays dans le contexte local pour que leur train de vie soit soudain considéré comme presque illégitime.

Si Prakash Maunthrooa a pu gagner Rs 200 000 en un mois en tant que consultant international, certains esprits chagrins ne verront en lui qu’un nominé politique, qui ne mérite nullement le même package en tant que directeur général du Board of Investment. De même, si les Rs 20 millions que coûte annuellement le grand patron de la MCB peuvent paraître faramineuses, ce chiffre ne représente, en fait, qu’à peine la moitié du centième des bénéfices de cette banque !

L’émancipation économique des Mauriciens passera par notre capacité à voir grand, en nous décomplexant vis-à-vis des gros sous et des gros salaires. Si un Premier ministre ou un ministre compétent encaissent respectivement un chèque de Rs 200 000 et de Rs 145 000 à chaque fin de mois, nous ne devrions pas avoir à y redire. Seule la compétence compte. Celle-ci est d’ailleurs parfaitement mesurable car liée aux résultats que produisent élus, fonctionnaires, nominés politiques ou grands pontes des affaires. Le reste, tout le reste, n’est que complexe mal placé.


Combien pèse une fédération ?

À cette question, Somduth Dulthumun répondra sans doute 400 000 personnes. Le président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation ( MSDTF) aime à rappeler que son organisation rassemble le tiers de la population locale. C’est donc drapé de cette légitimité de « leader » qu’il prétend avoir une infl uence sur la vie publique et politique du pays. Il l’explique d’ailleurs, sans faux- semblants, dans l’interview qu’il accorde à l’express dimanche cette semaine.

La posture de Dulthumun n’est en rien exceptionnelle dans le paysage local. Les hommes du culte qui prétendent devoir infl uencer les affaires nationales sont légion. Menon Murday a récemment troqué ses habits de président de la Mauritius Tamil Temples Federation pour celui d’expert énergéticien. Faisant la leçon au gouvernement pour n’avoir pas choisi de concrétiser le projet de centrale électrique CT Power .

Le père Jocelyn Grégoire de la Féderation créoles mauriciens s’est, lui, improvisé « agwa » le temps de présider à la réunifi cation de la « grande famille » bleue en 2009. C’est cette mobilisation d’un bassin électoral ethniquement homogène qui explique probablement en grande partie la générosité de Ramgoolam envers le PMSD. Le parti avait, en effet, obtenu sept investitures au sein de l’Alliance de l’avenir lors des élections générales de mai 2010.

Revenons toutefois à Dulthumun. Le président sortant de la MSDTF brigue un nouveau mandat à la tête de l’organisation aujourd’hui. Face à lui, deux groupes, menés par Bissoon Mungroo et Rajendra Ramdhean, prétendent diriger autrement la fédération. Quelque part, cette situation nous amène presque à souhaiter que Dulthumun ne soit pas réélu. Histoire de vérifi er certaines choses…

Déjà, il s’agit de déterminer si le fauteuil de président de la MSDTF a quelques propriétés particulières, voire magiques. Par exemple, est- ce que celui qui s’y assoit perd invariablement son libre-arbitre ? Somduth Dulthumun semble, en effet, avoir réglé de manière défi nitive ses pas sur ceux du Premier ministre. Ramgoolam s’attaque à la presse… Dulthumun lui prête main- forte. Le chef du gouvernement critique le « grand capital » … le président de la MSDTF organise une conférence de presse dans la semaine pour reprendre les mêmes idées. L’interrogation s’impose d’elle- même. Si Bissoon Mungroo devient le patron de la MSDTF, se transformera- t- il en perroquet du Premier ministre ? Malgré sa promesse d’indépendance vis-à-vis du pouvoir ?

Ensuite, il s’agit de comprendre cette confiance – on peut aussi qualifi er cela de générosité – que le pouvoir place en celui qui occupe la présidence de la MSDTF. Dulthumun a été fait Officier de l’Ordre de l’Étoile et de la Clé de l’océan Indien. Le gouvernement l’a également propulsé sur le conseil d’administration de la Banque de développement mais aussi de l’ Independent Broadcasting Authority où il siège en tant que « member with experience in any other related activity » . Si Rajendra Ramdhean est élu aujourd’hui président de la MSDTF, sera- t- il décoré par la République dans les mois qui suivent ? Et trouverat- il son chemin vers des conseils d’administrations d’institutions publiques où il n’a pas sa place ?

Plus globalement, il faut surtout se demander : Dulthumun n’est- il qu’un agent politique que le pouvoir récompense pour services rendus ? Ou alors, est- ce sa fonction de « leader » autoproclamé de 400 000 Mauriciens qui lui confère des privilèges particuliers et probablement indus ? Si ce n’est que la première possibilité, cela va encore. Car nous ne serions là que dans un des vulgaires épisodes du long feuilleton de copinage dont les politiciens locaux – tous partis confondus – sont les acteurs de longue date.

Si, par contre, c’est le deuxième cas de figure qui est applicable, tout cela devient autrement plus grave et scandaleusement antirépublicain. Si le seul fait de diriger une organisation représentative d’une seule partie de la population donne droit à autant de privilèges, d’autres questions se posent de facto . Au nom de quoi un traitement similaire à celui de Dulthumun serait refusé à Menon Murday ou au président de la Jummah Mosque ?

Si le pouvoir politique ne peut garantir l’égalité de tous les cultes devant nos instit, utions, il faut absolument que sa générosité envers certains leaders serviables cesse. Ce serait déjà un premier pas. En attendant que le prochain, plus important, soit franchi. Celui qui permettra que les citoyens se fassent entendre du pouvoir sans avoir à grimper sur les épaules de ces associations socioculturelles. Qui, décidément, ne semblent faire ni dans le culturel et encore moins dans le social. Tant elles sont affairées à faire avancer des causes personnelles…


Bérenger veut faire alliance

Paul Bérenger a trahi ses intentions. Il a suffi d’une phrase pour cela. A une poignée de minutes de la fin de son discours du 1 er mai, le leader du MMM a dit souhaiter que les pouvoirs du président de la République et du Premier ministre soient rééquilibrés. Décodé, son « Il faudra amender la loi pour accroître les pouvoirs du président de la République » donne : « Oui, je suis ouvert à la possibilité d’une alliance. »

Mais avec qui ? Avant de répondre à cette question, il convient d’expliquer la volte-face implicite de Bérenger quelques semaines seulement après ses déclarations tonitruantes à l’effet qu’il ne cherche nullement à se rapprocher de l’adversaire… notamment du Parti travailliste ( PTr). Si Bérenger en vient à faire des appels à « koz koze » depuis dimanche, c’est à cause d’une confi guration politique précise.

Les dernières élections générales ont prouvé une nouvelle fois que, seul, le MMM peut être un puissant parti d’opposition… mais pas de gouvernement. En effet, si Paul Bérenger choisit de garder le leadership du MMM et de se projeter comme l’alternative à Ramgoolam, son parti ne réussira – dans le meilleur des cas – qu’un score de 40 %, voire 45 %, lors de prochaines législatives. Bérenger sait cela.

Une alliance électorale en vue de reconquérir la majorité parlementaire s’impose donc au patron des mauves. Prisonnier de son statut de chef historique, sans plan de succession, Bérenger semble comme condamné à porter son parti au pouvoir dans le cadre d’une alliance. C’est à ce prix qu’il s’octroiera le droit de s’éloigner de la maison mauve sans courir le risque de la voir imploser.

La question fondamentale demeure donc : Bérenger préférerat- il faire des appels du pied plus explicites à son « ami » Navin Ramgoolam ou à son ex « petit frère » Pravind Jugnauth ? La préférence prononcée – historique même – du leader des mauves pour le PTr est connue. Bérenger reste persuadé que l’association de ces deux partis mène invariablement à une sorte de pax romana nationale. Synonyme, entre autres, d’apaisement de malaises diverses et variés dans notre société.

Ramgoolam a toutefois pris une direction particulière depuis plus d’un an. Sa menace « Mo pou fini MMM » semble de plus en plus sérieuse. Son langage aux relents communautaristes de dimanche n’est en rien anodin. Le message semble clair : tout le sépare de Bérenger. Conseillé par une troupe qui semble lui avoir prouvé qu’il peut gouverner sans le soutien de presque la moitié de la population, Ramgoolam pourrait ne faire que peu de cas de l’intérêt de Bérenger de contracter une alliance.

La dot proposée par le patron du MMM dans le cadre de ce mariage de raison peut paraître alléchante pour Ramgoolam. Le Premier ministre se targue régulièrement de son style présidentiel. Il cultive l’image de celui qui gouverne au-dessus de la mêlée des ministres politicards. Avec Bérenger et les trois quarts des votes assurés à l’Assemblée nationale, Ramgoolam pourrait se tailler un costume présidentiel sur mesure. Mais il y a fort à parier que le Premier ministre refusera cette union. Prendre la place de président – aussi puissant soit-il – signifiera également laisser certaines clés du pouvoir à un Premier ministre qui pourrait bien être Bérenger.

Faire cela, ce serait se risquer à susciter l’incompréhension dans l’électorat traditionnel travailliste non encore habitué au fonctionnement d’un régime présidentiel. Il suffi ra qu’un MSM abandonné et contrarié transforme cet arrangement – en termes de perception – en une abdication déguisée de Ramgoolam, un remake de « pouvwar pe sap dan nou lame » , pour que Ramgoolam en paie un certain prix politique et que le MSM en sorte étonnamment revigoré lors de prochains scrutins.

Ce scénario n’a rien pour plaire à Ramgoolam. Qui entend gouverner encore dix ans, voire davantage. Cette intention, toutefois, ne plaît pas nécessairement au MSM. L’ambition de Pravind Jugnauth grandit. Il n’est donc pas dit qu’il acceptera de rester dans l’ombre du patron des travaillistes pendant encore deux mandats. Il a prévenu dimanche qu’il a sa « dignité » et qu’il entend « se faire respecter » . Ces sentiments pourraient tôt ou tard le pousser à vouloir s’émanciper de la fonction de quatrième couteau du gouvernement de Ramgoolam.

Paradoxalement, c’est peut-être Paul Bérenger qui remettra très volontairement les clés de son émancipation à Jugnauth. Au travers d’une réforme – symbolique cette fois-ci – de la fonction présidentielle. En face d’un Ramgoolam vieillissant et potentiellement victime de l’usure du pouvoir d’ici un an ou deux, Paul Bérenger acceptera volontiers la fonction de joker politique de Pravind Jugnauth.

Dans un premier temps, il s’agira d’accepter une réforme a minima de la fonction présidentielle. Dans un objectif double. D’abord donner l’impression que l’ascension au Réduit de Paul Bérenger équivaut au couronnement d’une carrière et non à une voie de garage. Ensuite permettre au leader du MSM de prendre la tête du gouvernement sans que Paul Bérenger ne fasse office de Premier ministre bis dans les coulisses du pouvoir.

Bérenger a déjà dû faire ce calcul. Pravind Jugnauth également. La seule inconnue, c’est le temps qu’ils prendront pour mettre ce plan à exécution…


Pour un 1er mai réussi

Soyez rassuré. Il ne va pas vous falloir aller voter dans les jours qui viennent. Par ailleurs, ni le Parti travailliste à Vacoas, ni le MMM à Port- Louis, ne vont attirer des foules « monstres » de 100 000 personnes. Inutile donc de vous rendre à leurs rassemblements pour pouvoir dire dans dix ans : « J’y étais ! » Alors, restez chez vous.

Ce n’est pas que nous pensions que vous ne savez pas occuper votre dimanche, mais nous vous proposons quand même une petite liste d’activités qui vous permettra de réussir votre 1 er mai. Au choix, vous pouvez donc…

Resserrer vos liens

1. Vous avez une vie professionnelle débordante. C’est également le cas de votre conjoint(e) ou de votre petit(e) ami(e). Chacun reproche à l’autre de laisser le travail tout envahir. Allez « bruncher » ou déjeuner ensemble aujourd’hui. Si vous avez des gamins, laissez les chez le voisin, le cousin ou avec la babysitter. Être en charmante compagnie, c’est quand même mieux que d’être agglutiné au milieu d’une foule hurlant « Paul » ou « Navin » à tout bout de champ…

2. Vous pouvez aussi choisir de passer un moment avec votre enfant. Ramgoolam va encore raconter quelques anecdotes sur son père. Votre gamin n’en a rien à faire. Mais il y a des chances qu’il ou elle soit intéressé(e) à savoir comment vivaient vos grands- parents. Quand Internet et la moitié des choses que votre enfant prend aujourd’hui pour acquises n’existaient pas…

3. Si tout cela vous a rendu nostalgique. Et si, surtout, les hasards de la vie vous ont conduit à habiter à l’autre bout du pays, choisissez d’organiser un grand rassemblement impromptu de la famille. Prendront la parole, maman, papa, soeurs, frères, beaux- frères, belles- soeurs, etc.

Faites quelque chose de vos mains

4. Il se peut toutefois que vous n’ayez pas du tout envie de rester coincé derrière un bus en vous rendant chez vos parents. Alors faites renaître l’artiste qui est en vous. Sortez la guitare que vous n’avez pas touchée depuis des mois. À défaut, rejouez « Peas pudding hot » ou « J’ai du bon tabac » sur la flûte à bec de votre fi lle. Les sons que vous obtiendrez seront invariablement plus musicaux que les braillements des politiques au micro.

5. Il y a sinon d’autres manières d’utiliser ses mains chez soi… bricolez donc. À tous les coups, il y a une balustrade à réparer, un pied de chaise bancal à remettre d’aplomb ou alors un pan de mur à repeindre. Voyez le bon côté des choses, vous bougerez, alors que dans le meeting, vous resteriez planté au même endroit à vous faire rôtir au soleil.

6. En parlant de planter… ne trouvez vous pas que le basilic coûte cher dans les supermarchés ? Et que, pile le jour où il vous faut de la coriandre… vous n’en trouvez nulle part ? C’est vrai que la coriandre est rare en ce moment, tous les stocks ayant été réquisitionnés pour aromatiser les briani mauves et rouges. Pourtant, ces deux herbes poussent merveilleusement bien sous nos latitudes. Sortez vos pots de terre et semez donc.

Ressourcez-vous

7. Si c’est plus votre for intérieur que vous cherchez à cultiver. Il y a également de quoi faire. Sortez les CD ou alors, allez télécharger de la musique (légalement si possible). Si vous êtes fan de hard- rock, le dernier concert de Metallica du 23 avril en Californie est déjà disponible. Il a été vu par 50 000 personnes la semaine dernière. Bérenger et Ramgoolam, eux, n’ont pas vu une telle foule depuis longtemps. Si vous préférez une musique plus douce ; sortez le best- of de Frank Sinatra et amusez- vous à vous demander ce que la chanson « It was a very good year » évoque aux patrons du PTr et du MMM.

8. Si vous voulez plutôt voir qu’écouter, quelques fi lms s’imposent le jour où Pravind Jugnauth, Ramgoolam et Bérenger sont eux- mêmes en vedette. Il y a bien évidemment l’excellent 3 idiots d’Amir Khan. Puisque les alliances et mésalliances de nos trois grands partis politiques frisent souvent l’absurde, vous pouvez tout aussi bien rester dans ce ton. Les aventures de Rabbi Jacob ou Sacré Graal des Monty Python devraient merveilleusement agrémenter cette journée de l’absurde.

9. Ce qui paraît a priori absurde peut parfois faire l’objet d’une réfl exion approfondie. Choisissez cette piste avec Steven D. Levitt, professeur d’économie à l’université de Chicago, et Stephen J. Dubner, journaliste au New York Times et au New Yorker . Ils présentent l’économie et les politiques publiques sous un angle inédit dans leur ouvrage Superfreakonomics . Avec des questions comme : « Les hommes aiment- ils l’argent autant que les femmes aiment les enfants ? » ou « Pourquoi est- il plus dangereux de marcher en étant ivre que de prendre le volant en état d’ébriété ? » . Si vous voulez rester dans la couleur locale, le « Comment vivre à l’île Maurice en 25 leçons » d’Yvan Lagesse semble s’imposer. Même si l’on peut regretter que l’auteur n’ait pas actualisé son ouvrage.

10. Si rien de tout cela ne vous dit. Il vous reste encore votre canne à pêche. Esseulez- vous sur une bande de rochers au lever du jour et lancez- vous dans un mano a piscis . Mais vers midi, assurez-vous de déguerpir avec vos « vieilles » avant que la foule des pique-niqueurs de meeting ne vienne envahir votre plage et faire fuir vos poissons.

Voilà pour le programme. Si malgré tout cela, l’envie d’aller au meeting est toujours là. Bon courage. Ramgoolam et Bérenger vous remercient bien.

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