Archives mensuelles : mars 2011

Ramgoolam a raison

Qu’on se le dise, le Premier ministre est dans le vrai quand il affirme « que les experts n’ont pas forcément raison ». Si ce n’était pas le cas, la bombe malthusienne locale, « découverte » par Richard Titmuss, il y a un peu plus de 50 ans, aurait déjà explosé. Si les experts ne se trompaient jamais, l’Etat aurait également fait banqueroute depuis des décennies. A cause de son incapacité à financer l’éducation et les services de santé gratuits. C’est donc faire un faux procès à Navin Ramgoolam que de lui reprocher sa déclaration de mercredi dernier, lors de l’inauguration du nouveau campus du Charles Telfair Institute.

Il ne faut pas non plus se laisser aller à penser que le chef du gouvernement dédaigne les experts, surtout étrangers. Durant ses trois mandats, il a largement démontré son goût prononcé pour les spécialistes venus d’ailleurs. David Shattock a été son conseiller spécial en matière de réorganisation de la police. Andrew Scott le cornaque depuis plusieurs années sur son action économique. Geoffrey Robertson, éminent juriste britannique, a, lui, été chargé par Ramgoolam de soumettre des propositions de réforme dans notre droit de la presse.

La cause est donc entendue. Ramgoolam ne fait pas confiance aux experts – entre autres – mais s’en entoure à profusion. Contradictoire, tout cela ? Pas du tout. Pour se justifier, il explique que les technocrates ont trop tendance à ne « regarder les choses qu’en termes de roupies et de sous ». En effet, si l’on écoutait les spécialistes du Fonds monétaire international, par exemple, le taux de la Tva grimperait au-delà des 15 % actuels et certaines subventions sur les denrées de base ou le gaz disparaîtraient illico. Améliorant considérablement, au passage, l’état de nos finances publiques.

Si les experts se préoccupent, eux, des aspects techniques et économiques, c’est la vision à long terme qui doit monopoliser l’attention d’un Premier ministre. « Les leaders doivent montrer la voie et non suivre celle des autres », soutient ainsi Ramgoolam. A son crédit, on doit admettre qu’il l’a démontré en faisant arrêter les travaux de l’autoroute traversant la vallée de Ferney peu après son arrivée au pouvoir en 2005. Même si cette décision a coûté des dizaines de millions de roupies à l’Etat.

Un leader aussi brillant soit-il ne peut toutefois se permettre de se prévaloir de sa seule vision pour diriger un pays. Encore faut-il qu’il prenne les bonnes décisions au moment propice pour traduire sa politique dans la réalité. Si le choix d’arrêter les travaux dans la vallée de Ferney a été mûri en l’espace de quelques semaines, d’autres arbitrages – autrement ou tout aussi importants – sont en suspens depuis trop longtemps.

Si à l’échelle des temps géologiques, une année équivaut à moins d’une micro-seconde, à l’échelle d’un mandat de cinq ans, cette même période représente une éternité. Et l’éternité coûte cher ! Dans le cas du métro léger, dix années de tergiversations ont fait doubler le prix du projet. Estimé dernièrement entre 10 et 15 milliards de roupies.

Depuis sa visite à Singapour, en septembre dernier, le Premier ministre semble avoir résolument inclus le métro léger dans sa vision. Mais même si celle-ci est désormais claire, l’on ne peut s’empêcher de se demander le nombre d’années – et de milliards de surcoût – qui s’écouleront entre l’énoncé de la vision et sa concrétisation. Car la capacité de Ramgoolam à avoir une vision n’a d’égale que l’inertie dont il fait preuve au moment de la traduire dans la réalité.

L’Equal Opportunities Act, annoncée dans le manifeste électoral du Parti travailliste en 2005, n’a été votée que trois ans plus tard. A ce jour, elle ne sert à rien. Car les personnes chargées de l’appliquer n’ont pas encore été nommées… par le Premier ministre. Depuis 2008, Ramgoolam a présenté le projet Maurice Ile Durable (MID) comme la pierre angulaire du développement futur du pays. Trois ans après, le projet vivote. Non pas par manque de moyens financiers, mais parce que le Premier ministre ne juge toujours pas utile de passer à la vitesse supérieure. En donnant, par exemple, personnellement l’impulsion afin qu’une vraie feuille de route soit établie lors d’une sorte de Grenelle de l’Environnement local.

La vision, sans la capacité de la traduire dans la réalité, n’a que peu de valeur. Le Premier ministre doit le savoir. Dans sa sagesse, il pourrait même songer à s’inspirer de ceux qui ne perdent aucun temps à concrétiser une vision. Pravind Jugnauth et Maya Hanoomanjee ont peut-être quelques conseils à lui prodiguer à ce sujet. En tant que ministres des Finances et de la Santé, n’ont-ils pas fait en sorte que l’ambition du Premier ministre de construire un hôpital gériatrique dans le pays soit concrétisée en à peine plus de six mois ? Pour la modique somme de Rs 144 millions !

D’autres commentaires sur cet édito


(In)conscience citoyenne

De 3 000 à 200. En une semaine, Harish Boodhoo aura attiré 2 800 personnes de moins lors de son meeting de mobilisation en face du quartier général de la MBC, vendredi. Pourquoi une telle contre-performance ?

N’en déplaise à Boodhoo, son mouvement s’essouffle. Parti pour ébranler la maison soleil, l’ancien allié de sir Anerood Jugnauth a laissé plus d’un spectateur sur sa faim depuis la semaine dernière. Devant le Sun Trust , il s’était contenté de faire du Boodhoo. En versant allègrement dans les invectives personnelles, les insinuations douteuses, pour finir par dénoncer des faits que la presse se fait un devoir de relater depuis début 2011. De quoi échauder un auditoire alléché par la promesse de « révélations explosives » au sujet des puissants du jour.

Certes, l’isolement du lieu choisi pour sa manifestation de vendredi explique, en partie, la faible affluence. En effet, la grande majorité des Mauriciens ne sait sans doute pas comment se rendre au nouveau quartier général de la radio- télévision nationale. Toutefois, au- delà de Boodhoo et des causes nobles ou des vengeances personnelles qui le motivent, la maigre assistance de vendredi trahit un phénomène plus inquiétant : le piteux état de notre conscience citoyenne. Il y a des explications plus globales – quasi structurelles – à cela. Les courroies de transmission de la grogne, voire de la révolte, sont en panne.

Ainsi, la plupart d’entre nous n’accordent que peu de crédit aux syndicats. Ils sont jugés incapables de s’entendre entre eux… même quand il s’agit de défendre les grandes causes. Ils passent également pour être carrément marginalisés par l’Etat. Qui ne semble pas vouloir les considérer comme les partenaires incontournables du dialogue social dans le pays.

Si les syndicalistes sont décrédibilisés, les Boodhoo, à force d’entretenir des inimitiés à géométrie variable, n’inspirent plus confi ance. L’opposition, qui jure n’entretenir aucun rêve d’alliance avec Navin Ramgoolam, est quant, à elle, jugée avec tout autant de méfi ance. Vers qui se tourne donc le citoyen révolté, le Mauricien en colère ?

Il compte sur lui- même et « so bann » . L’action revendicative, l’acte citoyen deviennent individualistes ou communautaires. Depuis neuf ans, un nouveau phénomène est apparu. La menace : « Mo pou al met sa radio. » Plus d’un fonctionnaire ou responsable de service- client dans le privé a eu des sueurs froides en entendant son interlocuteur proférer cette mise en garde.

Les émissions comme Enquête en direct ou Explik ou ka ont été transformées en machines à trouver des solutions. Or, ces dernières sont purement individuelles. Si un fauteuil roulant est trouvé dans l’heure pour une personne handicapée grâce à l’émission de Radio One , cela ne veut nullement dire que les prochaines demandes – non « radio-assistées » – de ce type seront traitées avec la même célérité par l’administration concernée. Mais peu importe. Pour la personne lésée, si son cas est résolu, le problème de fond n’existe plus. C’est la même logique qui anime les nombreux grévistes de la faim qui ont manifesté pour des causes diverses et variées – surendettement, licenciement, expropriation – ces dernières années.

Si des anciens employés d’Infinity protestent pour obtenir leurs salaires, il nous reste encore à assister à un rassemblement unitaire de centaines d’employés du BPO pour réclamer une législation appropriée pour ce secteur. Si les exilés de Riche-Terre ont entamé une grève de la faim, nous n’avons pas jusqu’ici connu de grèves d’agriculteurs locaux réclamant plus de terres afin de promouvoir l’autosuffisance alimentaire du pays. Si des emprunteurs désabusés ont dénoncé à cor et à cri des mafias organisées, personne n’a encore initié une série de manifestations afin d’amener les Mauriciens à consommer de manière responsable ou à identifier les comportements pouvant faire basculer une famille dans le surendettement.

Le 20 janvier 1961, John Kennedy prononça un discours dont l’une des phrases résonne toujours avec la même justesse. « Ask not what your country can do for you. Ask what you can do for your country » , avait- il demandé à ses concitoyens. Cinquante ans plus tard, nous gagnerions à y réfléchir. Les « 50 de Fukushima » , au Japon, semblent l’avoir déjà fait depuis vendredi dernier…

D’autres commentaires sur cet édito


Ce que le Dalaï-Lama dit au MMM

Les grands hommes savent se retirer le moment venu. Aux autres – de moindre stature –, il faut leur montrer la sortie. C’est la leçon à retenir de la récente annonce du Dalaï-Lama. Le chef du gouvernement tibétain en exil a fait savoir, ce jeudi, qu’il renonce à ses fonctions politiques. A 6 000 kilomètres de Dharamsala, nos leaders politiques locaux n’ont que faire de ces leçons. Au pouvoir, ils y tiennent. Certains y sont nés. D’autres projettent d’y rester jusqu’à la fin.

La question d’un retrait doit toutefois intéresser au plus haut point l’un de nos leaders politiques : Paul Bérenger. Dans quinze jours, le patron du MMM souffle ses 66 bougies. « Pas si vieux que cela ! » affirmeront ses partisans. Le commentaire est tout à fait recevable. Surtout quand on sait que Navin Ramgoolam fête ses 64 ans en juillet et que son père, sir Seewoosagur, avait, lui, 67 ans au moment de diriger le premier gouvernement de l’île Maurice indépendante.

L’âge biologique n’est toutefois que secondaire. C’est l’âge politique des leaders qui détermine le rôle qu’ils peuvent encore jouer dans notre démocratie. Voici 42 ans que Bérenger fait de la politique active. Un temps qu’il a majoritairement dédié à incarner l’opposition intra- et extraparlementaire. Ramgoolam n’a, lui, « que » 20 ans à son compteur politique. Dont l’essentiel passé à exercer le pouvoir. Ce différentiel explique largement pourquoi chez une bonne partie de la population, Bérenger ne peut prétendre être « l’homme d’avenir » face à Ramgoolam. Que faire à partir de ce constat ?

Des apparatchiks mauves expliqueront qu’il n’y a rien à faire : « Bérenger est la plus grande force et la plus grande faiblesse du MMM. » La posture est démissionnaire. Car au sein même du bureau politique du MMM, certains se sont fait une opinion – Bérenger est aujourd’hui la plus grande faiblesse du MMM ! Le hic, c’est que personne n’ose le lui dire. De peur d’être humilié en plein bureau politique, ou par piété pour « le parcours » du leader.

Les Mauves s’en remettent donc à la « sagesse de Paul ». Qui en profite pour débiter les mêmes idées – usitées – lors de ses anachroniques conférences de presse du samedi matin. En interne, au lieu d’élaborer une stratégie politique à long terme, le court-termisme tactique est érigé en dogme. Pendant que ses lieutenants planchent sur des réformes sociétales, Paul Bérenger se pose la question de savoir s’il faut intégrer Ashock Jugnauth à son parti ou se préparer à s’allier à Ramgoolam. Guérir de cette schizophrénie nécessite un remède radical. Bérenger doit partir.


L’idée n’est pas de décapiter le MMM. Mais plutôt de gérer le fait que Bérenger est devenu une cible trop facile pour l’adversaire. Qui a compris qu’il suffit de le discréditer pour dévaloriser son parti. Mais il ne s’agit pas non plus de liquider Bérenger pour le remplacer illico par un nouveau leader omniscient. L’après Bérenger doit être le temps des idées pour le MMM. Le parti devra renverser ce qui passe désormais pour être la norme : les mouvements politiques sont entièrement voués au service de leurs leaders. Or, les révoltes populaires dans le monde démontrent chaque jour que les peuples veulent exactement l’inverse. Le MMM doit entendre cela…

Ainsi, une direction collégiale apparaît comme la formule idéale pour que les idées du parti volent enfin la vedette aux hommes. L’avantage sera double. D’abord, permettre la prise de parole des cadres mauves, experts dans leurs domaines respectifs. Ensuite, rendre inopérante la stratégie rebattue des adversaires du MMM consistant à bombarder Bérenger de critiques afin de discréditer aussi bien sa personne que son parti. Demain, il faudra critiquer l’équipe du MMM, les idées mauves. Non plus un homme.

La naïveté est toutefois à proscrire. Pour un parti, une joute électorale se remporte sous les ordres d’un chef. La direction collégiale ne pourra donc opérer indéfiniment. Par la pertinence de sa réflexion ou son charisme personnel, il faudra qu’une ou plusieurs personnes en émergent. Il sera alors temps pour les militants MMM de choisir celui ou celle qu’ils installeront dans le fauteuil de leader.

Ce que nous décrivons jusqu’ici n’implique en rien que Bérenger aille en exil forcé à Riverwalk. Il est impératif que le leader historique des Mauves conserve une sorte de fonction « d’Elder Statesman » au MMM. Soit un vieux sage donnant sporadiquement son opinion sur les grandes décisions et orientations du MMM. Ou que l’on consulte dans des moments de doute. Plus que tout, il faudra que Bérenger « adoube », le moment venu, le nouveau patron du MMM et l’assure de son soutien plein et entier.

Tout cela est-il réalisable ? Oui, à condition de disposer du temps nécessaire à la refondation du parti, de ses idées et de son fonctionnement. Cela implique donc que ces changements soient initiés dès maintenant. Afin que le nouveau leader puisse être nommé à temps pour mener ses troupes à la bataille en 2015. En sachant que l’objectif de cet homme, ou de cette femme, ne sera nullement de gagner les élections d’alors. Mais plutôt de consolider les bases de son parti afin de ne pas perdre le scrutin de 2020. Le chemin est long, les objectifs lointains. Le MMM veut-il vraiment les atteindre ?

D’autres commentaires sur cet édito.


A quel prix !

Pour un chef de famille, les tenants et aboutissants du taux de l’inflation importent peu. L’évaluation du coût de la vie, il l’effectue lui- même. En comparant d’un mois sur l’autre la valeur de la facture alimentaire et énergétique qu’il arrive à payer avec son salaire. Ce que la grogne ambiante – relayée par des syndicats, associations de consommateurs et le citoyen lambda – nous apprend donc, c’est que les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles. Surtout pour les revenus moyens et faibles. Face à ce problème, les pouvoirs publics prétendent donner le change. Ce n’est pas si facile. Il faut le dire aux consommateurs.

A tour de rôle, Michael Sik Yuen et Showkutally Soodhun ont expliqué que si le besoin s’en fait sentir, le gouvernement réintroduira le contrôle des prix sur certaines denrées de base afin de circonscrire la flambée du coût de la vie. Le ministre de la Protection des consommateurs et son collègue du Commerce semblent oublier que la précédente tentative – sur le lait – a lamentablement échoué. A l’avenir, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

S’obstiner à vouloir contrôler les prix, c’est méconnaître les mécanismes en jeu dans notre économie. Il ne s’agit pas de défendre aveuglément le principe des prix libres. Mais plutôt d’expliquer pourquoi leur contrôle s’avère problématique. Pour cela, il faut commencer par le factuel : l’importation ou la fabrication d’un certain nombre de produits – lait, poulet, grains secs par exemple – est la chasse gardée d’un petit nombre d’opérateurs économiques. Qui ont tous un lien quasi- organique avec les grandes et moyennes chaînes de distribution.

Parce qu’elles contrôlent l’essentiel du volume de l’alimentaire vendu dans le pays, ces chaînes imposent leurs prix d’achat aux fournisseurs. Si les autorités s’acharnent à vouloir fixer les prix ou déterminer un taux de marge maximal, les grandes chaînes réagiront. Notamment en obligeant les fournisseurs à les approvisionner à des prix plancher afin de rester compétitifs dans les paramètres de marge et de prix imposés par le gouvernement.

Certains fournisseurs pourront rentrer dans cette logique en rognant sur leurs marges et en misant sur le volume vendu aux distributeurs pour dégager des bénéfices soutenus. D’autres, toutefois, trop petits ou mal structurés, devront fermer boutique. Incapables qu’ils sont à produire ou importer à moins cher. Conséquence : un marché moins compétitif, contrôlé par moins de producteurs/importateurs. Autant pour le choix du consommateur !

Une autre conséquence est également prévisible. Ne pouvant dégager de grosses marges sur les denrées vendues en gros volume, les distributeurs tenteront de faire du chiffre à partir des produits dont les prix ne sont pas réglementés. La marge perdue sur un sachet de lait ici, sera ainsi rattrapée ailleurs, sur un déodorant, des glaces ou des serviettes de table. Le prix d’un caddy bien rempli au supermarché pourrait ainsi rester sensiblement le même malgré le contrôle des prix. Ou alors – ce n’est pas exclu – coûter plus cher au consommateur.

Qu’à cela ne tienne, en attendant de contrôler les prix, le gouvernement entend les placer sous surveillance. Grâce à la mise en place d’un observatoire des prix. Le raisonnement du ministre Sik Yuen est simple, pour ne pas dire simpliste. En publiant un relevé régulier d’un caddy- type de produits de grande consommation, l’observatoire amènera les consommateurs à aller faire leurs courses dans les enseignes les plus compétitives.

Encore une fois cela pose un double problème. D’abord, ce système exclut de facto les petits commerces. Le « laboutik sinwa » du coin, déjà incapable de demander des prix compétitifs à son fournisseur, aura de plus en plus de mal à vendre une palette complète de produits. Et deviendra inexorablement un vendeur de petites bricoles… à défaut de disparaître.

Ce système concentrera davantage la clientèle vers trois ou quatre grosses enseignes qui fonctionneront selon un nouveau paradigme. Il s’agira d’être ultra- compétitif sur tous les produits rentrant dans le caddy afin d’obtenir les bonnes notes de l’observatoire. Pour ensuite faire en sorte que tous les produits non essentiels soient frappés de la marge la plus élevée.

La clientèle, attirée par les bons soins de la publicité gratuite faite par l’observatoire des prix, reviendra tous les mois acheter le poulet vendu à prix volontairement et perpétuellement cassé. Mais elle repartira avec de la glace ou des serviettes en papier vendues presque plus cher que dans la petite épicerie du coin.

C’est à se demander si ces mesures, si elles sont adoptées par les pouvoirs publics, ne devraient pas bénéficier d’un nouveau label : « Sponsorisé par la grande distribution locale » !

D’autres commentaires sur cet édito.


En hindi, s’il vous plait

Voici l’édito du jour sur Radio One. Je me suis attardé sur le speech que le Premier ministre a prononcé, en Hindi,  ce dimanche à Ganga Talao. Pourquoi donc Navin Ramgoolam s’acharne-t-il à discourir dans une langue qu’il ne maîtrise absolument pas ? Éléments de réponse…

 

En Hindi, s’il vous plait


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 2 129 followers