Archives mensuelles : février 2011

En attendant 2013

Vulgarité, arrogance, naïveté… La liste des adjectifs qualifiant le comportement et l’attitude de Pravind Jugnauth s’allonge de jour en jour. La faute à une campagne d’explication à travers l’île qui s’avère calamiteuse. Depuis une semaine, plus le ministre des Finances dit qu’il n’a rien à voir avec le rachat de la clinique Medpoint par l’Etat, moins on a envie de le croire.

Est-ce à cause de son incapacité à convaincre que Pravind Jugnauth sombre dans la surenchère et menace à tour de bras l’opposition et la presse ? Ou alors « vinasha kale viparita buddhi ¹ », le proverbe sanskrit millénaire, se vérifie? Toute l’opposition et une partie des Mauriciens se posent ainsi sérieusement la question : les jours de Pravind Jugnauthet du MSM au gouvernement sont-ils comptés ? Tant certains faits et coïncidences semblent l’étayer.

Il y a d’abord cette série de commentaires venant des travaillistes. Rajesh Jeetah, le prédécesseur de Maya Hanoomanjee à la Santé, avait ouvert le bal. En commentant l’affaire Medpoint par un laconique « chacun assumera ses responsabilités ». Ensuite, Nita Deerpalsing, la directrice de la communication des rouges, s’est fait un devoir de rappeler que « ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ».

Suren Dayal, Cader Sayed Hossen, Patrick Assirvaden, plus récemment Sheila Bappoo et Reza Issack, sont entrés dans la danse. Soit en montrant des signes d’agacement directs envers le leader du MSM ou alors en laissant entendre leur malaise autour du dossier Medpoint. Les us et coutumes du Parti travailliste sont connus. Les rouges rechignent à se prononcer publiquement sur des sujets prêtant à controverse. Sauf quand ils savent qu’ils ont l’appui (même tacite) du patron.

Si Ramgoolam s’est gardé de commenter l’affaire Medpoint jusqu’ici, il n’a pas non plus jugé utile de donner des signes ostensibles de soutien à son ministre des Finances. Au contraire, ses déclarations au sujet de ceux « qui vendent leur conscience »ou des conflits d’intérêts à éviter ont nourri d’âpres débats sur le sens à donner à ces propos.

Pis, de petites maladresses et oublis (volontaires ?) alimentent le malaise ambiant. Comme cette plaque d’inauguration de la New Customs House de Mer-Rouge qui ne fait pas mention de la présence de Pravind Jugnauth. Alors que celle marquant la pose de la première pierre du bâtiment en 2006 porte aussi bien le nom du Premier ministre que celui du ministre des Finances et patron de l’époque de la Mauritius Revenue Authority.

A tout cela, il faut ajouter la rapide progression de l’enquête autour de Medpoint. Les officiers de l’ICAC semblent en effet très zélés ces derniers temps. A croire que l’ordre leur a été intimé de travailler sur ce dossier avec la plus grande célérité. Ainsi, le Valuation Department du ministère des Finances,celui-là même qui a été chargé d’estimer la valeur de la clinique Medpoint, a reçu la visite d’enquêteurs de la cellule anticorruption cette semaine. Des documents ont été consultés. Des disques durs d’ordinateurs emportés. D’autres services du gouvernement et entreprises pourraient recevoir la visite del’ICAC dans les jours qui viennent. C’est dire le sérieux avec lequel le dossier Medpoint est traité.

D’aucuns pensent que tout cela va inévitablement conduire à l’implosion de l’Alliance de l’avenir. Quand Ramgoolam – dans les semaines voire les jours à venir –demandera au MSM de vider les bancs de la majorité tout en retenant éventuellement quelques éléments de valeur du parti soleil. Ce scénario paraît toutefois hautement improbable. Le Premier ministre n’a sans doute nullementl’intention de déstabiliser son gouvernement dès le début de son mandat. Il a probablement appris de ses déboires avec le MMM en 1997.

Du coup, l’agneau sacrificiel dans toute cette affaire paraît tout désigné : Maya Hanoomanjee. Le Premier ministre pourrait, en effet, être tenté de pousser la ministre de la Santé à la démission si les conclusions de l’enquête révèlent des manquements graves dans sa gestion du dossier Medpoint. L’affaire s’arrêtera alors là. Pour ne reprendre qu’en septembre 2013. Le renouvellement du mandat du président de la République sera alors la vraie occasion pour Ramgoolam de décider de l’avenir de son alliance. Un certain Rama Sithanen a appris, à ses dépens, que le couperet de Ramgoolam tombe avec des années de retard. Pravind Jugnauth pourrait, à son tour, le découvrir…

(1) Celui dont la fin est proche perd la raison.


La politique de la fellation

Si un palier inférieur au niveau zéro de la politique existe, Pravind Jugnauth l’a vraisemblablement atteint. Se sachant écouté par ses partisans et les journalistes, le leader du MSM a sciemment choisi de manier l’insulte et la vulgarité ce jeudi. Non content d’insinuer que Paul Bérenger est un alcoolique, Jugnauth s’est laissé aller à dire que ce dernier « pe sous le Dr Navin Ramgoolam » afin de contracter une alliance avec les travaillistes. On connaissait la politique de caniveau. Pravind Jugnauth invente la politique de la fellation !

Le patron du MSM serait bien mal inspiré de justifier ce grave dérapage verbal en arguant qu’il n’est pas le seul chef de parti à faire de la vulgarité un élément de son discours politique. Il est vrai que Paul Bérenger est un « serial dérapeur » en la matière. Durant la dernière campagne électorale, il s’est abaissé jusqu’à dire de Ramgoolam « so figir kouma fes ».

Au Parlement, c’est le machisme et la grossièreté puante de Bérenger qui ont parlé quand il a enjoint Nita Deerpalsing, la députée rouge, de « al rod enn mari ». Ramgoolam aurait tort de vouloir se démarquer du lot. Il a démontré, lui aussi, devant des milliers de personnes, qu’un micro défectueux peut l’exaspérer au point de traiter sa collaboratrice de « pitin ». En matière de vulgarité, Pravind semble donc évoluer parmi ses pairs.

Si les comportements de Bérenger et de Ramgoolam sont déplorables, celui de Pravind Jugnauth est par contre inexcusable. Car depuis son entrée en politique, comme conseiller municipal de la mairie de Vacoas-Phoenix en 1996, jusqu’à son ascension au poste de ministre en septembre 2000, Pravind Jugnauth n’a cessé de clamer son appartenance à « la jeune génération ».

De juillet 2005 à mars 2009, alors que le leader du parti soleil était dans l’opposition extraparlementaire, il a même fait de sa jeunesse un argument de vente politique. Le cadet de Bérenger et Ramgoolam d’une quinzaine d’années, Jugnauth a ressassé sa volonté de faire de la politique « autrement » en s’appuyant sur les « débats d’idées ». Décidément, on en était bien loin jeudi dernier !

Si elle est condamnable, l’attitude de Pravind Jugnauth témoigne, par ailleurs, d’un mal plus profond minant notre classe politique. Les quatre grandes formations du pays – PTr, MMM, MSM et PMSD – ont effectué toutes les permutations d’alliances possibles depuis 1967. Et depuis l’enterrement définitif des idéaux révolutionnaires du MMM en 1982, tous les partis ont pratiqué une politique plus ou moins sociale-démocrate mêlant interventionnisme d’Etat et libre entreprise.

Le débat de fond sur les rôles respectifs de l’Etat et du secteur privé a été tranché au début des années 90. Depuis, les confrontations ne portent que sur les moyens à mettre en œuvre pour atteindre des objectifs qui – à quelques nuances près – semblent être les mêmes aussi bien chez les mauves que les rouges. A titre d’exemple, les uns parleront d’empowerment tandis que les autres préféreront le concept de participation au développement économique et social.

En l’absence d’idées fondamentales à défendre, on s’attaque donc à l’homme. On calomnie en évoquant les mœurs des uns, la cupidité des autres, la soif du pouvoir d’un troisième ou « la mentalité colon » de celui-ci. Pravind Jugnauth, dont l’arrogance et le sentiment de supériorité sont désormais bien connus, a raté encore une occasion de marquer sa différence d’avec Bérenger ou Ramgoolam. Il aurait pu se distinguer de ses adversaires par la hauteur de sa réflexion et la pertinence de son discours. A la place, il nous a gratifié d’un « worst of » de ce dont les patrons travaillistes et MMM sont capables. La politique « autrement », ce sera pour une autre fois…


Bravo Pravind !

Je vous laisse écouter la poésie qui s’est dégagée des propos du leader du MSM, Pravind Jugnauth, ce jeudi soir. Cliquez sur le lien ci-dessous pour l’écouter. Je n’ai pas de commentaires à faire là, je les garde pour mon édito de ce dimanche.

Poème de Pravind Jugnauth


Caverne d’Ali Baba…sur roues

Vous connaissez tous l’art subtil, pratiqué surtout en Asie, de charger les motos juste en deçà du point de rupture. Afin de transporter le volume le plus important de marchandises avec. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, voici quelques exemples…

Il se trouve que nous avons également un champion de la discipline à Maurice. Voyez-vous même.

Je l’ai croisé ce dimanche dans une ruelle de l’Amitié, petit village à côté de Rivière du Rempart dans le nord. De ce que j’ai cru comprendre, c’est un habitué du coin. Il y fait sa petite tournée plusieurs fois par semaine.

J’ai discerné, entre autres, tongs, biscuits, diverses sucreries, fruits confits, ustensiles de cuisine, détergents, serpillières et papier toilette dans, à coté et sur la bajaj de ce vendeur.

Un exemple, s’il en faut…que le talent local rivalise avec l’inventivité asiatique!


Mc Donald’s, le végétarien

Il y a une différence entre « tolérance » et « compréhension ». Le problème du moment, c’est qu’on ne se comprend toujours pas. Tout en se tolérant de moins en moins. Si le climat social est instable, c’est parce que l’un des fondements même de notre capacité à vivre ensemble – la paix interreligieuse – semble menacée depuis quelques semaines.

Seuls les myopes croiront toutefois que c’est le litige opposant Iskcon à Mc Donald’s qui est la cause profonde du sentiment d’intolérance qui s’installe de part et d’autre de certains clivages. Le problème est ailleurs. Il faut en analyser les causes. En commençant par préciser que le conflit Iskcon/Mc Donald’s ne soulève nullement une question de laïcité. Les autorités locales ont octroyé un permis à Mc Donald’s en sachant pertinemment que l’enseigne de fast food allait opérer en face d’un centre religieux. Cette décision administrative dénote une approche foncièrement laïque des pouvoirs publics. Venons-en donc au cœur du problème…

C’est le mode d’exercice du pouvoir politique et la manière dont ce dernier gère ses accointances « religio-ethniques » qui est en cause. Fin mars 2010, le Premier ministre a fait un choix. En décidant de s’allier avec le MSM, le patron du Parti travailliste ne pouvait prétendre ignorer l’image qu’il allait projeter auprès de la population. Malgré les « cinq sous » du PMSD au sein de la roupie de l’Alliance de l’avenir de Navin Ramgoolam et Pravind Jugnauth.

Près d’un an après les élections législatives, Xavier Duval et son parti demeurent quantité négligeable dans un gouvernement perçu comme étant d’abord proche d’un électorat traditionnel, rural et conservateur. Ce qui n’est en rien un handicap. Ramgoolam – un homme que l’on ne peut accuser a priori de tropisme ethnique – aurait pu, à travers ses actions et sa posture, susciter l’adhésion de toute la population.

Le Premier ministre a toutefois échoué. C’est en effet l’image d’une personne emmaillotée par les lobbys socioculturels qu’il traîne. Ces organisations, au fil des années, se sont transformées en des chiens de garde. Dont la tâche est de voler au secours du maître au moindre pépin. Une fidélité dûment récompensée par des contrats ici ou des postes à responsabilité là. Cette promiscuité a achevé de convaincre une partie de la population – située du mauvais côté de la barrière ethnique – de l’existence d’un pacte tacite d’entraide entre le pouvoir et des « représentants » de cette majorité, censée être servie en priorité.

L’autre échec, c’est l’impression que donne le pouvoir d’être à son propre service. Même si le rachat de la clinique Medpoint par l’Etat se révèle être une opération parfaitement légale, de sérieuses réserves sur les dimensions éthiques et morales du deal perdureront. En effet, il y a quelque chose d’inconcevable dans le fait que l’émetteur et le bénéficiaire du chèque dans cette transaction fassent partie de la même famille. Peu importe s’ils se parlent ou pas !

Les réponses expéditives et l’attitude belliqueuse des responsables de cette transaction font planer une perception d’impunité et de « unaccountability » autour des familles régnantes. Que le silence de Ramgoolam sur le sujet n’arrange en rien. Si l’on ajoute à cela les jérémiades répétées du PMSD, l’on se retrouve avec un tableau particulier. Dans lequel le pouvoir semble être exercé par un cartel d’intérêts qui ne semble avoir nul besoin de quelques « cinq sous » pour donner le change par rapport à ses actions et décisions… aussi controversables soient-elles.

C’est dans ce contexte précis que survient l’affaire opposant Iskcon à Mc Donald’s. C’est dans ce climat que des religieux, les Hare Rama Hare Krishna, d’ordinaire pacifiques, appuyés par des nervis habitués aux démonstrations de force, se sont crus autorisés à imposer leurs préférences alimentaires à d’autres. Tandis que dans le camp d’en face, des commentaires irrespectueux voire insultants envers les philosophies religieuses passent désormais pour être parfaitement acceptables. Une attitude ouvertement intolérante rarissime dans le pays.

Toutefois, il ne faut pas se tromper de cible, ni de responsables. La cible n’est pas Iskcon. Les responsables ne sont pas non plus ceux qui s’amusent à dire sur Facebook et des blogs qu’ils vont se faire un devoir de manger deux fois plus de vaches qu’auparavant. Histoire de provoquer davantage les Hare Krishna. En effet, l’enjeu de cette surenchère n’est pas de faire s’entredéchirer la population majoritaire du pays et une minorité qui se considère injustement oubliée par le pouvoir politique. Il y a autre chose.

L’on peut penser que l’escalade continuera jusqu’à ce que le gouvernement prenne position. En faveur d’une partie ou de l’autre. Dans les deux cas, il sera alors temps de lui réclamer des comptes. Si le pouvoir choisit de privilégier la position de Mc Donald’s, il sera alors demandé à Ramgoolam d’expliquer son silence autour du rachat de Medpoint. Si c’est à Iskcon qu’il apporte son soutien, Ramgoolam aura alors à dire si oui ou non la religion majoritaire du pays a vocation à déterminer les conditions dans lesquelles s’exercent les libertés des autres groupes à Maurice.

Nous ne sommes pas à Tunis, ni au Caire. A Maurice les citoyens ont choisi de pousser le pouvoir jusque dans ses derniers retranchements. Ils attendent une réponse. Ce n’est qu’ensuite qu’ils se décideront à émuler les révolutionnaires arabes. Si la réponse de Ramgoolam les satisfait, par contre, ils redécouvriront sans doute tout le sens du mot « tolérance ». En attendant, un jour, de pouvoir vraiment se comprendre…

D’autres commentaires sur cet édito


Cousin, cousine

Dekole, pa kole . Cela pourrait être le slogan de la nouvelle campagne du ministère du Tourisme… et de la Police concernant les affi ches politiques dans le pays. Depuis le début de cette semaine, le commissaire de police et ses hommes ont en effet eu fort à faire. Ces derniers ont ainsi dû décoller des centaines d’affiches à travers l’île. Offi ciellement, parce que les mentions légales ( notamment le nom de l’imprimeur et le tampon des collectivités locales) n’y figuraient pas. Il y a quelque chose de rageant dans le fait de savoir que des policiers, payés des deniers des contribuables, ont dû être déployés pour effectuer cette tâche insipide.

Si le MMM a admis sans ambages être l’auteur de la campagne « Zot mem vandé, zot même asté » , le MSM est, quant à lui, resté plus évasif. Ce qui est certain, c’est que le Parti travailliste, à travers sa responsable de communication, Nita Deerpalsing, a assuré à Radio Plus ne pas être à l’origine du slogan « Kouzin kouzine pe tapp plein » . Qui visait à rappeler le rôle du leader du MMM, Paul Bérenger, dans le « mari deal » d’Illovo en 2001, quand il était ministre des Finances.

La police, qui a agréablement surpris plus d’un par sa célérité et son étonnante capacité à cueillir une vingtaine d’évadés en quelques jours, peine cette fois- ci à retrouver le ou les personnes à l’origine de la déferlante d’affi ches dans le pays. Aucune contravention n’a été dressée. Aucun suspect traduit en justice. L’affaire a donc été déchirée… sans suite. Pourquoi ?

C’est que quelque part, la querelle à laquelle se livrent le MMM et très probablement le MSM, par affi ches interposées, est stérile et risible. D’abord parce que les auteurs de la campagne « kouzin, kouzine » manquent de jugeote. Pravind Jugnauth et Maya Hanoomanjee n’étaient-ils pas respectivement ministre de l’Agriculture et haut fonctionnaire du même ministère en 2001 quand le « mari deal » d’Illovo a été conclu ? Tandis que sir Anerood Jugnauth, alors Premier ministre, endossait l’entière et pleine responsabilité politique de cet accord. S’il y a eu maldonne, si des « kouzin, kouzine » ont effectivement touché le jackpot, les Jugnauth et Hanoomanjee ne sont-ils pas donc carrément complices d’une opération visant à faire profiter des proches du régime d’alors de la générosité de l’Etat ?

Au pouvoir depuis juillet 2005, le Parti travailliste a eu amplement le temps d’étudier les tenants et aboutissants du deal Illovo. On peut donc présumer que si – revanchard comme il est – Navin Ramgoolam n’a pas jugé utile de remettre en cause le deal de 2001, c’est que celui-ci n’est pas fondamentalement contraire aux intérêts de l’Etat. Au pire, c’est une bonne affaire pour les sucriers ayant cédé leurs terres. Là encore, ces choses-là arrivent en affaires.

Ce qui arrive moins souvent, par contre, c’est qu’un acheteur soit mécontent du prix trop bas que lui propose le vendeur. Et qu’il demande que celui- ci soit réévalué… à la hausse. C’est à peu près ce que Paul Bérenger dit détenir, entre autres, comme information autour du rachat de la clinique Medpoint par l’Etat. Mais on peine à comprendre la parcimonie avec laquelle le leader mauve distille ses informations.

La stratégie politique de Paul Bérenger est en effet très floue. Pourquoi n’a- t- il pas remis les preuves et informations en sa possession à l’ Independent Commission against Corruption ? Pourquoi n’a- t- il pas rendu public les pièces qu’il détient et qui tendent à démontrer que l’opération d’achat est entachée de soupçons de confl its d’intérêts ? Attend- il patiemment la rentrée parlementaire du 22 mars – cela revient à patienter près de deux mois – pour réclamer des éclaircissements à travers une Private Notice Question ?

Des cadres du MMM affirment que tout cela fait partie d’une stratégie bien pensée. Elle est, en tout cas, diffi cile à comprendre. Ce que nous pensons, par contre, c’est que Bérenger est sans doute un grand nostalgique. Voire un grand opportuniste. Pratiquant du « tout est possible » en politique, il se peut encore que le leader du MMM songe à un raccommodage avec le « ti frère » Pravind Jugnauth ou avec « l’ami » Navin. C’est peut- être cela, le « mari deal » auquel aspire Paul Bérenger.

D’autres commentaires sur cet édito.


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