Plus de 360 millions de litres. C’est le volume d’eau qui disparait quotidiennement du réseau de distribution de la Central Water Authority. Année après année, la CWA se montre incapable de gérer un problème qui représente plus de Rs 400 millions de manque à gagner par an. C’était le sujet de mon éditorial du jour sur Radio One.
Extrait de l’interview de Harry Boolauck, directeur général de CWA parue dans l’express-dimanche du 19/11/2006
Q: Puis, il y a l’épineuse question de l’« unaccounted for water », toute cette eau que la CWA perd à cause des fuites ou d’individus qui prélèvent illégalement de l’eau de votre réseau. Comment allez vous régler cette question ?
Nous produisons 500 000 m3 d’eau par jour mais seuls 280 000 m3 sont consommés. Cela veut dire que les 220 000 m3 restants disparaissent ! Il y a les fuites mais aussi les fraudes. Dans certaines régions de l’île les planteurs utilisent maints subterfuges pour voler l’eau et des petits malins se raccordement illégalement aux compteurs. Si on calcule l’impact de l’unaccounted for water à partir d’un prix moyen de Rs 5 par m3, la CWA subit un manque à gagner de Rs 1 million par jour et ce, 365 jours par an !
Il faut savoir que Rs 1,2 milliard ont été mises à la disposition du gouvernement par la Banque européenne d’investissement pour lutter contre ce phénomène. Avec cet argent, nous allons réparer les fuites, acheter de nouveaux compteurs et mieux suivre la consommation des clients. Selon les normes internationales, un taux de perte de 25 % est acceptable. Mais à Maurice nous en sommes à 45 %, c’est trop ! Il va falloir agir, et ce, avec la détection des fuites, mais aussi le recours à une Fraud Squad qui traquera les contrevenants. À partir de janvier 2007 nous aurons le soutien d’un expert allemand qui sera chargé de piloter un programme de trois ans pour régler les problèmes de fuites.

24 août 2010 at 10:41
Problématique: En 2006, il était prévu d’investir Rs 1.2 milliards pour faire baisser le taux de perte de 45% à 25% (norme acceptable).
En 2010, le taux de perte est de combien?
Donc quelle est la production journaliere? (y a t il un document officiel dessus)
Quelle est le volume d’eau consomé et payé à la CWA? (avec les chiffres officiels pour faire le calcul)
Quelle est l’estimation du volume d’eau volé? (par qui – agriculteurs, les ménages)
Y a t il des groupes de personnes qui volent plus que d’autres…? (categorie socio-prof, ethnies, religion)
24 août 2010 at 11:37
Les derniers chiffres officiels font état de 49,5% de pertes par jour. Un article de l’express était consacré à la question hier.
La production journalière de la CWA peut être consultée ici.
Le volume d’eau volé ne peut pas être précisément calculé dans la mesure où le chiffre des pertes d’eau comprend aussi bien les fuites sur le réseau de distribution que les connections illégales. Il n’existe pas non plus de statistiques distinctes pour les deux phénomènes.
Pour ce qui est des groupes qui volent, je n’en ai aucune idée. La CWA non plus sans doute.
24 août 2010 at 16:12
Et l’opposition ne marquera aucun point politique grâce à la mauvaise gestion du réseau de distribution … courtesy of their poor communication strategie, or lack of will to communicate efficiently.
24 août 2010 at 16:16
Gratos, pas besoin de détecteurs couteux:
- La route est toujours mouillée/inondée (pas par la pluie) sur la bretelle menant du Domaine Les Pailles vers l’autoroute en direction des Plaines Wilhems, juste après l’intersection venant de Pailles
– Une flaque d’eau permanente en face de l’atelier de fer forgé sur la route menant de Pailles à GRNO
Il en veux d’autres, M. Boolauck? Pourquoi ne pas motiver le public à rapporter ces cas de fuite? Et surtout: pourquoi ne pas les réparer aussi vite que l’on asphalte les routes avant les élections? Merci de ne pas répondre en citant des mots tels que “priorité”, “efficience”, “urgence”, etc…
24 août 2010 at 18:29
Il faudrait peut-être remettre une très puissante D.S. dans le bain. Avec l’aide de diverses organisations religieuses et force prières l’eau finira peut-être par arriver à bon port, qui sait.
24 août 2010 at 19:42
J’ai bien peur que toutes les D.S du panthéon, de tous les panthéons, soient impuissantes face à la connerie de certains…
24 août 2010 at 22:06
Pas de panique, la multiplication des IRS et des hôtels va résoudre le problème : il suffira de pressuriser davantage bann dimounn déor pour que coule le flouze devant irriguer un réseau neuf.
24 août 2010 at 22:46
Après la Bombe A, la Bombe Eau. Elle est à retardement celle-là. Pourvu qu’on la désamorce à temps.
Je connais en tout cas un haut responsable de l’industrie sucrière qui fin 2006 (déjà!!!) prédisait la catastrophe en matière d’approvisionnement en eau si jamais tous les projets de développement majeurs (IRS, Jinfei, Highlands, Ebene) arrivaient à maturation. Nous nous approchons de la veille de la catastrophe… dangereusement !
24 août 2010 at 22:55
Attendons une prochaine année 1999…
27 août 2010 at 16:50
Je parie ceci: ce n’est qu’une fois au pied du mur que les “autorités compétentes” se décideront à agir. Quite à contourner les procédures normales (planifiées) d’appel d’offres en passant par les procédures d’urgence, source de tous les vices…
27 novembre 2011 at 10:32
[...] d’eau ? Entre 2006 et maintenant, le volume d’eau perdu dans le réseau de la CWA est passé de 45 % à presque 50 %. Pourquoi, au lieu de s’améliorer, la situation s’est-elle dégradée à ce niveau ? Qui en [...]