Archives mensuelles : octobre 2009

Le taxi le plus cool de l’île Maurice

Je décrète que ce taxi est le plus cool de l’île Maurice! Je sais, tout ceci est très subjectif mais tous les autres taxi-men du pays peuvent quand même aller se rhabiller!!!

Vous me demanderez « qu’est-ce qu’il a de si spécial ce taxi? » Et je vous répondrai, c’est une voiture hybride et écologique!! On aime à croire que seules les énormes BMW, Mercedes et Audi tapent dans l’œil des touristes et des clients fortunés. Mais les temps changent, la conscience écologique s’installe chez beaucoup d’entre nous. Et je connais plus d’une personne qui, amenée à faire le choix, préférerait prendre un taxi vert plutôt qu’une « belle allemande. »

Je suis un grand défenseur d’un traitement fiscal spécial pour les voitures écologiques. J’ai abordé ce sujet plus d’une fois dans mes éditoriaux. Je continue à croire que nous avons beaucoup à faire dans le domaine à Maurice.

Au moment où l’on parle de branding et de Mauritius, c’est un plaisir, je songe à un autre label. Je vois un joli petit logo « Maurice Ile Durable » sur nos taxis écolos. Je vois une politique fiscale incitative. Qui amènerait les propriétaires de taxi à bénéficier d’un important crédit d’impôt pour l’achat d’une voiture verte. Je vois les taxi-mens, quand ils font l’acquisition de luxueuses berlines, devant justifier pourquoi ils n’achètent pas pour moins cher (et en payant moins de taxe) une voiture écologique. Je vois un règlement de la National Transport Authority précisant que toute personne obtenant un nouveau permis de taxi se devra de faire l’acquisition d’une voiture verte.

Ah! Ce serai beau tout ca!

ps: bon je sais, filmer un taxi qui roule juste devant…tout en roulant à 90km/h, c’est pas très malin. Mais bon, c’est pour la bonne cause…


Une vidéo choquante!

Un lecteur  a posté deux vidéos dans la section about du blog. Le propos de cette personne est assez dérangeant. Remplacer l’ordre républicain et laïc par un ordre religieux, je trouve cela choquant et inacceptable. Pour moi, les propos de cette personne se rapprochent de la sédition. C’est mon opinion, je vous laisse vous faire la vôtre.

En tout cas, l’express-dimanche va demander à la Jummah Mosque ce qu’elle pense de cette vidéo. Et va chercher la réaction de chefs religieux et politiques à ce sujet. A lire dans le numéro de ce dimanche…

MISE A JOUR
La vidéo a été retirée de youtube

John, le octobre 27th, 2009 à 07:42 Dit: Edit Comment

Rabin, you need to check this please.

Chere Mauricien/Mauricienne, Ena un video bien alarmante lor youtube. (link below)
un mauricien qui reste dans l’angleterre per faire appele a tou ban musulman mauricien pour ki La Loi Sharia vin en vigeur a maurice. c’est un video qui bien choquant, li dire qui musulman pa cav vivre lor loi democratic ek la constitution mauricienne, ek pa cav vivre avec ban kuffar ( un mot derogatoire pour ban non musulman), ek ki sharia bizin domine maurice ek le monde. il pe faire appele a ban musulman pou revele zot le 31 octobre (2009), ek demande sharia dans morice.
voici quelque extrait:

J’ai enlevé une partie des extraits. Je vous laisse regarder la vidéo afin de vous faire votre propre opinion.

http://www.youtube.com/watch?v=ySwoCvIQ3To&feature=related

Part 2: http://www.youtube.com/watch?v=CjlgVROuEvs&feature=related


Portrait d’un con…ou la chronique de l’incivisme ordinaire

Après moi le déluge. Il y a des personnes qui se croient tout permis. Et qui se moquent systématiquement des règles qui peuvent avoir été élaborées pour le bien de tous.

Samedi dernier, vers 13h au centre commercial de Jumbo Riche-Terre, je suis tombé sur un de ces énergumènes. Ce jeune homme était visiblement pressé. Il voulait retirer de l’argent au guichet automatique le plus vite possible pour pouvoir ensuite détaler.

Il n’a donc bien évidemment pas pris le soin de garer sa voiture. Il l’a laissé en plein milieu de la voie. Bloquant la sortie des voitures garées à côté de lui. Et obligeant celles qui circulaient à le doubler dangereusement. Faut-il que je précise qu’il est interdit de stationner à cet endroit?

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Le conducteur était aussi visiblement aveugle. Sinon il aurait remarqué qu’il y avait autour de lui au moins 5 places de parking disponibles.

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Je le croyais pressé, pourtant ce n’était apparemment pas le cas. Le jeune homme, déambulant nonchalamment est venu s’appuyer contre sa voiture pour consulter sa facturette pendant une bonne minute et demie. Était-il en train de déranger les autres? Oui! Mais il ne semblait absolument pas en avoir conscience…

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Il s’est passé un peu plus de 5 minutes entre le moment où ce jeune homme a garé ici sa voiture et le moment où il est reparti. Entretemps, d’autres automobilistes voyant la voie bouchée ont soit doublé cette voiture ou ont bifurqué pour ne pas passer par cette partie du parking.

Mesdames et monsieur je vous présente un CON dans toute sa splendeur s’éloignant dans sa voiture. Malheureusement des cons dans ce genre, on en croise bien trop souvent dans le pays…

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Les maires mendiants

Tout cela est pathétique. Une « affaire de corruption » illustre la déliquescence des pouvoirs de nos administrations régionales. La question doit être posée. Ceux que l’on appelle pompeusement les « Premiers magistrats » de nos villes et Conseils de districts (CD) seraient-ils devenus de vulgaires commis au service du pouvoir central ? L’affaire Raj Aubeeluck tend à la prouver…

Que reproche-t-on exactement au maire de Beau-Bassin – Rose-Hill ? De ne pas avoir suffisamment d’argent dans les caisses de sa mairie pour financer sa participation à l’assemblée générale de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) ? Et d’avoir donc sollicité l’aide d’une entreprise afin qu’elle paye directement à l’agence de voyage une partie du coût d’un billet d’avion ? On reproche, en fait, à Aubeeluck de n’avoir pas respecté un article de la Local Governement Act (LGA) de 2003. Qui dispose : « a local authority shall not accept without the consent of the Minister any donation in kind, gift or property of a value of more than 25,000 rupees or such other sum as may be prescribed. » Cet article est particulièrement ridicule pour deux raisons.

D’abord, la somme prescrite est anormalement basse. Repeindre un petit bâtiment, ou acheter des équipements de sport rudimentaires pour un modeste gymnase peut représenter le double de cette somme ! Du coup la LGA, au lieu de dynamiser le fonctionnement des collectivités territoriales, les emplit de lourdeur. Et empêche les maires d’agir de manière proactives en mettant en place des partenariats-cadre avec des sponsors appelés à les financer sur une base ad hoc… sans qu’il faille aller à chaque fois frapper à la porte du ministre des collectivités locales. Afin d’obtenir son seing pour accepter quelques machines de musculation ou dizaines de pots de peinture !

Ensuite, il paraît évident que cet article vise à contrôler la corruption dans les administrations régionales. Du coup, il en devient encore plus risible. Ainsi, un maire ou président de CD pourrait recevoir chaque semaine des petits « cadeaux » valant Rs 10 000 ou Rs 20 000, sans devoir rendre de compte à personne. Mais le voilà hors-la-loi s’il s’avise de conclure – sans l’aval du ministre un accord de parrainage de Rs 100 000 avec une entreprise – pour le bien de ses administrés. En prime, il aura l’Independent Commission against corruption à ses trousses !

Loin de nous l’idée de dire qu’il ne faut pas combattre la corruption dans les collectivités locales. En effet, la lutte doit être permanente. Il y a bien des pourris qui sévissent dans les mairies et CD. L’actualité nous le rappelle bien assez souvent. L’enjeu est donc la mise en place d’une administration régionale de qualité. Gérée par des cadres permanents formés et compétents. Eux mêmes dirigés par des élus placés à la tête de ces institutions en raison de leur capacité de gestionnaire et de policy-maker.

Mais la pratique est autre depuis plusieurs années. L’on devient maire ou président pour service rendu ou grâce à sa proximité – voire sa servilité – avec les puissants du jour. On obtient donc la possibilité de ronger un os, exercer un peu de pouvoir ou rassembler quelques «cadeaux » pendant un an ou deux. Peu importe les idées que l’on apporte à la collectivité locale, peu importe le bilan. Ce qui compte, c’est d’avoir pu obtenir son dû. D’ailleurs si on ne l’obtient pas en temps et en heure… on peut même menacer de brûler sa chemise rouge au Plaza. L’effet est garanti. Le règne des sous-fifres est installé.

Toutefois, certains essaient de faire remonter le niveau. Michael Sik Yuen à Curepipe, Tangavel Thodda à Vacoas-Phoenix et Mahen Gondeea à Port-Louis semblent vouloir exercer leur fonction au mieux de leur capacité. Mais la vérité demeure : ils sont tous soumis à l’autorité de leur ministre James Burty David. Et certaines de leurs décisions aussi saines et courageuses soient-elles – peuvent être cassées du jour au lendemain. Après l’intervention d’un senior minister ou du Premier ministre. Pour des raisons de clientélisme politique.

En infantilisant et en dénigrant à ce point les administrations régionales, le pouvoir en place insulte l’idée même de la démocratie. Un conseiller municipal ou de district est élu au suffrage universel direct. Au même titre que les ministres. On ne peut donc nullement leur enlever leur légitimité populaire. C’est paradoxal, selon cet étalon, Tangavel Thodda a plus de légitimité que James Burty David. Le ministre, a été élu best loser dans sa circonscription en juillet 2005 avec 49 % des suffrages en sa faveur. Tangavel Thodda a lui été plébiscité par près de 70 % des électeurs de son arrondissement à Vacoas-Phoenix en octobre 2005 !

Plus que les lois, c’est la relation entre le pouvoir en place et les dirigeants de collectivités locales qu’il convient de redéfinir. Toutefois, rien de changera tant que le pouvoir continuera à voir dans les maires et les présidents de CD de vulgaires sous-fifres. Ils deviendront enfin des élus légitimes et appréciés quand le pouvoir central leur permettra de fonctionner et non pour plaire aux puissants du moment dans le seul intérêt des administrés des villes et des villages. Malheureusement, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour arriver à cet état d’esprit.


Alice au pays des merveilles

Ce texte a été publié le 13 mai 2007. Mais je trouve qu’il redevient d’actualité. Lisez entre les lignes. Le même climat recommence à planer dans le pays…

Mark Twain disait que Maurice avait servi de modèle pour le Paradis. À bien y réfléchir, Maurice aurait également beaucoup inspiré un autre écrivain du 19e siècle. Si Lewis Caroll visitait le pays aujourd’hui, il se rendrait compte que « Le pays des merveilles » qu’il décrit dans son récit existe. Nous y vivons, nous Mauriciens !

Notre île, comme le pays des merveilles, a un monarque. Le roi des cœurs, Navin Ramgoolam, qui règne sans partage. Celui-ci est ce que Caroll pourrait rêver de mieux. Car il rassemble à lui seul les traits de caractère de sa reine et de son roi de cœur. Comme la souveraine, Ramgoolam est capable d’une cruauté expéditive envers des personnalités dont la compétence ne souffre pourtant d’aucune contestation. La reine de cœur ordonne « qu’on leur coupe la tête ». Ramgoolam, lui, exige qu’on « leve paké allé »

Ce même Ramgoolam dans une désolante mue, peut aussi se transformer en roi des cœurs indulgent à l’extrême envers certains de ses ministres dont l’incompétence, dans l’action et l’inaction est flagrante. Leurs interlocuteurs le relèvent systématiquement. Leurs proches collaborateurs s’en désolent. L’entourage du roi des cœurs croyant bien faire, l’encourage à croire que tout est bien dans le meilleur des mondes. Mais comme dans le livre, les conseils de la chenille bleue ne sont pas toujours bons à prendre. Car ils ont parfois de fâcheuses conséquences. Mais qu’importe, le roi Navin a décrété, paraît-il, qu’il ne procédera à aucun remaniement pour l’heure. « Quod principi placuit »… disaient les Romains. Ce qui plaît au prince est loi !

En face du roi et de sa bande d’incompétents, le lapin blanc panique. S’agite de plus en plus. Dans le bouquin il court obsessionnellement contre la montre pour ne pas arriver en retard. À Maurice, il court pour sauver sa peau. Car ici, on compte faire du civet de lapin blanc et en distribuer à tout le pays. Le lapin blanc se dit que s’il était marron, il passerait inaperçu dans la masse des lapins de même couleur. Mais trop tard, le roi l’a vu. Il a beau avoir été utile – même servile parfois, son heure semble toutefois arrivée…
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De loin, à Maurice, nos syndicats, en véritable chat du Cheshire regardent tout ce ramdam avec un intérêt mitigé. C’est vrai qu’ils sont occupés à critiquer aussi bien le roi des cœurs que le lapin blanc. Mais l’étonnement d’Alice, en voyant le chat du Cheshire disparaître complètement jusqu’à qu’il ne reste plus que son sourire, est d’actualité. Perturbée, elle remarque qu’elle a souvent vu des chats sans sourire. Mais c’est la première fois qu’elle voit un sourire sans chat. À Maurice, on a souvent vu des syndicats sans plate-forme officielle pour revendiquer leurs droits. Mais nous n’avions encore jamais vu une plate-forme officielle (le « National Pay Council ») sans syndicats. Tout a un début…

Avouez que ce pays des merveilles a de quoi dérouter même les plus mesurés et contemplatifs d’entre nous. Toutefois, l’inventaire des personnages de Caroll et leurs équivalents à Maurice ne serait pas complet si on ne parlait pas du chapelier fou.

À ce sujet, miracle ! À Maurice, nous n’avons pas un, mais des chapeliers fous. Le personnage du livre est condamné à vivre perpétuellement à l’heure du thé. Les nôtres aussi vivent dans un autre temps.

Ils le démontrent quand ils demandent qu’une madame Toorab en maillot de bain ne figure pas dans les manuels de nos enfants. Ils l’établissent également quand, à l’heure de la mondialisation des échanges, ils ne jurent que par le contrôle des prix. Enfin, ils le prouvent aussi quand ils cherchent à raviver de vieilles querelles pour détourner l’attention du public vers des « ennemis » et « exploiteurs » tout trouvés.

« Et Alice dans tout ça ? », vous demandez-vous. Eh bien Alice, c’est nous, les Mauriciens. Avec les mêmes « défauts » : un excès de courtoisie et de docilité. Qui nous amène à laisser le roi de cœur et tous ces personnages improbables agir à leur guise. Voilà le pays et le peuple des merveilles !


Rencontre du 3e type avec la CWA, le CEB et la WMA

J’ai raconté récemment les degrés divers de professionnalisme que j’ai pu constater chez la CWA, le CEB et la WMA. Cette « évaluation » a été faite par rapport à mes conversations téléphoniques avec ces différentes administrations. A la fin de la semaine dernière, je suis passé à la vitesse supérieure. Je suis allé déposer mes plans afin d’obtenir les précieuses « clearances. » Ce qui me permettra ensuite d’aller déposer ma demande de permis de construction au District Council.

Voici comment se sont passé mes rencontres du troisième type.

CWA : col ar lakras**
Je me suis rendu au centre régional de Pamplemousses vendredi matin à 9h15. A mon arrivée, il y avait une dizaine de personnes dans la salle d’attente. A la réception, le téléphone n’arrêtait pas de sonner. Le seul standardiste répondait comme il pouvait aux appels incessants.

Dans la salle d’attente, une foule hétéroclite. On retrouve l’habitant du coin qui veut rééchelonner les remboursements de ses factures impayés. Un père de famille souhaitant faire raccorder sa maison au réseau de la CWA. Un chef d’entreprise venu récupérer son « clearance ». Ou des personnes comme moi, venues déposer leurs plans. Question organisation, détrompez-vous, il n’y a avait pas 3-4 guichets. Mais un bureau avec deux officiers traitant TOUTES LES SORTES de demandes et doléances.

J’ai été reçu à 9h35 par une personne courtoise. Elle a récupéré mon plan, puis a gribouillé rapidement mes noms, coordonnées et numéro de carte d’identité dans un agenda. Avant de déchirer consciencieusement un morceau de papier à l’aide de sa règle. Et d’y écrire le numéro de référence de mon dossier. « Nous vous appellerons d’ici 10 jours pour soit vous demander des renseignements complémentaires ou vous dire de venir récupérer votre autorisation, » m’a expliqué le préposé.
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WMA : vite fait bien fait

Jeudi après-midi, j’ai débarqué dans les bureaux déserts de la WMA à Port Louis. Il n’y avait pas un chat à l’horizon. J’ai donc été reçu illico par l’une des cinq dames du département clients. Elle a noté toutes les infos dont elle avait besoin dans son agenda. En prenant mon plan, elle m’a expliqué que d’ici 15 jours maximum, on m’appellera pour me demander de venir retirer mon autorisation. Avant de partir elle m’a remis un récépissé disant la même chose…
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CEB : place aux pros
Déjà, ce qui m’a frappé en débarquant au centre de Pamplemousses du CEB, c’est le côté accueillant des bureaux. Bien décoré, bien meublé, bien agencé…le lieu vous met immédiatement à l’aise. Bon, c’est vrai que ces nouveaux bureaux sont (presque) flambants neufs. Ils ont été inaugurés en début d’année.

A l’accueil, le standardiste me guide immédiatement vers l’un des bureaux des chargés de clientèle. Celui-ci écoute ce que j’ai à lui dire, récupère mes documents. Et me demande d’aller payer les frais administratifs (Rs 375) à la caisse. Ici, pas de gribouillis. Tout est informatisé. La chargé de clientèle a ensuite imprimé ma facture et un récépissé. Sur ce document, un numéro de téléphone, sur lequel je peux appeler dès ce jeudi, pour savoir si ma demande à été approuvé. Oh, et détail important, le CEB m’a déjà attribué un « partner number. » En effet, chez le CEB on est « partner » et non client.
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Bon maintenant reste plus qu’à attendre mes « clearances. » Reste à attendre, et à voir combien de temps prennent ces administrations pour traiter une demande. A ce sujet, ce lundi, j’ai eu une très agréable surprise de l’une de ces trois administrations. Devinez laquelle ! Je vous raconterez tous ca dans un prochain post. Qui sera consacré au dépôt de mon dossier au Conseil de District de Pamplemousses Rivière du Rempart.

**littéralement : « collé avec de la salive ». Une expression locale pour définir un médiocre travail d’amateur


L’économie électorale

Toucherons-nous le jackpot ? Le dernier budget d’un gouvernement est souvent synonyme de largesses et de cadeaux divers. Tous susceptibles d’aider le bon peuple à réaliser que le gouvernement sortant tient à son bien-être. Et que le pouvoir en place mérite donc d’être réélu. Le budget que Rama Sithanen, le ministre des Finances, présente le 18 novembre obéit aux impératifs des « electoral economics ». L’enjeu, c’est l’installation d’un sentiment de bien-être national qui permettra à l’équipe de Navin Ramgoolam de se faire réélire le plus confortablement possible.

Rama Sithanen dira toutefois que le gouvernement n’a pas à avoir recours à un budget généreux pour remporter les élections. Car il pense que l’électorat saura apprécier les résultats de l’action gouvernementale dans divers domaines. Selon Sithanen, les réformes et la bonne gestion économique en temps de crise ont permis au pays de connaître une croissance économique tout à fait respectable (2,7 %) dans un contexte difficile. Une performance économique saluée par nos bailleurs de fond internationaux. Mais nos bailleurs de fond ne votent pas… Et les points de croissance laissent finalement assez indifférent le citoyen lambda !

On en revient donc à l’économie électorale et à ses cycles. Notamment la séquence 3/2 des mandats de 5 ans. Marqués par 3 premières années d’austérité suivies de 2 années de générosité. Des travaux d’universitaires ont parfois eu tendance à démontrer que l’économie électorale et le cycle des budgets politiques sont surtout l’apanage de « nouvelles démocraties. » Les chercheurs soulignent même que l’économie électorale peut ne pas produire les résultats escomptés pour les gouvernements sortants.

Malgré tout, la tentation reste forte. Les dirigeants politiques de grandes – et vielles ‑ démocraties cèdent également. Ainsi George W. Bush et Richard Nixon sont tous deux connus pour avoir fait flamber les dépenses sociales dans le but de s’attirer les faveurs de l’électorat vers la fin de leur mandat. Le Chancelier de l’échiquier anglais, Kenneth Clarke, avait, lui, consenti à d’importants allégements fiscaux. Ce qui n’avait pas empêché l’arrivée au pouvoir de Tony Blair en 1997. La question est donc posée. Ramgoolam et Sithanen vont-ils céder à la tentation ?

Pour le moment, il semble que Sithanen ne soit pas en train de pencher pour une grande opération fer labous dou. Le Premier ministre et ses autres camarades du cabinet ne semblent pas non plus faire pression pour que Sithanen aille dans ce sens. Il y a deux explications à ce calme apparent à la veille du dernier budget de ce gouvernement.

Premièrement, cette apparente sérénité traduit la confiance qui y règne. En effet, bien de ministres, et sans doute le Premier ministre lui-même, sont convaincus que les prochaines élections sont tout à fait gagnables. Moyennant plus de présence sur le terrain et une habile mise en valeur du bilan du gouvernement. Mais aussi un travail de sape méthodique envers l’opposition désunie. Qui souffre d’un déficit d’image auprès de la population ‑ qui ne semble pas vouloir la considérer comme une alternative crédible à l’équipe en place.

Ensuite, il se pourrait en fait que le gouvernement ait déjà élaboré son calendrier pour marquer les esprits à l’approche des élections générales. C’est Rama Sithanen qui en a lui-même donné l’indication. Il faut prendre la mesure de ce que le ministre des Finances entend par « investissements massifs » dans les infrastructures. Nous arrivons en effet à ce moment crucial où certains chantiers sont sur le point d’être complétés, alors que d’autres – annoncés depuis des années ‑ démarrent en grande pompe.

Si nous prenons pour postulat que les élections auront lieu mi-2010, il y a fort à parier que les six mois à venir seront tous dévolus à une « opération inauguration » sans précédent. En effet, les travaux d’infrastructure en cours ou à venir concernent des secteurs emblématiques : routes, eau, télécoms, éducation et santé. Le citoyen lambda a tendance à scruter les avancées dans ces domaines. Afin d’évaluer leur influence sur sa vie et celle de ses proches. C’est sur la base de ce raisonnement que certains gouvernements obtiennent le précieux label populaire : « Zot finn devlop pey la. » C’est ce label qui a assuré les succès électoraux d’Anerood Jugnauth.

Reste maintenant au gouvernement à obtenir le même label. Pour cela, il ne faut pas trop compter sur Sithanen. Il est excellent technicien mais mauvais communiquant. Son langage inaccessible aux non-initiés l’empêche souvent de pouvoir bien expliquer la portée populaire de certaines de ses mesures budgétaires. L’obtention du label ne passera donc probablement pas par lui. Mais par Dan Callikan !

L’ancien conseiller de Ramgoolam, maintenant aux commandes de la MBC, sera de facto le grand ordonnateur de l’immense opération de communication. Qui visera à traduire en mots, en images et en ressenti toutes les mesures annoncées par Sithanen. D’ici les prochaines élections, des centaines de reportages vanteront les bienfaits de tel ou tel projet initié ici ou là. Des dizaines de personnes seront interviewées. Toutes diront combien l’action du gouvernement est favorable à eux, à leurs enfants ou à leur voisinage. L’économie électorale est bien vivante. Elle est en marche. Pour la voir, branchez-vous sur la MBC !

D’autres commentaires sur cet éditorial.


CWA, WMA, CEB…le parcours du combattant

A la question « êtes vous satisfait du service des administrations publiques à Maurice ? » vous risquez très probablement de répondre par un NON catégorique. Surtout si, comme moi, vous êtes passé par la terrible épreuve qu’est l’obtention des permis et autorisations nécessaires pour construire votre maison.

Mon architecte m’a confié la délicate tâche d’obtenir les « clearances » (autorisations) auprès de la Central Water Authority, Wastewater Management Authority et le Central Electricity Board. Une étape préalable pour avoir le précieux sésame : le permis de construction. Avant d’aller déposer mes dossiers, je voulais avoir toutes les informations nécessaires pour expédier ces démarches administratives. Voici ce que je voulais savoir :

  1. Le nombre de copies du plan de l’architecte à déposer
  2. Quels autres documents sont nécessaires au moment de la demande
  3. Les frais de dossier éventuels
  4. Où déposer la demande
  5. Les délais pour l’obtention du « clearance »

Comme vous le constatez, rien de très technique dans mes questions. Et justement parce que ce sont des questions très basiques, je me suis dis que j’allais appeler chaque administration pour obtenir ces informations. Je ne savais pas ce qui m’attendait !!!

CWA : le comble de l’inefficacité
Premier réflexe, appeler le Centre de service client le plus proche de chez moi : c’est-à-dire celui de Pamplemousses. J’ai essayé 4 ou 5 fois, en l’espace d’une dizaine de minute. A chaque fois, la même voix : « the line is busy, please call later. »

En désespoir de cause, je me tourne vers le quartier général à St Paul. J’appelle directement au département « Planning and Development. ». J’expose mon cas à la dame au bout du fil. Elle me dit que j’ai appelé au mauvais département, elle transfert l’appel. Après une sonnerie, la communication est coupée ! Je rappelle, cette fois-ci sur le standard du QG. J’explique le but de mon appel, la réceptionniste me redirige sur un autre numéro. « C’est vous que je viens d’avoir au téléphone ? » me demande la dame. Oui, c’est moi ! Je réalise qu’on m’a transféré au mauvais département !

Du coup, on transmet l’appel à un autre département. Là une dame m’écoute, puis me demande où se situe mon projet de construction. « Ah ok, je vous transfère à la personne qui pourra vous renseigner. » Je tombe sur un homme qui me pose plein de questions. Satisfait de mes explications, il réplique stoïquement « ok, mo passe ou département concerné. » Pour rappel, c’est donc vers mon 5e interlocuteur que je me dirige. Sauf qu’il n’y aura pas de 5e interlocuteur. Car le téléphone a sonné dans le vide, une dizaine de fois. J’ai préféré raccrocher !

En désespoir de cause, j’ai appelé la Customer Service Hotline de la CWA, qui est censée s’occuper des doléances des clients et fournir les informations sur les coupures d’eau etc… Là, oh miracle, ma première interlocutrice me passe à une deuxième personne non sans m’avoir au préalable mis en attente pendant deux minutes…et enfin j’ai eu tous les renseignements que je souhaitais.

Durée totale du temps perdu au téléphone avec la CWA : environs 30 minutes. Morale de l’histoire : si vous voulez parler à la CWA, faites en sorte de disposer d’une heure ou deux de libre !

La Wastewater : ça s’améliore
Contrairement au CEB et la CWA, la WMA ne dispose pas de centre régional dédié à sa clientèle. J’ai donc appelé le quartier général de Port-Louis. Toujours pour poser les mêmes questions. A la réception, une personne à la voix monotone décroche. Il était 9h30 ou 9h40. Mais il me semblait que mon coup de fil venait de l’extirper d’un sommeil profond. J’explique le but de mon appel. Et je suis illico transféré, un homme courtois écoute mes questions. Puis me demande de patienter…il me met en relation avec un autre service. Là une dame répond à chacune de mes questions. Les réponses sont précises et concises. Durée de l’appel : moins de 5 minutes.

CEB : enfin, du bon service !
J’avais déjà toutes les réponses qu’il me fallait pour le CEB. L’une de mes connaissances y travaille et m’avait donné la liste des documents nécessaires pour l’obtention du fameux « clearance. » Mais pris dans ma lancée de tester le service client des services publics, j’ai malgré tout appelé le centre régional de Pamplemousses. A la réception, un homme a écouté mes explications pendant 5 secondes, avant de transférer l’appel vers un technicien. Celui-ci, très pro ne m’a même pas laissé le temps de lui expliquer tout ce que je souhaitais savoir. Il m’a donné toutes les informations nécessaires. Et m’a même expliqué comment et quand se passe l’inspection des techniciens du CEB pour ma région. Et m’a ensuite conseillé sur les jours les plus propices pour déposer mon dossier afin que celui-ci soit traité le plus rapidement. Durée de l’appel : moins de 3 minutes.

Mon verdict ; le CEB remporte la palme du meilleur service client au téléphone. Quand à la CWA, je présume que tôt ou tard j’aurai l’occasion de dire à Harry Booluck, le boss de la CWA, tout le bien que je pense de son administration. Et du customer charter pompeux que la CWA se plait à afficher sur son site web!!!

Ps: entre hier après-midi et ce matin, j’ai déposé tous les documents pour l’obtention de mes « clearances. » En début de semaine prochaine je partagerai mes impressions sur l’accueil et et du services dans les bureaux de la CWA, la WMA et le CEB. (mis à jour 16/10/09  à 10h30)


L’ami Valayden

Le Premier ministre ne rate jamais une occasion de rappeler qu’il est le patron. Or Navin Ramgoolam continue à se montrer timide et réservé au sujet de la déclaration de Rama Valayden, qui a affirmé que les créoles sont davantage victimes de brutalité policière. Jusqu’ici, dans sa seule déclaration publique à ce sujet, le Premier ministre a choisi d’invoquer les statistiques. Qui démontrent, selon lui, que l’affirmation de l’« Attorney General » est erronée. Du coup, Paul Bérenger en déduit que « Ramgoolam n’a ni le courage, ni la capacité de révoquer Valayden. » La conclusion est hâtive et inexacte.decrypt1
La réaction de Ramgoolam est en fait bien calibrée. Chacun y trouve son compte. Ceux qui se sont offusqués de la sortie de l’« Attorney General » prennent note du discret rappel à l’ordre par son patron. Même Eric Guimbeau, qui ne manque pas une occasion de fustiger le Premier ministre, s’est dit « rassuré » par ses propos. Autant pour ceux qui craignaient que Valayden n’incite à la haine raciale et sape la crédibilité du bureau de l’« Attorney General » sans se faire taper sur les doigts.

Mais il ne faut pas se leurrer. Cet épisode arrange en fait les intérêts de Ramgoolam. D’un coté, il calme l’opinion publique et tous ceux qui craignent la réédition des événements de février 1999. De l’autre, il envoie un signal envers la communauté créole. Pour l’heure, seul Paul Bérenger croit que l’électorat urbain – plus précisément les créoles est en train de refluer massivement vers le MMM. Dans la réalité, l’effet Grégoire est passé par là. Attentiste, une bonne partie de ces électeurs cherche des preuves de bonne volonté de part et d’autre. Et s’apprête très probablement à voter pour le parti qui lui offrira le meilleur « deal » aux prochaines élections.

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En ne révoquant pas Valayden, en ne l’attaquant pas et en rappelant que Valayden est son « ami », Ramgoolam vient de donner un gage. Il vient de faire comprendre que ceux qui prennent – même maladroitement la défense de la communauté créole ont leur place dans son gouvernement. Car c’est vrai que la déclaration de Valayden a été très bien accueillie par tous ceux qui se sentent « moins égaux » sur le plan socioéconomique que les autres citoyens du pays. L’affaire devient d’autant plus intéressante pour Ramgoolam quand on sait que cet électorat et celui-là même qu’il doit conquérir. Afin que les candidats de son équipe réussissent à percer, notamment à Grand-Rivière-Nord-Ouest – Port-Louis-Est, Curepipe-Midlands ou Stanley – Rose-Hill.

Nous sommes en pleine phase de consolidation de l’Alliance sociale dans ce segment de l’électorat. Pour y arriver, le cheval de Troie du PMXD a été remplacé par le coq historique et symbolique du PMSD. Rama Valayden, Xavier Duval et Maurice Allet se sont mués depuis quelque temps en ambassadeurs de Ramgoolam auprès de la population urbaine. Ils roulent pour Ramgoolam. Pour cette majorité parlementaire des ¾ que le Premier ministre rêve d’avoir. Et c’est certain, Ramgoolam ne prendra pas le risque, pour l’heure, de se priver d’une quelconque aide pour atteindre son objectif…

D’autres commentaires sur cet éditorial


Steve Obeegadoo On Record

Steve Obeegadoo était l’invité de On Record, hier, sur Radio One. Actualité politique du moment, réorganisation interne et relève au MMM étaient au menu.

Voici trois extraits de l’émission:

Obeegadoo 1

Obeegadoo II

Obeegadoo III

ps: j’ai racheté un E71! :-)


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