Archives mensuelles : août 2009

Voir grand, commencer petit

La dernière phrase du récent rapport « Blueprint for the energy sector in Mauritius » de la National Economic and social Council (NESC) interpelle. « Le futur dépendra de ce que nous allons faire désormais », préviennent les auteurs. Le document est de bonne facture, il souligne les lacunes de la politique gouvernementale sur le dossier énergie. Tout en reconnaissant ses bonnes décisions. Face à un document de ce type, on a le choix : celui de trier toutes faiblesses citées et d’en faire une liste de commissions pour le gouvernement ; ou alors de prendre de la distance et recadrer les décisions à prendre.

Voyons d’abord la liste de commissions. Si l’on doit se fonder sur les recommandations de ce rapport, il faudrait que dans les mois qui viennent, le gouvernement mette en place un Energy Management Office. Celui-ci serait chargé de déterminer les besoins en énergie du pays pour ensuite formuler la politique nationale en la matière. Concomitamment, il faudrait aussi légiférer afin de créer un régulateur du secteur énergétique. Pour clôturer une ère d’opacité durant laquelle le Central Electricity Board (CEB) a été juge et parti sur le dossier énergétique. Par ailleurs, il faudra également revoir les modalités et la justification des contrats par lesquels le CEB s’est engagé à acheter – à prix fort l’électricité produite par les producteurs indépendants d’énergie (IPP) locaux – dont Gamma-Covanta.

Le plan est ambitieux. Mais toute personne réaliste et un tant soit consciente de notre bureaucratie et les tergiversations de nos politiques saura que ce minimum vital ne pourra pas être complété avant fin 2009. Et même s’il l’est : esseuler le dossier énergétique au sein du projet Maurice Ile Durable (MID) serait inefficace. Car réduire le développement durable à une question d’énergie, d’électricité et de carburants, c’est occulter des pans essentiels du développement durable. Gestion des déchets, urbanisme, infrastructures routières, villes nouvelles, préservation de la biodiversité et ressources en eau sont autant de dossiers voisins à la question énergétique. Et essentiels à l’aboutissement de MID.

Pourtant il est urgent d’agir. Mais l’action doit être concertée. Les professionnels qui planchent sur la réalisation ou le financement du projet MID remarquent la grande inégalité des compétences et des connaissances en la matière au sein de notre administration. Où des fonctionnaires ultra-compétents et motivés côtoient des confrères incapables de cerner la complexité – et l’applicabilité – de la notion de développement durable. Cet état de choses perdure largement parce qu’un vrai plan MID n’existe pas. Le comité du MID Fund demeure incapable de produire faute de moyens, de ressources et de temps – un plan concret.
decrypt mid
Si nous voulons voir grand, il faut commencer petit. Le vide juridique autour du MID Fund doit être comblé. Le comité – avec une vraie structure administrative formellement constitué. Ensuite, et en consultation avec tous les ministères concernés, un plan d’action chiffré ainsi qu’un calendrier d’exécution doivent être arrêtés. C’est une urgence.

Nous nous refusons toutefois à céder à une sorte de fatalisme. Non, MID n’est pas mort. Certes, il est mourant. Mais des actions immédiates peuvent le ressusciter. Nous pensons que c’est possible. En ce moment même, Monsieur MID, Osman Mahomed, s’apprête à quitter le Board of Investment – où il est spécialiste de la question du développement durable pour aller rejoindre le bureau du Premier ministre.

Ce jeune professionnel a une énorme responsabilité. Qui est à la hauteur de l’atout dont il dispose. En effet, il a l’oreille attentive et l’estime des deux personnages principaux du dossier MID le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Et Rashid Beebeejaun, le ministre des Energies renouvelables et des Services publiques (MERSP). Il appartient désormais à Mahomed d’avoir l’influence qu’ont les Dan Callikan et les Kailash Ruhee. Afin d’entraîner les plus hautes sphères du gouvernement sur la voie de l’action, notamment à travers le steering committee que Mahomed présidera au MERSP. Il devra expliquer et démontrer comment et pourquoi l’on doit maintenant arrêter notre politique de développement durable. Pour ensuite l’exécuter selon les moyens et le calendrier défini.

On nous rétorquera que le financement pourrait ne pas suivre. Il est là. L’Agence française de développement, (AFD) en ce moment même cherche à aider Maurice à devenir la vitrine mondiale du développement durable. En effet, le pays pourrait être bénéficiaire du « Programme Environnement » de l’AFD. Nous parlons là de 60 millions d’euros (Rs 2,6 milliards) d’aides pour les années 2009 et 2010.

Nous avons les hommes et les bonnes idées pour rédiger le plan. Le financement pour lancer concrètement le projet. Reste aux politiques de donner le vrai coup d’envoi de MID.


Notre dépendance à Internet

Début juin, j’étais tombé sur un article de The Atlantic, « Is Google making us stupid? » Le texte, fort intéressant, bien construit et assez exhaustif avait attiré peu de commentaires de mes amis quand je l’avais posté sur mon profil Facebook. Pourtant, il parlait d’un inquiétant phénomène : notre dépendance à Internet et la manière dont cela altère notre mode de penser, de fonctionner, d’agir. Voire…de vivre!

J’avoue que ce texte, aussi inquiétant soit-il, ne m’a pas fait changer mes habitudes. Pour être honnête, j’avoue également que je ne les changerai sans doute pas drastiquement. Toutefois, il y a eu un déclic. Une prise de conscience. Internet est un outil formidable. Mais son utilisation intempestive.

Le fait de rester connecté en permanence et pour rien. De verifier son mail ou poster sur facebook à partir de son téléphone portable juste avant de se mettre au lit le soir. Tout cela est symptomatique!

Au bureau, nous journalistes, sommes devenus ultra-dépendants de l’Internet. Certes, pour s’informer, effectuer des recherches et se documenter. Mais aussi pour se distraire, consommer, s’évader. Je me rends compte de notre ultra-dépendance à Internet à chaque fois que le réseau saute ou qu’un important problème technique survient chez Mauritius Telecom.
olivetti
Il suffit alors de voir la tête des journalistes. On dirait qu’ils (moi compris) ont perdu un bras ou une jambe. Qu’ils sont devenus infirmes. A chacune de ces occasions, nous nous amusons à poser la question: « Comment faisait-on avant, quand on n’avait pas de réseau, pas d’Internet, pas de sursaturation en infos? » Les plus jeunes, c’est mon cas, n’avons jamais appris à travailler sans ordi, sans Internet. Le journal au sein duquel j’avais débuté en 1996 avait une connexion internet, des ordinateurs…

Puisque les jeunes ne savent pas répondre à la question, je me tourne donc vers les anciens. Et stupeur, mes collègues plus âgés; ceux qui tapaient encore sur des machines Olivetti il y a 20 ans sont tout aussi perdus. Ils n’arrivent pas à expliquer clairement ce qui a changé. « L’AVANT » est devenu un vague souvenir. Ils se contentent alors de répondre: « avant, on faisait différemment.» Je dois également me satisfaire de cette description!

Cette semaine la rédaction web du journal Le Monde a tenté l’expérience du « Sans Internet.» Il en est ressorti quatre articles intéressants. Voici les liens

Un grand sabordage professionel

Internet m’a-t-il rendue plus bête?

Le spleen digital

Etre ou ne pas être cyberdépendante?

Bonne lecture!

ps: je ne suis pas du genre à inonder les boites mails de mes amis et connaissances d’emails pleins de bons sentiments sur l’amitié, le vrai sens des relations etc etc etc. Toutefois, je suis tombé sur un article du Times (Ten ancient Greek tips for coping with our high-tech world) qui mérite largement d’être partagé !


La grippe M(mm)

La grippe que le MMM a contractée depuis 2005 – avec sa double débâcle aux élections législatives et municipales – n’est probablement pas mortelle. Mais elle a considérablement affaibli le parti. A l’aube de ses 40 ans, l’ex- « principale force politique du pays » est ectoplasmique. Divisions internes, départs intempestifs et incapacité à attirer un partenaire susceptible de lui faire remporter les prochaines élections sont autant de symptômes. Ils indiquent tous que le MMM est devenu un parti immunodéficient.

La direction du parti cherche désespérément à restaurer l’aura du MMM. Sans succès. Car le MMM fantasmé – celui des années 1970 – n’existe plus. Gaëtan Duval et son fils Xavier avaient eu l’honnêteté d’appeler leurs partis PGD et PMXD. Pour les mêmes raisons, le MMM devrait être rebaptisé MMPB : Mouvement Militant Paul Bérenger. Certes, nos partis politiques sont largement construits autour de leaders charismatiques.Mais si le Parti travailliste (PTr) et le MSM ont survécu – certes avec des passages à vide – au départ de sir Seewoosagar Ramgoolam et de sir Anerood Jugnauth, le MMM, semble, lui, condamné à mourir après Bérenger.

Pourquoi ? La raison est simple. L’exercice du pouvoir est révélateur. Lors de ses derniers passages au gouvernement de 1995 à 1997 et de 2000 à 2005, le MMM ne s’est nullement distingué des autres formations politiques. On a revu la même obligation de caser des proches – parfois totalement incompétents et corrompus – à des postes de responsabilité. La même compulsion à fricoter avec tout ce que le pays compte de lobbys sectaires et racistes afin de préserver le pouvoir. Enfin, et c’est la raison principale, une même politique économique favorisant le marché libre. Envolé, le rêve de « ene sel lepep en sel nation ». Détruite, l’utopie d’un Etat socialiste pouvant éradiquer la pauvreté et fournir aux citoyens – devenus tous égaux – des services essentiels de qualité. Bérenger n’a pas su empêcher tout cela…

Le MMM, ou du moins l’idée qu’on s’en faisait, n’existe donc plus. Il serait alors illusoire que la stratégie du parti consiste à mettre du crépi sur ses murs largement lézardés. Des événements récents donnent la mesure de la gravité de la situation. Quand la Fédération des créoles mauriciens exhorte ses sympathisants à ne pas voter en bloc, c’est en fait un désaveu du MMM. Qui a pendant longtemps, été le parti pour lequel les minorités votaient en bloc, car il avait à coeur la défense de leur intérêt. La FCM et d’autres ont conclut sans appel que le retour sur l’investissement (électoral) MMM a été très pauvre.

Autre décalage. Il fut un temps où le MMM demeurait obstinément aveugle aux « réalités du pays ». C’est ce qui amena notamment les mauves à aligner Dev Virahsawmy dans la circonscription Triolet- Pamplemousses en 1976. Trente ans plus tard, le MMM cède sans complexes à ces mêmes « réalités ». C’est donc au nom de celles-ci que le parti alignera trois musulmans à Port-Louis-Sud, Port-Louis centre pour les prochaines législatives. Le parti est tellement obnubilé par les « réalités » qu’il en vient à être secoué par des histoires de courants de pensées internes à une religion ! Des courants, qui à eux seuls peuvent désormais causer des remous internes, défections et prise de distance de certains membres.

Alors comment réformer ce parti profondément sclérosé et totalement coupé des idées qui ont présidé à sa création et son action initiale ? Maurice et sa population étant ce qu’elles sont… la solution passe par le leadership. Il serait injuste – mais aussi illusoire – de demander à Bérenger de changer de style, d’idées et de méthode après toutes ces années. Toutefois, l’équation MMM = Bérenger explique justement pourquoi les choses ne changent pas.

A notre sens, le plus grand cadeau que MMM et Bérenger puissent faire à la démocratie dans ce pays c’est de commencer dès maintenant un plan de succession. Certains dirigeants mauves ont la même analyse. Les prochaines élections générales ne sont pas importantes. Elles ne sont qu’une porte de sortie pour Bérenger. Un dernier combat que le chef doit livrer. Mais durant ce dernier combat, Bérenger doit avoir ostensiblement installé auprès de lui celui qui dirigera les troupes à l’avenir. Et tout le long de ce combat,le chef actuel, doit pouvoir laisser le dauphin s’exprimer et dire comment lui, compte diriger le parti à l’avenir. Et comment il compte refonder les idées du MMM afin que le parti ne soit plus asservi par ses démons actuels.

C’est peut-être la tâche la plus difficile qui puisse attendre Bérenger. Ce sera même sans doute la décision la plus importante que l’actuel leader sera amené à prendre. Si le MMM maintient sa décision d’aller seul aux prochaines élections, le parti ne les gagnera pas. Reste à Bérenger d’utiliser cette défaite et le temps qu’il accordera au MMM afin d’installer le futur leader des mauves et lui permettre de construire après les élections un parti qui n’aura plus pour nom MMPB. Il faut maintenant, par contre, trouver cette personne qui a les compétences et les qualités humaines pour relever ce défi.


Rajesh Jeetah On Record

Hier, actualité oblige, c’est Rajesh Jeetah, le ministre de la Santé, qui était l’invité de mon émission sur Radio One. Il était épaulé par le Dr Abdool sur les questions techniques.

Rajesh Jeetah manie assez bien la langue de bois. Il a donc éludé certaines questions ou minimisé certains problèmes liés à la Grippe AH1N1. Toutefois, je ne suis pas de ceux qui s’amusent à paniquer les lecteurs et auditeurs. Aussi, l’émission a été sobre. Pas de “mon dieu on va tous mourrir” et encore moins de “tout va mal dans le pays” durant l’émission.

Je n’estime pas avoir été complaisant. De toute manière, si être complaisant c’est ne pas verser dans la paranoïa comme mes confrères dans certaines radios. Alors je suis complaisant. Mais, pour moi, le bon mot pour qualifier cette attitude c’est “RESPONSABLE.”

Voici l’essentiel de l’émission en 4 extraits

Jeetah 1

Jeetah 2

Jeetah 3

Jeetah 4


Paranoïa

Un petit florilège d’un “mini-débat” qui agite mon profil Facebook ce soir. Méconnaissance de ce qu’il se passe vraiment, peur, attentisme, réflexion raisonnée, incompréhension de l’action du gouvernement, incohérence dans celle-ci et sensationnalisme de la presse. Tout ceci est un condensé assez représentatif de ce qu’il se passe au sujet de la Grippe A à Maurice en ce moment.

Rabin Bhujun Grippe “A”, comme dans “Arrêtez lA pArAnoiA, merde!”
Il y a 6 heures · Commenter · J’aime / Je n’aime plus · Afficher le feedback (17)Masquer le feedback (17)
Swaleha Kassim et Tarikh Jumeer aiment ça.

Melissa Lesage
Yes I agree Rabin but I don’t find it very good that l’express headline on saturday was that 40% of the mauritians would be infected …
Il y a 6 heures · Supprimer

Rabin Bhujun
I Agree. The press is partly at fault, for sure. Just look at how the private radios are fueling the fire!!! BTW, info for you people, Jeetah will be on Radio One with me tomorrow. From 17h to 18h!
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Rabin Bhujun
ps: Melissa, I met your mother last Saturday. She told me about your interesting theories on my profil pic. Lol
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Lillka Cuttaree
tu as bien raison Rabin, quel delire!
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Cynthia Mela
Aaaaaaaaaaaaaahhhhh….
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Melissa Lesage
lol… I kind of felt stupid when she told me who that was…
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Jean-luc Emile
Eta Rabin to p rentre dans sa logik la toi aussi, ‘banne radio priv… Lire la suiteées’… Demain to pou lor Radio 1 ou MBC? lol… Mo frere mo esperer to p tenir sa discours la pou to invité maintenir so presence, parski Jeetah p pick and choose so banne itv. En tout cas, li conné si li vine lors Radio Plus nous n’allons pas le carresser dans le sens du poil. Hope u wouldn’t be complacent wiz him u too… Est-ce la paranoia Rabin quand le Premier ministre dit ‘pas ale l’hopital ou risqué gagne li kot ou pas ti p gagne li’? Mo pas croire mo bien placé pour dire toi ki to bizin demane Jeetah, mais en tant qu’auditeur mo ti pou envi ecoute so reaction lor ceki PM fine dire…lol…. Je v record to emission, parce que je serais a l’antenne moi aussi… Ps: La voix de la société civile… Campagne Anou protez zenfant maurice!!!!
Il y a 5 heures · Supprimer

Rabin Bhujun
hier Jean luc, ni radio one ni top fm, ni radio plus ti dan reunion bann redacteurs en chefs avec Jeetah.
Personne ne peut venir me faire la lecon. Quand on a l’occasion d’ecouter ce que les autorités ont a dire, on le fait. Cela nous evite d’alimenter la panique apres. La presse se divise en ce moment en deux camps. Les responsables et les incendiaires. Quel est ton camp, mon cher ami?
Il y a 5 heures · Supprimer

Swaleha Kassim
I smell a rat…People should not panic but educate themselves instead of relying on the government for everything. Surely, if they are savvy enough to have a debate online, they can take preliminary precautions instead of instilling fears in those who are clueless. Stick together and do something for each other instead of playing the blame-game card here. I am not an aplogist on behalf of the authorities, but this is being blown out of proportion. Be realistic guys.
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Franck Hardy
…paranoia ? …ce n’est plus en lisant la presse qu’on le saura puisqu’elle sera censuré des chiffres a partir de demain ..Isn’t it doctor ?
Il y a 5 heures · Supprimer

Rabin Bhujun
education swaleha! You said the key word!
Il y a 5 heures · Supprimer

Azmaal Hydoo
5 morts c’est quand même flippant merde !!
La vraie questions est : Pourquoi Maurice est touchée de plein fouet et pas les autres nations africaines ? Le virus a-t-il muté chez nous ? Tout le reste n’est que du blabla, puisque nul ne peut stopper la marée A à l’heure actuelle
Il y a 3 heures · Supprimer

Vijayan Ayassamy
suis d’acc av Rabin!!!
Il y a 2 heures · Supprimer

Hugues Olivier
oui, mais on ne peut pas empecher la population de paniquer. demandez a l’education quel est le taux d’absenteisme dans les ecoles? combien d’enfants sont renvoyes chez eux quotidiennement? mieux vaut prevenir que guerir, non ?
Il y a 50 minutes · Supprimer

Ashveena Bhujun
definitely.. prevention is better than cure.. nobody except those who has suffered the lost of a dear one can actually testify it… Finally its better for sm1 having AIDS than this ‘Grippe A’… at least he is surviving longer!
Il y a 38 minutes · Supprimer

Rabin Bhujun
Azmal, sii on ne voit pas quelque chose, cela ne veut nullement dire que cette chose n’existe pas. Dans le cas des pays africains, bon nombre d’entre eux n’ont même pas la machine pour tester la Grippe A! Ils ne rapportent donc pas de cas. Les décès dans ces pays ne peuvent donc pas non plus être imputés à la Grippe A.
Les protocoles de l’OMS a ce sujet sont non coercitifs. L’OMS et la communauté internationale ne peuvent pas obliger un pays à acheter l’équipement et faire des tests. Et encore moins à dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité…
Dire que Maurice est le pays le plus touché en Afrique est, en fait, un contre-sens!
Reste la question des écoles primaires, la mes amis, je suis bien d’accord avec vous. Il y a sérieuse incohérence du gouvernement à ce sujet!

Azmaal Hydoo
OK pour l’Afrique Rabin, mais est-ce tu reconnais que 5 morts sur une quarantaine de cas c’est énorme ? Ca se propage plus vite que le virus ebola (voir le film “Alerte’ avec Dustin Hoffman)… c’est normal que les gens vont flipper
Il y a 8 heures · Supprimer

David Valéry
elle est moins dangereuse qu’une grippe normale …
il y a eu un rapport anglais ki dit que le tamiflu , le fameux médicament prévu pour soigner de la grippe “A” est dangereux pour les enfants…ils conseillent de leur donner du paracétamol.
le tamiflu déshydraterait les enfants…
la grippe “normal” est un million de fois pire que la grippe “A”
Il y a 7 heures · Supprimer

Franck Hardy
…tout ça pour dire que dés les premiers symptomes , allez voir voir votre médecin .Point barre .
Il y a 4 heures · Supprimer
Rédiger un commentaire…

Jean-luc Emile
Je suis dans le camp des responsables bien entendu…Mais je refuse de banaliser! Trop facile de comparer nos morts a celles des pays africains…D’ailleurs Rabin, toi meme tu ne banalise pas. Ton dossier dans l’Express dimanche: Grippe A :… ce que nous risquons vraiment… C’est la moitié de la population qui risque d’etre attente…(ca arrive hein…chez nous c pire) ‘atteinte’ dans quelques mois… L’attaque du sujet: Maurice en alerte maximale… C’est pas paniquer les gens sa, c’est informer…Tu le fais, nous le faisons…Daccord, il faut a tous prix éduquer les gens… Pour la reunion ek Jeetah, la rédaction d’une radio, ne bosse pas comme celle d’un hebdomadaire… Nous avons trois grandes editions par jour et la presence du redac chef surtout en ce moment est primordial. Jeetah pas kaapv decide unilateralement decide ene reunion le matin pou tanto. Toi tu avais tes raisons pour y etre…
il y a environ une heure · Commenter · J’aime / Je n’aime plus · Afficher le mur à mur

Rabin Bhujun
J’avais connaissance de cette réunion depuis vendredi dernier Jean Luc…Le Mauricien, l’express, lexpress.mu, Week-end et Business Mag étaient présents à celle-ci!!Pour ce qui est de banaliser, l’express-dimanche ne l’a pas fait jusqu’ici, comme tu l’as remarqué. Mais nous n’avons pas non plus alimenté la panique (cf: mon édito de dimanche dernier).Cinq personnes sont mortes, C’est grave. Les autorités publiques ne sont pas en train de parler d’une voix claire sur la question des écoles. C’est également grave. Donner l’impression qu’une grippe (C’est ce que la Grippe A EST!) est une maladie qui va potentiellement décimer la population et paralyser tout le pays. C’est aussi TRES grave!
On peut informer de manière responsable. Ou informer de manière sensationnelle. Quand on a une personne paniquée en face.Soit on essaye de la raisonner. Ou on surfe sur sa panique pour être assuré d’être mieux écouté/lu. Alors, je te repose la question. Dans quel camps es-tu ?
Il y a 2 secondes · Supprimer


La méthode Jeetah

Communiquer, communiquer, communiquer. Telle doit être l’obsession de tout gouvernement en temps de crise. Le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, semble avoir compris cet impératif. Aujourd’hui, il a invité les principaux rédacteurs en chef du pays à son bureau pour discuter de manière informelle de la situation de la Grippe A. Petite parenthèse : certains de mes confrères, surtout ceux des radios, n’ont pas daigné participer à cet exercice. C’est bien dommage. Je leur colle sans hésiter le carton rouge de la journée !

J’ai retenu une certaine sincérité dans la démarche de Jeetah. Et surtout une réelle volonté de ne pas escamoter certains faits ou cacher des réalités embarrassantes. Pour preuve, ceux assis autour de la table ont probablement pris connaissance de certaines statistiques bien avant les autres ministres du gouvernement.

Les propos tenus lors de cette réunion sont confidentiels. Mais je pense pouvoir partager quelques éléments clés ici.

D’abord, nous sommes très probablement, en ce moment même, au pic de la maladie dans le pays. Le nombre de personnes infectées devrait donc commencer à diminuer durant les jours à venir. Ensuite, la souche locale du virus est effectivement peu virulente. Du coup, des raisons précises expliquent la mort des cinq personnes officiellement décédées de la Grippe A à Maurice :

  • Certaines des victimes ont été condamnées à cause de leur première prise en charge calamiteuse par des services de soin privés.
  • Les personnes qui n’étaient pas dans les groupes a priori à risque, présentaient par ailleurs d’autres complications de santé qui les ont rendu davantage vulnérables face à la maladie. C’est notamment le cas du jeune homme décédé en fin de la semaine dernière.

A vous de voir

Les perceptions sont ce qu’elles sont. La presse contribue peut-être, en ce moment même, à communiquer à la population un sentiment de panique au sujet de la grippe A. Nous devons rester vigilants. Toutefois, céder à la panique n’aidera en rien le pays à prévenir les décès liés à la grippe A, encore moins à empêcher la propagation du virus.

Rappelons d’abord quelques faits. En commençant par celui qui parait le plus alarmant : 25 % à 50 % de la population du pays pourraient, à terme, être affectés par la grippe A. Et 4 % des personnes infectées courront le risque de mourir de complications liées à la maladie. Toutefois, rien ne dit que le pire scénario se concrétisera. La souche locale du virus est peu virulente. Elle n’a tué, jusqu’ici, que des personnes qui, semble-t-il, faisaient partie des groupes à risque. C’est un facteur rassurant à prendre en compte.

Malgré tout, des milliers de Mauriciens contracteront le virus dans les mois à venir. On ne pourra pas l’empêcher. Mais nous pouvons agir. Pour nous convaincre de ce dont nous sommes capables, il nous faut regarder nos performances passées. L’éradication de la malaria et du chikungunya à Maurice doit nous rappeler qu’en temps de crise, le pays possède plus de ressources qu’on ne peut le soupçonner.

En 1950, plus de quatre décès sur dix sont directement imputables à la malaria à Maurice. Le taux est de 71 % en 1947 ! Mais déjà, à partir de 1956, les hôpitaux n’enregistrent plus aucun décès lié à la malaria. En 1973, l’Organisation mondiale de la santé décrète que Maurice est « free from malaria ». Des 398 cas de malaria détectés à Maurice depuis l’année 2000, un seul a été contracté au pays. Comment expliquer cette performance qui nous vaut d’être cités en exemple dans le monde ? Une administration volontariste a multiplié les campagnes de dépistage et de démoustication. Une population responsable et coopérative a fait le reste du travail.

Plus près de nous, en 2006, le pays a encore une fois relevé un défi colossal. Celui du combat contre le chikungunya. Selon les statistiques officielles, au moins 11 000 Mauriciens ont été infectés par cette maladie début 2006. Toutefois, depuis août de cette année-là, plus aucun cas n’a été répertorié. On se rappelle tous de l’intense campagne nationale contre le moustique Aedes. On se souvient tous de la manière dont la moindre accumulation d’eau avait été traquée pour terrasser cette maladie qui avait mis le secteur du tourisme à genoux pendant presque un semestre. Ce défi, nous l’avons également relevé. Ensemble.

decrypt grippe

Par contre, l’épreuve qui nous attend cette fois est autre. Il ne s’agit pas de déclarer la guerre à un moustique. Mais à nous-mêmes. Nous sommes les vecteurs de la grippe A. Et nous devons agir pour l’empêcher de se propager. Le ministère de la Santé a déjà fait circuler un nombre important de précautions à prendre pour ne pas être infecté ou ne pas infecter les autres. En pages 8-9, Pov rappelle, à travers ses dessins, quelques précautions élémentaires à suivre en toute circonstance. Cette épidémie est en fait un test. Un test du sens de la citoyenneté et de la responsabilité de chacun. Cela implique toute une série de changements dans nos comportements.

Il faut abandonner les réflexes snobinards. Si après trois jours de traitement dans le privé, notre grippe ne part toujours pas, la bonne chose à faire n’est pas d’aller à la clinique, mais bien à l’hôpital. Se laver les mains régulièrement n’est plus un simple geste d’hygiène personnelle. Il devient également l’effort individuel de chaque personne contre la maladie. Si nous sommes grippés, restons chez nous. En ne cédant pas à la tentation d’aller à tel mariage ou tel cocktail.

Un patron d’entreprise a également le choix. Il peut, soit accepter de laisser une partie de ses employés prendre un, deux, voire trois jours de congé maladie pour soigner leur grippe. Soit leur imposer de venir travailler et courir le risque de voir toute son équipe infectée – à terme par la maladie. Le réflexe citoyen, c’est aussi ne pas céder à la facilité de croire que c’est au gouvernement de tout régler. Et qu’à défaut de pouvoir le faire, les autorités nous cachent la vérité. Quand bien même cela serait vrai. Même si, pour ne pas alarmer la population, le ministère de la Santé diminue le nombre de cas répertoriés de grippe A par deux, il nous faut rester vigilants. En prenant toutes les précautions qui sont ressassées à longueur de journée.

Devant l’ampleur du défi qui nous attend, vous pouvez choisir de faire partie de la solution en faisant tout ce que vous pouvez pour empêcher la propagation de la maladie. Ou vous placer dans la position de spectateur impuissant, offusqué par l’inefficacité des diverses administrations. C’est à vous de voir…


Tariq Ramadan On Record

Voici une version quasi-complète de l’émission d’aujourd’hui. Tariq Ramadan était l’invité d’On Record. Politique, religion et sujets qui fâchent ont été abordés…


Ramadan extrait 1

Ramadan extrait 2

Ramadan extrait 3


Ayo papaooo !!!

Il parait qu’il ne fallait pas rater ce concert. Les critiques ont été dithyrambiques. Les amis et collègues qui sont allés la voir sont revenus enchantés. Il fallait donc aller la voir en concert. Mais je n’y suis pas allé, tant pis. Je ne vais quand même pas en faire toute une histoire. C’est pas comme si j’avais raté un concert de Metallica quand même!

10082009181

ps: mes excuses à tous ceux qui auraient voulu avoir ces deux billets. Je sais, c’est injuste. Mais c’est comme ca…


Rajesh Bhagwan, On Record

Voici deux larges extraits de l’émission d’hier sur Radio One. C’était le “bulldozer” et accessoirement secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, qui était l’invité.

Extrait 1

Extrait 2


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