Archives mensuelles : mai 2009

Actes manqués

Courageux et honnête. Ce sont les deux qualificatifs qui nous sont venus à l’esprit après l’annonce de Paul Bérenger de dimanche dernier. Le leader mauve briguera le poste de Premier ministre aux prochaines élections générales. Voilà qui clarifie la position du MMM tout en crédibilisant le parti et son leadership.

Mais la peur primale de Bérenger est puissante et manifestement incontrôlable. Aussi, s’est- il cru obligé d’affirmer qu’après deux ou trois ans, un autre « camarade » reprendra le poste de Premier ministre. La précision n’est pas innocente.

Bérenger spécifie qu’un autre Premier ministre, susceptible de rassurer la composante majoritaire du pays, le remplacera bien assez vite. C’est une posture de poltron ! A part Navin Ramgoolam et Bérenger, aucun autre leader politique en exercice ne peut prétendre avoir la carrure et la carrière nécessaires pour diriger un gouvernement.

Au moment où Paul Bérenger livre – de toute évidence – sa dernière grande bataille électorale, il choisit encore une fois de biaiser. De ne pas assumer sa position de chef, ses origines, et sa riche carrière politique. Dans le passé, il avait eu recours à des « paravents » pour mieux passer auprés d’une section de l’électorat. Cette fois, il s’affuble de « pararrière. » C’est lamentable…

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Le mirage Maurice Ile Durable ( MID) disparaît- il ? Peut- être. Le ministre des Finances, dans l’entretien qu’il nous avait accordé en début de mois, expliquait que le projet MID était loin d’être mort. Tout en précisant qu’il faut « put our money where our mouth is » . Mais à la lecture de son budget, on se pose des questions. Petit comparatif : MID tenait sur 32 paragraphes dans le budget 2008- 2009.

Par contre, l’essentiel des mesures qui sont dans le budget du 22 mai tient en six paragraphes ! Le gouvernement rétorquera qu’on est en bonne voie. Qu’un million d’ampoules basse- consommation et 14 000 chauffe- eau solaires équipent les ménages. Mais ce serait prétendre remplir une piscine olympique à coup de pelletées de cuillères à café d’eau ! L’essentiel des nouvelles mesures d’accompagnement liées au MID est superficiel. Le fonds n’a pas besoin d’argent. Les bailleurs de fonds se bousculent pour financer les projets et l’assistance technique ! Il s’agit plutôt de mettre de l’ordre dans les structures.

De doter le « MID Fund » d’un bras armé institutionnel. Encadré par une loi lui permettant, enfin, de sortir du bourbier administrativo- juridique dans lequel il s’enfonce. Il faut s’atteler à sauver le mirage du naufrage…

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Il n’y a pas que l’environnement qui a été oublié dans le budget. Mais aussi Rodrigues. Il y a trois ans, le slogan « Tourisme, moteur de la croissance du pays » était soufflé à l’oreille du Premier ministre. Toutefois, on semble oublier que le tourisme est également devenu le principal moteur de la croissance à Rodrigues. Pour occulter les spécificités de l’île, on cède volontiers à la facilité de la cantonner à son état de 10e district. Noyant ainsi sa mauvaise note dans la moyenne – plutôt bonne – de l’économie nationale.

Or, un séjour à Rodrigues suffit à nous faire réaliser à quel point l’effet de ruissellement du tourisme y est puissant. Les visiteurs fréquentent les hôtels, chambres d’hôtes et restaurants du pays. Achètent l’artisanat et les produits du terroir. Faisant ainsi vivre pêcheurs, artisans, hôteliers, restaurateurs et agriculteurs. Or, le touriste se fait rare. Un billet d’avion à Rs 8 000 a fait fuir l’essentiel des vacanciers, majoritairement mauriciens. Le budget du 22 mai rate le coche par une mauvaise allocation des ressources.

En pratique, le seul moyen de revigorer l’économie rodriguaise est de lui assurer un afflux plus important de touristes. La seule mesure du budget en ce sens– la suspension de la « travel tax » – n’abaisse le billet Maurice- Rodrigues que de quelques centaines de roupies. Ce n’est pas cela qui risque de ravigoter un tourisme rodriguais comateux.

Il faut faire baisser substantiellement le prix des billets. Soit en réinstaurant la compétition dans les dessertes vers Rodrigues à partir de Maurice et de la Réunion. A défaut, en aidant financièrement « Air Mauritius » à subventionner temporairement le coût de son billet d’avion vers Rodrigues.

Si rien n’est fait, nous suggérons un nouveau slogan. « Le tourisme, pourvoyeur de catastrophe économique à Rodrigues » !


Mamé et ses petites contrariétés

Depuis le dernier post, de l’eau a coulé sous les ponts. Un budget a été présenté, un député de la majorité a tenu un langage inadmissible lors d’une réunion politique. Et Paul Bérenger, le leader du MMM a annoncé qu’il va se présenter comme candidat au poste Premier ministre lors des prochaines élections générales.

Il y aurait de quoi écrire. Toutefois, l’occasion de commenter de nouveau ces sujets reviendra bien assez vite. Je dois d’abord tenir ma promesse par rapport aux coulisses de l’interview de Rama Sithanen, le ministre des finances, paru dans l’express dimanche du 10 mai.

Le teaser qui est passé sur Radio One le vendredi précédant la parution de l’interview a fait grand bruit. Désarçonnant au passage Rama Sithanen et amenant le Premier ministre à venir redire que c’est lui qui décidera de quel portefeuille allouer à qui…

Un petit exercice anodin de promotion a fini par en froisser plus d’un. Sithanen gêné que ses propos directs, aient été diffusés, s’est désolé de n’avoir pas été prévenu qu’un enregistrement allait passer à la radio. Bon, il sait aussi bien que moi que je lui ai envoyé un SMS la veille au soir, l’informant que le teaser passera le lendemain matin. Ai-je été trop vague ? Rama Sithanen a-t-il minimisé l’effet de ses propos ? Passons…

N’empêche, l’extrait repris par Radio One a mis la concurrence en émoi. Une radio concurrente a contacté le ministre des finances pour l’inviter sur le plateau de son émission du samedi matin. Invitation que Sithanen a déclinée gentiment. Ayant en quelque sorte réservé, « l’exclusivité » de ses déclarations politiques à l’express-dimanche.

Ce refus n’a pas plu au rédacteur en chef de cette radio. Il devait rebondir sur le sujet, il a donc eu la machiavélique (mais journalistiquement bonne) idée de faire réagir le Premier ministre aux propos de Sithanen. Qui affirme qu’il sera de nouveau ministre des finances s’il est réélu et son gouvernement reconduit aux affaires.

Le moindre observateur connaissant un peu Navin Ramgoolam sait que le Premier ministre laisse rarement passer ce genre de propos. Et saute sur l’occasion pour dire qu’il est LE CHEF et que c’est dont lui qui décide. C’est exactement ce que Ramgoolam a fait quand le journaliste de cette radio lui a demandé de réagir aux propos de Sithanen.

C’était parti. D’aucuns y ont vu un affaiblissement de la position de Sithanen au sein du gouvernement. D’autres ont conclu que ce n’était qu’un rappel à l’ordre de façade. Certains, par contre, se sont engagés dans une suite de supputations et d’histoires à dormir debout. Dépendant de qui commentait l’affaire, c’était une opération de sauvetage pour aider Sithanen à préserver sa place au gouvernement. D’autres ont trouvé que c’était un timing savamment orchestré (le jour de Sitiraï Cavadee) pour démontrer que les « tamouls » (tiens donc !!!) sont fragilisés et insuffisamment reconnus dans le gouvernement. Une opération en vue d’aider le MMM. Etc etc etc…

Tout ceci ne doit pas toutefois nous éloigner du fond de l’interview. Sithanen y aborde d’importantes questions économiques et politiques. Je vous deux extraits. Le Premier concerne la question du salaire des ministres. Je ne sais pas quoi penser du long blanc de Sithanen. A-t-il longtemps hésité pour en fait ne pas m’avouer que cette mesure était déjà dans le budget? *** Ou alors s’est-il dit « tiens encore un qui parle de ca ? Faudrait peut-être que je le fasse. »

Le deuxième extrait concerne Maurice Ile Durable (MID). Je n’ai malheureusement pas pu l’inclure dans la version imprimée de l’interview. Fallait couper ! Avec cette réponse de Sithanen, on comprend bien que MID n’allait pas encore une fois être le point fort de son budget. J’espère qu’il rattrapera le coup en novembre…

***Extrait du discours du budget du 22/05/09
« Ministers salary will be reduced by Rs 10,000 per month for the period July 2009 to December 2010. »


A dans deux semaines.

Des activités urgentes, mes vacances, m’appellent ailleurs…le blog somnolera donc pendant les deux semaines à venir.

Promis, en revenant je vous raconterai les coulisses de l’interview de Rama Sithanen qui a fait couler beaucoup d’encre.


Pa tous mo Pravind

Le « teaser » de notre interview de Rama Sithanen, retransmis par Radio One ce vendredi, a fait grand bruit. Il a irrité le Premier ministre ( PM). Et embarrassé Rama Sithanen, qui dit, par ailleurs, assumer ses propos envers Pravind Jugnauth. La fébrilité des uns et des autres est révélatrice. Elle indique deux choses. D’abord que Rama Sithanen – même s’il s’en dit convaincu – n’a pas de place réservée au sein du gouvernement de Navin Ramgoolam.Ensuite, qu’il ne fait pas bon s’attaquer à Pravind Jugnauth en ce moment.

Le vieil adage politique est imparable. « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent… » Pourtant, Rama Sithanen croit en l’assurance qui lui est donnée par Ramgoolam. S’il revient au pouvoir, Sithanen reste aux Finances.

Certes selon son patron, Sithanen fait du bon boulot. Mais le leader rouge précise que la nomination des ministres reléve de sa prérogative. Qu’il exercera le moment venu. Cette formulation laisse planer le doute, nous n’y voyons toujours aucune assurance quant à l’avenir de Sithanen aux Finances. A moins que Ramgoolam ne joue encore à Janus. Conciliant en privé, virulent en public. Nous savons de quoi nous parlons !

Si c’est le cas, tout ceci n’a rien de rassurant pour Rama Sithanen. Les chefs politiques sont des « serial- prometteurs » . Ne connaît- on pas la propension de Paul Bérenger à placer plusieurs personnes en « stand- by » pour un ticket ou un ministére aprés ou avant une élection ? Ou celle de Ramgoolam à laisser ses propres lieutenants croire qu’ils participeront à la bataille électorale ? Pour mieux les abandonner en bordure de route à la derniére minute. Deva Virahsawmy en sait quelque chose ! Subjectivement, objectivement et politiquement, Sithanen croit qu’il est le locataire légitime du ministére des Finances sous Ramgoolam.

Tout au contraire, nous pensons que cette triple considération peut amener le PM à faire sauter le fusible Sithanen. Subjectivement, Ramgoolam digére mal que le crédit de la réforme économique aille davantage à Sithanen qu’à lui. Une situation qu’il attribue en partie à la presse, dont « l’express » et « l’express- dimanche » . Ensuite, la liberté de ton de Sithanen envers l’establishment rouge et tout ce qu’il compte de conservateurs d’un autre âge a pu froisser les sensibilités de son ami Navin. Enfin, toujours dans le même registre, Ramgoolam « l’homme qui n’oublie pas » retient encore que Sithanen a failli démissionner en deux occasions.

Deux tentatives perçues comme du chantage par le PM. Et quand on sait que celui- ci déteste être mis sous pression… Objectivement, si Ramgoolam cherche à finaliser une alliance avec le MSM, il est évident qu’il ne pourra pas placer Pravind Jugnauth n’importe où dans la hiérarchie du gouvernement. Pour des raisons ethniques évidentes, Rashid Beebeejaun et Xavier Duval paraissent peu amovibles dans la conjoncture actuelle.

Reste le pion Sithanen à bouger. D’autant plus que Pravind Jugnauth affiche clairement son ambition d’occuper la case des Finances. Le MSM n’obtenant pas pléthore de tickets en s’alliant au PTr, on peut raisonnablement croire que le leader du parti soleil recevra le portefeuille qu’il convoite en compensation.

mille mercis

Reste la question de la compétence brandie par Sithanen. Il lui suffit de regarder autour de lui au Conseil des ministres pour comprendre que cette objectivité- là est parfois le cadet des soucis du PM. Sithanen doit craindre le calcul politique de Ramgoolam. C’est d’ailleurs cet élément qui est le plus décisif. Le PM peut récolter de précieuses dividendes en éjectant Sithanen à la veille des prochains scrutins. Le ministre des Finances incarne tout le libéralisme, la rigueur économique et l’anti- populisme honni par l’électorat. Le sacrifier, c’est se redonner l’image d’un gouvernement se rapprochant des inquiétudes du petit peuple.

C’est aussi permettre au MSM ou au MMM de mieux justifier une éventuelle alliance avec le PTr. Car un gouvernement sans Sithanen sera forcément, selon eux, plus proche des préoccupations du petit peuple et moins conciliant avec le grand capital. Une orientation nouvelle qui ne manquera pas d’être soulignée par Ramgoolam lui- même.

En attendant de s’occuper de son ami Rama, Ramgoolam s’intéresse à ses nouveaux amis derniérement. Ceuxci l’appellent souvent. Lui rendent visite. Demandent des services à d’autres ministres et administrations avec l’aimable parrainage de Ramgoolam. Pravind Jugnauth déclare certes à « Samedi Plus » que la « question d’alliance ne se pose pas » , mais nous persistons à croire qu’une telle entente, voire synergie, entre ces deux camps trahit en fait un rapprochement à terme.

Pour preuve, toute sortie ou attaque frontale contre le MSM ou Pravind Jugnauth semble être vouée à une répression immédiate au PTr en ce moment. Deva Virahsawmy condamne la violence du MSM envers « La Sentinelle » , il essuie un sévére rappel à l’ordre de son patron selon le « Défi Plus » . Sithanen s’avise de critiquer les compétences de Pravind Jugnauth et de prédire son maintien aux Finances, il est rabroué par le boss dans les heures qui suivent.

Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Et le jeu de Ramgoolam, en ce moment, même les myopes arrivent à lire à travers…


Portrait d’un intolérant

Le MSM a raison. L’express s’est effectivement trompé en estimant le nombre des sympathisants que ce parti a réuni le 1er mai à St-Pierre. Il nous faut donc rétablir les faits. Selon notre estimation, le MSM n’a pas attiré 4 000 mais plutôt 3 000 partisans. Pour arriver à cette conclusion, nous avons consciencieusement évalué la foule, confronté nos estimations avec celles d’autres confrères – journalistes et photographes – ainsi que des habitués des meetings. C’est un travail de rigueur. Mais pour accepter les faits en toutes circonstances, il faut être raisonnable et démocrate. Manifestement, Pravind Jugnauth n’est ni l’un, ni l’autre.

L’homme a un passif lourd. Pendant qu’il était ministre de septembre 2000 à juillet 2005, il nous avait déjà donné un aperçu de son intolérance. En effet, comme ministre des finances, Pravind Jugnauth s’était irrité des interrogations de l’express-dimanche sur sa gestion de la dette et du déficit public. En représailles, il avait boycotté le journal. Choisissant de décliner toute demande d’entretien ou d’invitation à commenter l’actualité économique.

Souvent le passage dans l’opposition – a fortiori le karo kann extraparlementaire – assagit les plus réfractaires et les rend humbles. Cela n’a pas été le cas pour Pravind Jugnauth. A peine a-t-il chaussé les grands souliers de son papa qu’il redouble de véhémence envers la presse et plus précisément l’express. Qui, selon lui, n’existe que pour le nuire.

Dédaignant le dialogue, incapable de comprendre qu’il ne fait l’objet d’aucune cabale, Pravind Jugnauth s’attaque systématiquement au rédacteur-en-chef de l’express, Raj Meetarbhan, à ses congrès et meetings. Pravind Jugnauth choisit l’insulte pour décrédibiliser le journal. Mais les faits sont têtus et l’express continue à les relayer. Comme quand il rapporte que le meeting MSM du 1er mai 2008 n’a mobilisé qu’une assistance maigrelette. Une vérité difficile à avaler… Pravind Jugnauth réagit avec virulence en boycottant l’express et l’express-dimanche. Nous ne serons désormais plus invités à couvrir les activités du MSM.

Un boycott inutile car les deux journaux continuent à informer leurs lecteurs de ses activités. Notamment durant la campagne pour la partielle de Quartier-Militaire/Moka Durant celle-ci, la presse et les radios privées remarquent le vigoureux coup de main du Parti travailliste et d’organisations sectaires à Pravind Jugnauth. Elle en font donc état. Mais une fois de plus, le leader du MSM nie les faits. Dénonce une énième campagne pour le déstabiliser. En réaction, ses attaques envers l’express s’intensifient. Notamment quand il parle de « sa malpropté zournal ki apel l’express la… mem pou al toilet pas bon ca » et appelle ses partisans à ne plus acheter le journal.

zournal-toilette

Se sentant pousser des ailes, croyant revenir bientôt au pouvoir grâce à une alliance avec le Parti travailliste, Pravind Jugnauth ne cesse de radicaliser son langage face aux titres de La Sentinelle. Sans doute se sent-il soutenu, voire encouragé, par son nouveau boss, Navin Ramgoolam. Qui voue lui-même une hargne tenace envers la presse indépendante. Vendredi Jugnauth persiste et signe. « L’express, l’express-dimanche ek Radio One, mo dir bizin boycott sa bann zournal ek sa radio là. » Il déverse ensuite un chapelet d’insultes contre Jean-Claude de l’Estrac, le directeur exécutif de la Sentinelle, et Raj Meetarbhan.

Tant de constance dans ses attaques ne pouvait que dégénérer. Ainsi hier en découvrant l’estimation des foules du 1er mai, le MSM voit rouge. Et Showkutally Soodhun prend la tête d’une foule de 150 personnes – dont d’autres responsables du MSM pour agresser des journalistes de la Sentinelle et dégrader les locaux de nos bureaux à Port-Louis. La menace de Soodhun est précise : « Zordi reklam; fim pou zoue pli tard. » Il faut comprendre et craindre que le MSM ne compte pas arrêter ses actions violentes.

Quelle ironie ! Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de la liberté de la presse décrétée par les Nations Unies. En cette occasion, nous ne pouvons que nous inquiéter que l’un des trois « grands » partis politiques du pays estime normal de recourir à la violence comme mode de dialogue avec la presse. Si campé dans l’opposition, un parti recourt à de telles méthodes détestables, on se demande à quelles solutions extrêmes elle recourra si jamais elle arrive au pouvoir. Mais qu’importe, la meilleure réponse que la presse libre peut donner à cette tentative d’intimidation, est de redoubler de rigueur dans son travail. C’est justement ce que nous allons faire. N’en déplaise à Monsieur Jugnauth.


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