Archives mensuelles : février 2009

Extraits de Controverse de Radio One

Voici quasiment l’intégralité de l’émission Controverse de Radio One à laquelle j’avais participé mardi dernier. Quelques propos un peu durs ont fait réagir assez vivement un des dirigeants de la Voice of Hindu. Comme d’habitude, certaines de ses diatribes peuvent sans ambages être qualifiées de “menaces.”

Les deux derniers extraits sont principalement consacrés aux réactions des auditeurs. On peut écouter la “sortie” du dirigeant du VOH dans le dernier clip.

Pour terminer, mes excuses pour les plages de pub que je n’ai pas su couper ça et là. Elle durent le plus souvent 3 à 4 minutes. Alors ne vous privez pas d’avancer le curseur…


C’est Joël de Rosnay qui le dit…

Une vidéo de Joel de Rosnay, le conseiller spécial du Premier ministre. Monsieur Navin Ramgoolam, vous ne pourrez pas dire que vous ne le saviez pas! Qu’on ne vous a pas prévenu sur les dangers d’installer des incinérateurs sans filtre dans le pays…


Radio ga ga

Pour un rédacteur en chef de presse écrite, participer à une émission de radio ou de télé équivaut en fait à se lancer dans un petit exercice de communication et relations publiques. Pourquoi donc ?

Pour la simple raison que chaque auditeur ou téléspectateur ne connaît pas forcément le journal dans lequel ce brave journaliste écrit ! Si donc celui qu’il entend parler ne dit pas trop de bêtises. Et défend éventuellement des opinions qui tiennent à cœur à l’auditeur/téléspectateur; celui-ci pourra être tenté d’acheter le canard à l’avenir. Histoire de voir plus globalement ce qu’on y écrit ! Et qui sait, s’il accroche, il peut même devenir un lecteur régulier. JACKPOT ! Exercice de comm réussi !!!

l’express-dimanche est le journal qui permet à ses lecteurs de décrypter et avoir un éclairage en profondeur de l’actualité politique et économique notamment. C’est pour cela que j’accepte souvent de participer à des émissions traitant de ces sujets. Afin de maintenir le positionnement et la marque du journal sur ce terrain.

Depuis le début de la campagne électorale pour la partielle de Moka Quartier Militaire, (circonscription numéro 8 ) il y a un mois, j’ai participé à deux émissions de radio sur Radio Plus. Lundi prochain, jour du dépouillement des votes, je suis convié à une autre émission politique sur Radio One.

Il y a une deuxième bonne raison qui peut pousser à prendre part à des émissions de radio/télé. Chaque journaliste a ses dadas. Adore gloser à longueur de journées sur ses sujets favoris. L’un des miens est l’influence des associations ethniques / communautaires sur la politique.

A Maurice, il y a des milliers de choses à dire et d’analyses à faire sur le sujet. Cet après-midi, Radio One organise un débat sur le sujet en prenant prétexte de ce qu’il se passe durant la campagne électorale en cours. Une invitation à participer dans une émission comme celle-ci, cela ne se refuse pas…


Réactions de lecteurs

Posté dans la section « Blog » du site de lexpress.mu, mon édito d’il y a deux semaines a suscité quelques commentaires. Je les partage avec vous. Tout le monde ne s’entend pas sur les devoirs du lauréat. Notamment, « un lauréat du RCC » qui m’a cruellement rappelé à quel point « my writing » démontre tout ce qui me « sépare d’eux. » En effet, ce brillant jeune homme a bien raison. On peut avoir été lauréat sans nécéssairement savoir argumenter sur une idée…

Par pasjedi
Feb 17, 2009
149 millions pou enn dizain(mo pena sif ekzak dan mo latet) loreats par an- 22 millions par an pou 10800 zelevs ZEP par an……pli presizemen 11 roupi par zour par zenfant prezent lekol dan 27 lekol ZEP(400 + – 50 zelevs par lekol)……..dan 11 roupi zot gagn 1 dipin-1 paket biskwi enerzetik-1 trans fromaz equal opportunity……………indeed

Par A Laureate of the RCC
Feb 17, 2009
Vikash, when u say “let me tell u mate, u r not the special one”, I don’t think anybody, including myself, and perhaps yourself, understands what u meant by this. And when u mention “my money on a bundle of inconsiderates”, I refer u to my previous post. The bottom line is, is u left your frustration alone, if u thought carefully about this, u shouldn’t be joining the crowds at bagging Laureates day and night. We are good and we mean and do good to Mauritius.

Par vikash
Feb 17, 2009
absolutely true. laureates should come back. If they don’t want to, let go of the scholarship. SIMPLE AS THAT. I don’t want my money to be spent unnecessary on a bundle of inconsiderates. Let some other students have it who plan to return. I saw an Ex-laureate-of-the-rcc commenting above; well mate let me tell you this – you are not the special one.

Par rambo
Feb 17, 2009
kili gro lérat ou li ti lérat zot tou bisin sové devant sa banne vié chates malangue ki nou né ena dan sa gouvernmen la……

Par A laureate of the RCC
Feb 14, 2009
Mr Bunjun, I am a not-so-ancient Laureate and I am offended by your carelessness in thinking and writing this:- Ensuite, nous oublierons les noms et les visages de ces lauréats. Après quelques années, ils oublieront à leur tour que l’Etat et les contribuables mauriciens ont financé généreusement leurs études dans les plus prestigieuses universités étrangères. L’ingratitude ordinaire dont fait preuve une bonne partie de cette élite en a blasé plus d’un. Generously-funded studies? What do u know? Was the money given *generously*? We’ve worked very hard for it. And generosity implies giving enough – do u know that most Laureates have to pay at least 1 or 2 years of their basic degree, which laureates coming from poor families cannot afford? Coming back to work to the country? Of course we all plan to come back – I have numerous friends who are laureates and we all plan to com back. But studies for those who want excellence take a long time. Nowadays u do degree after degree and finish studying at 40. So be patient, don’t criticise when u don’t know. Have u, for one second, thought about the millions of rupees the state puts in the education of every child since birth, not just laureates? Why are not not bothered about everyone coming back, why just focus on laureates. Your writing shows what separates u from us.

Par The Pogues
Feb 13, 2009
Quand le laureat a pris gout au train de vie occidentale, quand le boursier de l’Etat se voit offrir un emploi a 50 000 euros l’an, quand le futur diplomé de Cambrige ou d’Oxford est approché par une multinationale qui lui fait miroiter monts et merveilles dans le court et moyen termes, le paradis qu’est Maurice fait tres pale figure. Tout est une question de meritocratie, n’est-ce pas?

Par Sakoor
Feb 11, 2009
In principlet he laureate should return to the country after his studies. But when he finds that to get to the top the only qualifications required are political affiliations,the proper caste ,creed and names.well, Good Bye Mauritius.

Par Avinash Meetoo
Feb 10, 2009
I blogged on that in November 2008 and I had a lot of particularly revealing comments from some. Have a look at http://www.noulakaz.net/weblog/2008/11/20/a-scholarship-is-an-investment-by-taxpayers/

Par alain jeannot
Feb 09, 2009
La bourgeoisie honnête de Maurice contribue énormement au développement du pays et n’utilise que tres peu des avantages du welfare state.Une bonne partie paie cher les écoles privées pour l’éducation de ses enfants. Lorsqu’elle est malade ,elle va en clinique et elle compte sur les services de securité privées pour se protéger.Pourtant elle est paie ses impots et pas des moindres .Nous ne pouvons pas nier une récompense à un élève qui a fait des efforts sous pretexte qu’il est de la bourgeoisie c’est totalement injuste-equal opportunities do not mean being unfair to people who somewhere along the line have made efforts to build up a reasonable standard of living honestly.

Par Marie Christine
Feb 09, 2009
Tres bon article. Je pense qu’il faut effectivement changer ce système de bourse. Faisons un statistque pour voir si les boursiers n’ont pas les moyens de payer des études dans de prestigueuses etablissements!!! Ces boursieurs viennent pour la plus part de classes aisées et ils ont même des parents a l’extérieur. Pourquoi ne pas donner des bourses a ceux qui sont classés mais qui n’ont pas les moyens de partir etudier a l’exterieur.

Par Bussier Michael
Feb 09, 2009
Tres bon article, une réalité a changer au plus vite…

Par al paniro
Feb 09, 2009
this article is right all along the way. nothing more to add but just to hear the laureates themselves comment on it……

Par ERIC BAHLOO
Feb 08, 2009
Excellente analyse que celle faite par Rabin Bhujun sur un sujet assez flou pour les communs des mortels comme moi. Aussi, si c’est juste de donner des bourses aux lauréats, il faudra coupler l’octroi de celles-ci d’une condition sine qua non : se mettre au service du pays à la fin de ses études. Un point c’est tout. Et pour ce faire, il faudrait prendre la garantie de remboursement si jamais le lauréat décidait de se mettre au service d’un autre pays. Tel pourrait être son choix et il faut le respecter. Ce sera d’autant plus facile pour lui de rembourser sur une période donnée après ses études, s’il est en Europe et qu’il gagne plus (en euros ou dollars en plus !). Il faut donc établir un contrat écrit + un contrat moral pour garantir le résultat voulu. Il faut que le gouvernement mette de l’ordre là dedans.

Par Purple Floyd
Feb 08, 2009
Most of these laureates are but the sons and daughters of the state bourgeoisie who are bent upon to plunder all the resources of the state. The state bourgeoisie have turned the whole state machinery and its resources to their sole advantage. The education is the most blatant one. Because it is the very one which allows social mobility.

Par Charlie
Feb 08, 2009
Why not invest the Rs 149 million spent per year on the University of Mauritius (UOM) and UTM? How much does the State spend on one laureate and on one UOM student? Further, does it mean that education at UOM is so sub-standard that they are not fit to admit our best HSC students?


Revoilà les « bann la »

Pravind Jugnauth a été pris la main dans le sac par Radio Plus cette semaine. Il assistait à une réunion spéciale à l’intention des Vaish (la caste hindoue majoritaire à Maurice) où une consigne de vote en sa faveur a été donnée. Sans détour, sans nuance, le maître de cérémonie a proclamé que « la famille » n’avait qu’un seul candidat : Pravind Jugnauth. « Nou candidat ! »

Pour être honnête, je n’ai jamais cru que le code de déontologie de l’Electoral Supervisory Commission allait être respecté par les candidats des grands partis à la partielle de Moka Quartier Militaire. Mais toutefois, naïvement, j’avais pensé que c’est en toute discrétion qu’on allait tremper dans ces magouilles ethniques. Et en comité très très restreint. Loin des regards…

Il n’en est rien. L’ethnique est tout sauf discret dans cette campagne. Il est même partout ! Les excités de Voice of Hindu affichent clairement leur soutien à Pravind Jugnauth. Tandis que la Fédération de Grégoire, pardon, le Fédération Créole Mauricien, émet des communiqués pour rappeler aux créoles qu’il leur faut voter « selon votre conscience. » Est-ce à dire que les créoles ne votent pas habituellement avec leur conscience ? Mais je m’égare là de la question qui nous concerne…

Il ne reste plus qu’aux associations musulmanes et tamoules de rentrer dans la danse. En fait, je suis bête ! C’est déjà fait. C’est juste qu’on ne les entend pas tant que ça. Mais croyez moi, ça viendra…

En amuse bouche, vous trouverez, ci-dessous, le communiqué de la FCM ainsi que le paragraphe 3.3 du code de conduite de l’ESC.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Déclaration du Père Jocelyn Grégoire, CSSp.

La circonscription No. 8 est présentement touchée par la fièvre d’une campagne électorale, en vue d’élire son représentant à l’Assemblée Nationale.  Il a été porté à ma connaissance que certaines personnes, proches de la FCM, sont très actives sur le terrain de la circonscription et utilisent mon nom pour promouvoir la campagne de l’un des candidats.

Pour tous les membres de la FCM et pour le public en général je voudrais  éclaircir les points suivants :

1. La FCM n’a mandaté personne pour parler en son nom ou au nom de son président pour influencer les votes de Créoles vers tel ou tel candidat à cette partielle.

2. La FCM refuse de soutenir l’un ou l’autre candidat engagé dans cette campagne électorale pour la  partielle de la circonscription No 8.

3. La FCM encourage très fort tous les Créoles de la circonscription No 8 à accomplir leur devoir civique et d’aller voter en masse pour cette élection.

4. La FCM demande à ce que chaque Créole de la circonscription aille voter librement selon sa conscience sans attendre de «mot d’ordre » de qui que ce soit

5. S’il y avait un mot d’ordre de la FCM et de moi-même, il aurait été  tout simplement : allez voter en masse librement selon votre conscience.

Que Dieu vous bénisse.

Jocelyn Grégoire, CSSp, Président FCM

Le 15 Février 2009


3.3 All participants shall, in particular, refrain from:

(a) organising any meeting or gathering where access is restricted to a section of the electorate on the grounds of religion, ethnicity, caste, race;

(b) making any appeal to the electorate on grounds of religion, ethnicity, caste or race; and

(c) disseminating material and ideas which are offensive, or which contains an appeal to sectarian or ‘communal’ sentiments or which advocate violence.


Cecité sélective

A quoi sert un code ? « A poser ce qui est admissible ou pas. A être respecté par tous » , diront les plus raisonnables d’entre nous. D’autres, plus cyniques, rétorqueront que tout code a vocation à être enfreint. Ce sont ces derniers qui ont raison. Après moins d’une semaine d’existence, le code de conduite élaboré par l’ « Electoral Supervisory Commission » ( ESC) a déjà été violé. Et pas qu’une fois ! Le respect de ce texte semble être le cadet des soucis des « grands » candidats à l’élection partielle de Moka- Quartier- Militaire.

La palme de la légèreté face aux dispositions du code revient cette semaine à Ashock Jugnauth. Celui dont l’élection a été invalidée consécutivement par la Cour suprême et le « Privy Council » ne semble pas avoir appris sa leçon. Il a en effet déclaré à la radio, qu’il allait respecter le code seulement si son adversaire en fait de même. En politique, on connaissait le fameux adage « pa mwa sa, li sa » .

L’incorrigible Ashock Jugnauth vient d’en inventer un autre « fer twa avant, lerla mo pou fer » . En face, Pravind Jugnauth n’a pas de quoi pavoiser. Radio One l’a pris la main dans le sac jeudi. Quand un sympathisant, qui participait à l’une de ses réunions nocturnes, a naïvement laissé échapper son étonnement de se retrouver avec « bann lezot freres » , alors qu’il croyait que la réunion était destinée à un auditoire bien particulier.

Le paragraphe 3.3 du code explique qu’il est interdit d’organiser des réunions à l’intention « d’une seule section de l’électorat » . Certains semblent souffrir de cécité sélective envers ce type d’articles. La vue faiblit et les cerveaux divaguent.

Depuis le début de la campagne, les deux principaux candidats ont un discours politique insipide. La semaine dernière, il était important de savoir qui avait financé les études et le mariage de qui. De dénoncer le plus sérieusement du monde le fait que l’adversaire décide de sa stratégie « dans la cuisine » . Personne ne « manifest publicly his electoral programme » . Tout simplement parce que personne ne semble en avoir un.

Alors, ils manifestent autre chose. De la hargne. Des menaces. Comme le secrétaire général du MMM – bulldozer de campagne roulant pour Ashock Jugnauth – qui s’adresse aux foules pour expliquer sur qui il va envoyer sa chaussure ! Et dire que l’article 2.1 demande aux candidats de ne pas recourir « à la violence ou l’intimidation sous quelque forme que se soit » .

Ce serait injuste de dire que personne ne respecte le code. Nous pouvons en fait affirmer que certains des grands partis en lice font semblant de le respecter ! C’est le cas des dispositions sur l’interdiction des « bases » au profit des bureaux de campagne où les stratégies sont censées être discutées.

Etrangement, plusieurs des bureaux du MSM à Moka- Quartier- Militaire semblent abriter exactement les mêmes activités qu’une « base » traditionnelle. Les mêmes boissons coulent à flot. Les mêmes musiques incommodent le voisinage. Et parfois, les mêmes trafics louches semblent y avoir cours…

Toutefois, sans être cynique, il faut bien reconnaître qu’au sujet de l’environnement, les deux principales formations ont fait un effort. L’affichage sauvage n’existe quasiment pas. Les kilomètres de plastic rouge, mauve et blanc d’une campagne électorale classique semblent avoir disparu. Une certaine discipline semble régner. Elle n’est pas totale car, à l’impossible nul n’est tenu. C’est donc avec la même insistance que dans le passé que des ronds- points ont été entièrement recouverts de panneaux. Quitte à gêner considérablement les conducteurs qui n’ont désormais qu’une vision réduite des alentours.

Un code de conduite a vocation à être violé. Jusqu’à ce qu’un arsenal juridique force les partis politiques à le respecter. Celui- ci n’existe pas encore à Maurice. Le code de l’ESC n’est, en fait, qu’un premier pas dans l’assainissement de nos moeurs politiques.

Pour amener nos partis politiques à jouer le jeu démocratique sans tricher, beaucoup d’autres pas – et une grande loi – doivent encore suivre…


Code a minima

Je crois que bien malgré lui, Ashock Jugnauth aura aidé au début d’assainissement de nos moeurs politiques. Un code de déontologie sur le déroulement des élections à Maurice existe désormais. Même si celui-ci, rendu public par l’Electoral Supervisory Commission (ESC) aujourdhui, semble n’être qu’un texte a minima.

En seulement 10 articles, l’essentiel des obligations morales et éthiques des candidats de la partielle à Moka Quartier Militaire est énoncé.

Je suppose qu’en un temps aussi court, l’ESC ne pouvait que pondre un code succint. Et bien évidemment, pour ne pas trop s’encombrer, les partis en lice ont dû, eux-mêmes, n’accepter de suivre qu’une liste épurée de règles. Quitte à s’engager sur un corpus plus élaboré dans le cadre des prochaines élections générales.

Ce code est une excellente initiative. Mais tout reste à faire. D’abord, les candidats doivent le suivre pendant la courte campagne. Ensuite, tous les partis politiques devront se réunir sous l’égide de l’ESC pour enfin adopter un code de déontologie définitif. Sans oublier de prescrire les peines et condamnations pour ceux qui violeraient les règles qu’édicte ce code.

Le chemin à parcourir est long. Mais on a déjà fait le premier pas…


Code of Conduct
made by the
Electoral Supervisory Commission
for the election of one member for the
Constituency of Quartier Militaire and Moka

AIMS AND OBJECTIVES

Ø This Code of Conduct aims at complementing the legal provisions in force regarding the holding and conduct of elections in Mauritius, more specially those provisions regarding bribery, treating, undue influence, illegal practice, irregularity as well as those regulations governing election expenses which have to be strictly and scrupulously complied with.

Ø Its objective is to ensure the integrity of the electoral process and to enable the election to take place freely and fairly, in an atmosphere of tolerance, conducive to free campaigning, unrestricted but responsible public debate so that the electorate of the constituency may make an informed choice.

Ø This Code is conceived as a set of principles to be adhered to by the participants and to be upheld in both spirit and letter.

Ø It further seeks to generally consolidate and reinforce the democratic culture of Mauritius.

Article 1

APPLICATION OF THE CODE

1.1 This Code shall apply to all participants to the election. These include political parties or political party alliances, candidates, their agents, sub agents, employees, supporters or backers.


Article 2

PRINCIPLES AND PRESCRIPTIONS

2.1 All participants shall observe and uphold the following principles and prescriptions:

(a) refusal to indulge in bribery or corruption or to unduly influence voters;

(b) respect for differences;

(c) freedom of choice;

(d) the right and freedom to hold meetings and to campaign freely within the limits provided by law; and

(e) abstention from engaging in violence or intimidation in any form or manner.

Article 3

I RIGHTS OF PARTICIPANTS

3.1 All participants acknowledge, confirm and proclaim that during campaigning each one shall have the right to unrestricted political activities, within the limits of the law, and to freely:

(a) express his political beliefs and opinion;

(b) manifest publicly his electoral programme and his lines of action and canvass support for same;

(c) organise and convene meetings and gatherings and rallies to advocate his ideas and advance his programmes; and

(d) have a fair and equitable access to the public and private media to present his electoral programme and promote his political views.

II DUTIES OF PARTICIPANTS

3.2 In the exercise of such political activities and campaigning, all participants shall abstain from, whether directly or indirectly:

(a) resorting to any form of corruption or bribery or the use of unfair means to obtain votes and shall publicly disavow such practices ;

(b) inciting the public or their supporters to violence against persons or property;

(c) using provocative, taunting, reviling and offensive language at all times and in all circumstances;

(d) publishing, causing to publish or repeating or disseminating any offensive, defamatory or inflammatory allegations against political opponents and their families;

(e) disturbing or disrupting in any manner whatsoever the legitimate political activities of other participants;

(f) destroying, disfiguring, defacing other political opponent’s campaign display posters, placards, buntings, banners and any other election material; and

(g) resorting to any electoral promises which are untrue and are unrealizable.

3.3 All participants shall, in particular, refrain from:

(a) organising any meeting or gathering where access is restricted to a section of the electorate on the grounds of religion, ethnicity, caste, race;

(b) making any appeal to the electorate on grounds of religion, ethnicity, caste or race; and

(c) disseminating material and ideas which are offensive, or which contains an appeal to sectarian or ‘communal’ sentiments or which advocate violence.

3.4 All participants shall:

(a) take all necessary measures to avoid holding political activities at the same time and place or in such close proximity as might result in tension between their respective supporters;

(b) maintain at all times a line of communication with their opponents so that any source of tension may be speedily addressed and defused; and

(c) co-operate with the election and law enforcement agencies and by keeping a line of communication open with them at all times.


Article 4

CAMPAIGN AND ELECTION EXPENSES

4.1 All candidates undertake to keep their election finances and expenses transparent and within the limits provided for by law.

4.2 They renounce any resort to underhand means to disguise such expenses or to use illegitimate means to obviate or circumvent the relevant provisions of the law.

Article 5

RESPECT FOR THE ENVIRONMENT

5.1 All participants shall conduct their campaign with utmost concern for the environment by:

(a) ensuring that all buntings, flags, posters and elections paraphernalia are made of biodegradable material;

(b) shunning the use of plastic material whether in the form of buntings, flags, or ribbons;

(c) refraining from indiscriminate placarding of posters on walls and electric poles and by restricting the display of posters to designated areas;

(d) placing buntings close to electrical transmission wires and other telephone or electric installation;

(e) abstaining from using paint for political propaganda on the public thoroughfare and on private and public property; and

(f) restricting political campaigning within reasonable hours and not using loud speakers to unduly disturb the peace, tranquility and habit of the community at large.

5.2 Following the proclamation of the results, all the participants shall promptly remove all elections paraphernalia used including posters, buntings, flags and ribbons.

Article 6

Campaign quarters

6.1 All participants shall refrain from setting up temporary and adhoc political quarters or camps commonly known as BAZ, where activists congregate.

6.2 Notwithstanding Article 6.1, nothing shall prevent participants from setting up political quarters in the constituency for purposes of organising their campaigns.

6.3 They further undertake to communicate to the Electoral Commissioner the address of each of their campaign political quarters and they hold themselves responsible for the proper management of such political quarters.

6.4 All participants shall ensure that such quarters shall not constitute sources of nuisance, annoyance, conflicts or tension in the constituency.

Article 7

CONDUCT ON POLLING DAY

7.1 All participants shall at all times:

(a) comply with the provisions of the law and the directives of the election authorities to ensure that the electorate should have free and impeded access to exercise these rights to vote;

(b) ensure that their agents do not subject the electorate to any form of harassment or annoyance; and

(c) dissuade their agents or supporters from impeding access to polling stations, from playing loud music or broadcasting messages through loud speakers or other devices.

Article 8

CONDUCT ON PROCLAMATION

8.1 The successful candidate in any victory speech must set the tone and obtain from his supporters that any unsuccessful candidate should he so wish, address the gathering in a dignified manner and not be shouted down.


8.2 All candidates shall:

(a) conduct themselves in such a way as to be magnanimous in victory and gracious in defeat;

(b) not indulge in any demonstrations of strength by loud and disorderly parades, “defilés”; and

(c) conduct themselves in such a manner as to preserve the integrity and safeguard sincerity of the voting process so as to make the result truly representative of the elector’s wish.

Article 9

REPORTING OF BREACHES

9.1 All participants shall show respect for the law and scrupulous compliance with the electoral laws in force at all times.

9.2 They undertake to bring information or complaints of breaches of the laws to the relevant authorities and of this Code to the Commission.

9.3 They shall however not abuse the right to complain, nor make false, frivolous or vexatious complaints.

Article 10

COMPLIANCE AND OBSERVANCE OF THE CODE

10.1 All participants proclaim their adherence to the principles and prescriptions contained in this Code and publicly commit themselves to the upholding of these principles.

10.2 All participants undertake to give wide publicity to these principles and prescriptions set out in this Code and the necessity to adhere thereto.


Les devoirs du lauréat

C’est leur quart d’heure de gloire. Pendant encore quelques jours, quasiment tous les journaux et radios leur demanderont ce que ça fait d’incarner l’excellence académique de Maurice. Ensuite, nous oublierons les noms et les visages de ces lauréats. Après quelques années, ils oublieront à leur tour que l’Etat et les contribuables mauriciens ont financé généreusement leurs études dans les plus prestigieuses universités étrangères. L’ingratitude ordinaire dont fait preuve une bonne partie de cette élite en a blasé plus d’un.

Faut-il donc réformer profondément notre système d’allocation de bourses de fin d’études secondaires ? Oui ! Les statistiques du ministère de l’Education choquent. De 1995 à 2006, moins de deux lauréats / boursiers sur dix ( soit 18 %) sont revenus travailler au pays après leurs études supérieures.

C’est notre système éducatif qui est d’abord en cause. En effet, il apprend à nos meilleurs élèves à résoudre des formules mathématiques et à maîtriser des concepts économiques complexes, sans leur inculquer la moindre notion de civisme. Les lauréats Malaisiens ou Singapouriens savent pourquoi ils doivent rentrer au pays. D’ailleurs, ils le font. Les jeunes Mauriciens, eux, s’en fichent un peu…

Civisme, reconnaissance, devoir… ce sont là peut-être des mots un peu trop pontifiants. Changeons donc de registre, pour illustrer l’aberration sous un angle purement économique. Un entrepreneur doit dégager des retours sur investissement quand il injecte des capitaux dans son business. Un gouvernement, quand il alloue des dotations budgétaires à des projets, s’attend à ce que la société ou l’économie en tire des bénéfices. Calculons…

Durant l’année 2010, Rs 149 millions seront allouées au financement des bourses d’études des lauréats. Si nous nous fions aux chiffres de l’éducation nationale, 82 % de cette somme, soit près de Rs 123 millions seront jetés par les fenêtres. Car les bénéficiaires de cette somme ne reviendront pas travailler à Maurice. Une cuvée de lauréats, qui étudie en moyenne pendant 4 ans, génère ainsi des gaspillages avoisinant Rs 500 millions !

Que faire ? Il faut, d’abord, mieux éduquer nos jeunes. Afin qu’ils comprennent qu’en acceptant leurs bourses, ils deviennent redevables envers leurs concitoyens. Ensuite encourager – peut-être même exiger – que les lauréats poursuivent des études dans des secteurs d’activités et métiers préalablement identifiés par les autorités locales comme étant ceux qui seront en demande dans l’administration ou les divers industries du pays. Bien évidemment, on ne leur demande pas un engagement perpétuel. Mais un temps minimum, après leur retour, durant lequel ils seront des citoyens productifs.

D’aucuns diront d’ailleurs qu’il faut forcer les lauréats à revenir au pays. En leur faisant contracter des engagements financiers lourds et contraignants. Un tel système, il est vrai assez light, existe déjà. Avec le succès qu’on lui connaît. Alourdir les bonds dont la légalité et l’utilité sont contestables est une solution inadéquate. La clé c’est la valorisation de l’apport de nos lauréats.

Ceux qui choisissent de s’expatrier définitivement se défendent en arguant que la méritocratie et les vraies opportunités de faire carrière sont insuffisantes à Maurice. Ils ont en partie raison. C’est aux pouvoirs publics de leur redonner confiance. L’égalité des chances n’est pas seulement le titre d’une loi. Elle doit être vécue et appliquée au quotidien. Dans les entreprises. Mais aussi dans l’administration et les institutions parapubliques où la politique de copinage doit faire place à une « Right person in the right place policy. » Ce sont là des signaux qu’attendent une partie de notre jeunesse pour croire dans son pays. Et y revenir.

Mais nous ne pouvons parler de méritocratie sans terminer sur une autre aberration de l’actuel système. La cuvée 2008 nous a réservé son lot de jeunes qui provient de milieux modestes. Ceux-là, n’arriveront à poursuivre de hautes études à l’étranger seulement parce qu’ils auront été lauréats. En effet, malgré leurs excellents résultats, leur manque de moyens financiers les auraient autrement guidé vers deux alternatives : l’université de Maurice ou faire une croix sur les études universitaires.

Inversement, chaque année, des fils et filles d’hommes d’affaires, professionnels ou de hauts fonctionnaires figurent également sur la liste des lauréats. Ces jeunes, dont les parents ont les moyens – parfois avec le coup de pouce d’une banque – de les envoyer étudier à l’étranger bénéficient quand même des bourses de l’Etat. S’il est vrai que celles-ci devraient récompenser l’excellence, il est temps qu’elles soient prioritairement allouées aux collégiens brillants pour qui la bourse représente l’unique opportunité de poursuivre des études à l’étranger. Cela ajouterai une dose de méritocratie à un système éducatif qui il faut l’admettre a tendance à privilégier les enfants provenant des classes moyennes et aisées. Leur quart d’heure de gloire, à eux, commence plus tôt que celui des autres…

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